★ Coup de cœur Novembre 2016 de Disney World Pub
★ Coup de cœur Mars 2017 de Ouaf Ouaf Pub

Le forum fête ses 5 ans d'existence !
Venez ici nous laisser votre plus beau message !
Inscrivez votre forum sur notre Top-Site !

L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


Charming ೨ Henry ೨ Ruby ೨ August

Partagez | 
Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.
 

 C'est la guerre ! [pv Naf]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Lacey French
Admin ೨ Belle

✒ Curse :
2106
✒ Coeur :
Amoureuse d'une bête
✒ Personnage de Conte :
Belle


MessageSujet: C'est la guerre ! [pv Naf]   Lun 22 Juil - 21:24






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~


Avec mon nouveau boulot, je passais nettement moins de temps qu’avant dans l’appartement que je partageais avec Sun et Nafanaïl. En fait, si j’y étais deux heures dans la journée, c’était déjà énorme (hormis les heures de sommeil que je ne comptais pas). J’avais de la chance que M. Gold m’ait donné les clés de la Bibliothèque, surtout aussi rapidement puisque cette dernière était censée être abandonnée. Mais non, il avait simplement fallu que je demande s’il n’y avait pas moyen de la faire rouvrir pour qu’il accepte. Je trouvais ça plutôt cool, en fait. En même temps, je ne pouvais pas en attendre moins du propriétaire de la ville. Par définition, c’était lui qui prenait les grandes décisions donc Sun avait plus que bien fait de me conseiller d’aller le voir lui plutôt que de chercher par mes propres moyens.

Après une semaine à tout remettre en ordre correctement, la Bibliothèque avait ouvert ses portes. Comme j’étais seule, pour le moment, à y travailler, je m’étais faite mes propres horaires : 10h-13h / 15h-18h. J’étais mon seul chef et ça c’était vraiment cool ! Il n’y avait personne pour me dire que j’étais arrivée en retard, pour me dire à quelle heure il fallait que je déjeune, personne pour me dire pleins de choses. Ca, c’était le boulot qu’il me fallait. Et puis, j’étais aussi dans le milieu des livres. Jusqu’à présent, je n’avais eu absolument aucun flash back de ma vie avant le service de psychiatrie, mais j’avais toujours cette sensation d’avoir un passé beaucoup plus riche que ce que j’avais pu croire jusqu’à présent.  Et il semblerait que j’avais lu la plus grande partie des livres qui se trouvaient dans cette Bibliothèque car très peu étaient ceux que je ne connaissais pas.

Mais je ne désespérais pas. J’avais eu une vie, c’était certain et j’allais bien retrouver la mémoire à un moment donné, non ? Il fallait juste que je m’en donne les moyens et que je continue de persévérer dans ce sens-là. Cependant, ce n’était pas pour autant que je ne faisais que ça. Oh que non ! Il y avait aussi le Rabbit Hole. J’avais même une carte de fidélité. Au bout de dix consommations, la onzième était offerte. Je ne mettais jamais longtemps à arriver à la fameuse onzième puisque je passais toujours une grande partie de la nuit là-bas. Avant, j’y restais jusqu’au petit matin, mais à présent que je travaillais, j’essayais de rentrer avant. Même si j’aimais bien faire la fête, je voulais quand même être sérieuse dans mon boulot, même si le milieu des livres, ce n’était pas le travail le plus intéressant du monde, je voulais bien l’accorder.

Ce soir, contrairement à d’habitude, j’étais plus fatiguée que d’habitude, du coup, je ne savais pas du tout si j’allais sortir ou pas. Je me tâtais encore. Pour l’instant, la seule chose dont je rêvais, c’était d’une bonne douche. Le manoir était verrouillé à double tour quand j’arrivais devant la porte, ce qui signifiait que j’étais la première à rentrée. Cool ! J’allais pouvoir me jeter dans la douche sans devoir attendre que Sun ou l’autre ne sorte pour pouvoir y aller à mon tour. Ah oui, Nafanaïl et moi, c’était le très grand amour entre nous. On ne se supportait pas. Ou plutôt, c’était lui qui ne me supportait pas en premier. Depuis le premier jour, c’était ainsi. Alors pourquoi en étais-je venue à ne pas le supporter non plus ? Ben tout simplement parce que je n’étais pas assez masochiste pour apprécier quelqu’un qui ne pouvait pas me voir.

J’ignorais totalement ce que j’avais pu lui faire. Surtout qu’avant que Sun ne me propose d’habiter chez elle, il ne me connaissait pas donc où était la cause de sa rancœur envers moi ? Mystère et boule de gomme. Et comme il ne me parlait pas et que du coup, je ne lui parlais pas, je n’étais pas prête d’avoir de réponse à cette question. Enfin, il pouvait faire sa mauvaise tête comme il le voulait, ce n’était pas moi qu’il allait vexer. Il faisait ce qu’il voulait, je m’en fichais totalement. Je ne cherchais plus à comprendre. Mais c’était quand même bien tendu entre nous deux. Parfois, heureusement que Sun se trouvait entre nous deux parce que par moment, ça partait tellement loin que s’il n’y avait pas eu quelqu’un au milieu, l’un d’entre nous serait déjà mort. Ca pouvait vraiment être violent. Pour cette raison, on essayait de ne pas se retrouver seuls tous les deux.

D’habitude, ça marchait plutôt bien puisque je rentrais pour prendre ma douche et je repartais aussi sec. Sauf que là, je n’avais pas trop envie de sortir donc ça voudrait dire que j’allais rester dans l’appartement. Il n’y avait plus qu’à espérer pour que Sun soit la première des deux à rentrer ou au pire des cas, pas longtemps après qu’il ait mis les pieds dans l’appartement. Ca ne tardait jamais avant que ça ne parte dans tous les sens. S’ignorer, ça ne durait jamais trop longtemps. Il polluait mon air et je polluais le sien en même temps. Fifty – fifty. Il n’y avait pas de raison que je me laisse faire par lui. Après tout ce qu’il m’était arrivé, il était hors de question qu’on me marche sur les pieds. Et du haut de mes vingt-cinq ans j’avais passé l’âge de me la jouer béni oui-oui et de fermer ma bouche quand quelque chose n’allait pas. C’était fini ce temps-là.

Comme prévu, je me précipitais sous la douche une fois mes vêtements préparés. J’avais sorti mon vieux jogging gris et un t-shirt noir un peu trop grand et trop large pour moi, mais je l’aimais bien. Ca c’était signe que je n’allais pas du tout sortir. Quand je sortais ces deux vêtements là, ça voulait bien dire ce que ça voulait dire, même si je m’étais déjà vu me changer pour aller quelque part. Mais là, honnêtement j’avais envie de m’enfoncer dans un des fauteuils du salon et de boire une tasse de thé aux fruits rouges. Le thé, c’était vraiment ma drogue. Encore pire que l’alcool ou quoi. J’en avais toute une collection que je ne laissais jamais s’épuiser parce qu’il suffisait que je manque d’un thé pour en vouloir. C’était tout le temps comme ça.  Aussi, une fois sortie de ma douche et habillée, je me dirigeais vers la cuisine pour mettre de l’eau à bouillir.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Ven 26 Juil - 12:01






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~



Nafanaïl avait passé la journée dans ses recherches. En vain. Le guerrier commençait à douter de trouver l'empereur ici. Peut-être n'avait-il pas été transporté à Storybrooke avec la malédiction ? Mais il ne restait rien de leur ancien royaume... alors où aurait-il pu être ? Imaginé son ancien souverain, seul, sans ses guerriers pour le protéger et entourer par les ogres qui avaient repris leur droit sur leur monde étaient un spectacle aussi amusant qu'agaçant. Au fond de lui, Shan-Yu redoutait que l'objet de sa haine ait trouvé la mort d'une autre main que la sienne.
En attendant, un autre jour venait de passer sans la moindre piste. Ces options pour améliorer ses chances étaient bien minces. Si l'empereur se trouvait bien ici, il ignorait son nouveau nom, ni si le sortilège noir avait modifié son apparence. Une vague description était insuffisante pour demander de l'aide au shérif ou à cette détective privée qu'il avait déjà contactée pour retrouver Mulan à son arrivé ici.
Tout çà n'améliorait pas son humeur qui n'était déjà pas au beau fixe depuis qu'il avait dû former une trêve avec son ancienne protégée. Chaque jour, Nafanaïl sentait que cette alliance ne tenait qu'à un fil. Surtout depuis que Sun avait décidé, sans l'en avertir au préalable ni même demander son avis, de faire évader Lacey French de l'hôpital.

Une guerre ouverte s'était déclaré depuis avec la nouvelle résidente de la villa. Nafanaïl ne comptait plus le nombre de fois où Sun avait dû intervenir pour mettre fin au conflit. Mais on ne pouvait y mettre totalement fin, on ne pouvait que reporter le combat à la prochaine fois où ils se retrouveraient dans la même pièce. Comme ce soir, où le guerrier espérait calmer la frustration de l'échec de ses recherches autour d'un bon thé et qu'il tomba nez à nez avec Lacey ayant le même projet que lui.

Aussitôt, le guerrier lança un regard furieux à l'ancienne princesse. Lui qui prévoyait de se changer les idées autour d'un thé en lisant le journal qu'il avait acheté ce matin et qu'il tenait en main... même cela, on lui refusait ! Avec le temps, ils arrivaient à ne plus se croiser. C'était le seul moyen. S'ignorer, garder le silence chacun de son côté, était une solution qui ne durait jamais longtemps. Un mot de trop ou un sous-entendu finissait toujours par franchir les lèvres de l'un d'entre eux pour envenimer les choses. Ce genre de cas était devenu rare depuis que la demoiselle avait trouvé un travail. Nafanaïl ne savait toujours pas si ce dernier fait était une bonne ou une mauvaise chose. La présence de Lacey dans cette demeure compromettait leur mission. Si à cause de ses sorties, on venait à découvrir qui l'avait fait sortir et pour quelle raison... Si çà ne tenait qu'à lui, il l'aurait enfermé au grenier ou encore aurait arrangé son retour à l'hôpital. Malheureusement, Sun avait refusé catégoriquement la première proposition et la deuxième compromettait tout autant leur objectif que l'évasion de la patiente.

Il poussa un soupir agacé en pénétrant dans la pièce. Le guerrier n'avait rien contre Lacey. Pas personnellement, en tout cas. C'était plutôt les problèmes que la libération de la malade pouvait créer qui attisait sa colère à son égard. Le comportement de la fêtarde n'avait fait qu'empirer les choses. Au moins, maintenant qu'elle avait un travail, c'était son argent qu'elle dilapidait en boisson et non le sien ou celui de la kiné. D'ordinaire, il aurait certainement fait demi-tour pour éviter de se retrouver seul avec Lacey dans la cuisine. Mais pourquoi devrait-il renoncer à son thé ? Ce n'était pas lui l'intrus, ici. Après le fiasco de cette journée, l'ancien chef des Huns avait grand besoin de la boisson apaisante.

"Bonsoir." Finit-il par saluer. Il porta un regard critique sur la tenue de Lacey et jura intérieurement. Un pantalon de jogging gris et un t-shirt noir, c'était le signe que la demoiselle allait passer la soirée ici. "Vous n'avez pas un bar quelconque à piller ce soir ?"

Même un simple bonsoir se transformait en déclaration de guerre entre eux. Voyant que l'eau commençait à bouillir. Sans rien ajouter d'autre, Nafanaïl se dirigea vers les placards pour sortir ce qu'il manquait. Il posa la boîte à thé sur le plan de travail. Il détestait les solutions en sachet. Sans demander quelle sorte de thé l'ancienne princesse désirait, il sortit deux tasses d'une autre armoire. Tout cela en silence. Un calme annonçant une tempête dès que la première parole de trop sera prononcée. Comme toujours.

Il posa dans un choc sourd une des tasses près de l'intruse. Sa colère sourde renforça sa prise sur l'objet, au point d'en avoir fendillé légèrement le bord. Un petit triangle de porcelaine s'était retrouvé éjecter de la tasse. Sans accorder d'importance à la tasse à présent ébréchée, Nafanaïl posa plus doucement la sienne et s'installa en face. Il déploya son journal pour éviter d'avoir à regarder Lacey en attendant que l'eau soit assez chaude pour être servi.


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Lacey French
Admin ೨ Belle

✒ Curse :
2106
✒ Coeur :
Amoureuse d'une bête
✒ Personnage de Conte :
Belle


MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Sam 10 Aoû - 21:04






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~


Je pensais sincèrement que j’allais passer une soirée au calme, à boire un thé, mais surtout pas à me retrouver seule avec Nafanaïl… Lui et moi, on ne s’entendait pas. C’était ainsi depuis le soir où Sun m’avait ramené chez elle. Depuis le début, donc. J’ignorais totalement ce que j’avais pu lui faire pour qu’il soit ainsi avec moi. Peut-être ma tête qui ne lui revenait pas ? Si c’était bien le cas, il ne fallait surtout pas qu’il s’en fasse car c’était réciproque. Il ne m’aimait pas. Alors pourquoi est-ce que je me casserai la tête à essayer de l’apprécier ? Je n’étais pas folle, ni masochiste. S’il ne m’aimait pas, et bien soit. Moi non plus et puis basta. Sauf que ça ne s’arrêtait pas forcément là. C’était la guerre entre nous. Vraiment la guerre… S’il n’y avait pas Sun entre nous deux, combien de fois déjà nous serions-nous déjà entretués ? J’avais arrêté de compter. Mais ce soir… Il n’y avait pas Sun. Comment est-ce que nous allions survivre ?

C’était une excellente question ! En tout cas, une chose était sure : si nous devions nous entretuer sans personne pour s’interposer entre nous deux, Nafanaïl pouvait être certain que j’allais vraiment tout faire pour m’en sortir vivante dans cette histoire. Il était hors de question que je me fasse marcher dessus. J’avais enduré beaucoup trop de choses pour attendre pacifiquement qu’on me lapide. Je m’étais endurcie, certes. Et grâce à Dieu, cet endurcissement me servait énormément face à ce colocataire qui était tout à fait capable de me mettre un quelconque poison chinois dans ma nourriture ou bien même dans tous les sachets de thé. Quoi qu’en fait… non, pas dans les sachets de thé, puisque lui-même en buvait. Ce serait le risque qu’il s’empoisonne tout seul. Et bête comme il était, je le savais capable de se tuer tout seul. Remarquez, je serais débarrassée comme ça. Enfin, il n’était pas bête au point de mettre du poison quelque part. Surtout que tout le monde saurait que c’était lui.

J’avais commencé à me préparer un thé en mettant simplement l’eau à bouillir quand Nafanaïl débarqua. Je me stoppais quelques secondes le temps de tourner la tête vers lui. Ce dernier me lança un regard noir que je lui rendis sans me faire prier. S’il pensait me faire peur, il se trompait lourdement le chintoc ! Après quoi, je levais les yeux au ciel. Mon dieu, ce qu’il pouvait être ridicule. En plus de ça, il croyait me faire peur. Il se mettait le doigt dans l’œil très profondément. Il n’était pas né celui qui me ferait peur. Ce sentiment-là, je m’étais jurée de ne plus jamais le ressentir. Et j’étais déterminée à m’y tenir. Du coup, il pouvait m’envoyer tous les regards noirs qu’il voulait, ça me laissait de marbre. Je m’en fichais totalement de ce qu’il pensait de moi, et s’il pensait qu’à force de me mener la vie dure, il se débarrasserait de moi, il se trompait lourdement. Si je devais partir de cette villa, se serait par ma propre volonté et non parce que quelqu’un m’aurait poussé à le faire.

Je continuais de faire comme s’il n’existait pas. De toute façon, s’ignorer était la seule chose qui nous permettrait de ne pas nous entretuer à la moindre occasion. Mais je savais bien que ça ne durerait pas de toute façon. Il suffisait que l’un d’entre nous balance les paroles qu’il ne fallait pas et ça serait parti. Ce calme qui régnait actuellement ne tenait qu’à un fil et nous avions tous les deux consciences de ça. Je tentais de l’ignorer, surveillant l’eau pour ne pas qu’elle bout au degré le plus élevé. Après, il faudrait attendre plus d’une heure avant qu’il ne soit buvable. Honnêtement, je n’avais pas une heure à attendre. Surtout s’il fallait que pendant cette heure-là je supporte Nafanaïl. Lui et ses réflexions comme quoi le thé était trop chaud ou que sais-je encore ce qu’il trouvera à redire. Pour ça, je lui faisais confiance, il ne manquait pas d’imagination. D’ailleurs, ça commençait déjà. Finalement, ça n’aura pas duré plus de cinq minutes, si ce n’est moins…

- Bonsoir. Si ce que vous venez de dire-là est une tentative pour me blesser ou que sais-je encore, sachez que ça ne fonctionne pas. Maintenant, allez-vous occuper de vos nems, et après, peut-être pourrons-nous parler, mangeur de chats !

J’avais un sens de la répartie, ça c’était indéniable. Mais jamais je n’y mettrais toute ma force avec lui puisque quoi que je puisse dire, cela ne le blesserait jamais. Le faire sortir de ses gonds, si. Il pouvait m’asticoter autant qu’il le voulait, je n’en avais rien à faire. Etant donné qu’il avait sorti la boite à thé, je ne me gênais pas pour ouvrir celle-ci et choisir quelle infusion j’allais boire. D’ailleurs mon choix se porta sur un thé vanille-caramel. Ca faisait un petit moment que je ne l’avais pas bu celui-là. Je refermais la boite mais ne la rangeait pas. Après tout, s’il voulait un thé de cette boite, il n’aurait qu’à l’ouvrir lui-même. Je n’allais surtout pas lui en proposer. Je n’étais pas une faux-cul, moi. Cependant, je me mordis légèrement la langue pour tenter de garder mon calme face à la façon dont Nafanaïl venait de poser une tasse près de moi. On reste calme, Lacey. Tout ce qu’il veut c’est que tu pètes un câble. Je lui offris mon meilleur sourire hypocrite.

Si extérieurement je ne semblais pas particulièrement affectée, à l’intérieur, j’étais un véritable volcan en ébullition. Il voulait jouer à ce petit jeu-là ? Et bien on allait jouer. Il n’y avait absolument aucun problème, j’étais une excellente joueuse. La partie allait être fortement intéressante, mais celui qui y laisserait ses dents allait peut-être être surpris. Très surpris. Aussi je me baissais pour ramasser le petit morceau de porcelaine qui s’était détaché de la tasse à cause des conneries de Nafanaïl. Je pris la tasse pour la jeter à la poubelle. Il était hors de question que je boive dans une tasse ébréchée ! Sauf qu’au passage, je mis un coup à la tasse de mon cher colocataire qui vint se briser en milles morceaux sur le sol. Je pris mon air le plus étonné que possible avant de lever les yeux vers lui, qui avait abaissé son journal. Puis avait l’air le plus étonnant du monde, je dis :

- Oups… Quel dommage ! Comme on dit… Œil pour œil… Tu connais la suite, non ? Ah non, excuses-moi, chez toi on doit trouver des Haiku ou je ne sais comment on appelle les expressions dans ton pays.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Ven 23 Aoû - 18:54






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~



Shan-Yu n'était pas comme Mulan. Lui ne pouvait rester calme quelque soit les circonstances. Il était comme un volcan maintenu en sommeil par leur alliance précaire. Un geste ou une parole pouvait en réveiller la fureur. Lacey en était témoin très souvent puisqu'elle était la cause de ses sautes d'humeur quand ils se retrouvaient dans la même pièce comme ce soir. Il devait bien admettre que la princesse savait lui tenir tête. En d'autres circonstances, peut-être Nafanaïl aurait apprécié se trait de caractère. Seulement, ici, la situation était loin d'être idéal pour ne pas prendre la belle autrement qu'en grippe. Si la demoiselle avait daigner sortir passer sa soirée à piller toutes les tavernes de Storybrooke, peut-être que l'ancien chef des Huns aurait pu ravaler sa rage pour être un brin plus social à son retour. Hélas, la réponse de Lacey lui fit comprendre qu'elle avait décidé de rester. Nafanaïl poussa un soupir exaspéré. De mieux en mieux ! L'ancienne princesse attaqua ensuite avec des comparaisons incompréhensibles qui lui faisait toujours froncer les sourcils. Quelques recherches lui avaient appris que les terres de l'empereur avaient de similitude avec le passé d'une région lointaine de ce monde. De là à comprendre les termes comme "mangeur de chats"... il y avait un monde, si on pouvait s'exprimer ainsi.

"Vous êtes consciente que vous insultez également la culture de votre sauveuse avec vos comparaisons déplacées ?" Riposta-t-il sur un ton acerbe.

Il avait beaucoup de mal à appeler Mulan par le nom que la malédiction lui avait donné, comme il avait parfois un moment d'hésitation quand on l'appelait autrement que Shan-Yu. Alors il utilisait des mots détournés pour y faire allusion. Sauveuse était tout désignée pour parler de la kiné en présence de Lacey. Cette évasion avait été orchestré sans son accord, sans même demander son avis. Son ennemie l'avait mis devant le fait accompli sans se soucier des dangers que représentait la présence de la patience dans leur maison. Lui qui détestait qu'on lui force la main était servi avec l'intrusion de cette Lacey French dans leur vie. Même dans sa propre demeure, Nafanaïl devait continuer de jouer cette comédie consistant à se faire passer pour quelqu'un d'autre. Vraiment agaçant... puisque cette demoiselle s'imposait, pourquoi ne pas tout lui révéler ? Qui elle était vraiment et que sa présence en ses lieux n'était due qu'à une dette qu'avait eue Mulan avec la princesse Belle. Au pire, Lacey les prendrait pour des fous et partirait. Ce qui lui conviendrait très bien !

Pendant que Nafanaïl songea à un énième plan pour faire partir cette intruse, une guerre froide s'était déclaré autour de la préparation du thé. La demoiselle s'était servie dans la boîte à thé. Bien qu'elle lui en offrît l'occasion, le guerrier ne fit aucun commentaire sur le choix plus que discutable que Lacey fit. De toute façon, tous les sachets n'étaient que des pâles imitations en comparaison à la boisson de leur monde. Seul le thé vert ou au jasmin trouvait grâce aux yeux de l'Asiatique. Il laissait les créations extravagantes de ce monde comme ce "vanille-caramel" à l'ancienne princesse.

Son choix fait, il prit la liberté de servir les tasses en silence. Dans sa rage sourde, il avait involontairement ébréché la tasse de Lacey avant de se réfugier derrière son journal, ratant le sourire hypocrite de la belle.

Le guerrier n'attendait qu'un prétexte pour passer sur Lacey toute la frustration que cette journée perdue avait provoquée chez lui. Il n'accordait aucune importance aux articles qu'il survolait du regard. C'était comme si sa colère avait installé un voile devant ses yeux qui lui brouillaient la vision des lettres les plus simples. Lui qui n'attendait qu'un prétexte pour exploser fut vite servi. Le guerrier baissa son journal pour constater sa tasse cassée. Cette petite vengeance mal placée pour un morceau en moins dans celle de la demoiselle lui semblait déplacée. Tout comme le fait qu'elle ait jeter la tasse globalement intacte qu'il avait fissurée par mégarde. Les paroles de provocations qui suivirent ce geste ne firent que mettre le feu aux poudres.

"çà suffit !" S'emporta-t-il en se levant brusquement. Il s'était levé si vivement qu'il en renversa sa chaise. Le journal n'était plus qu'un tas de chiffons entre les mains rageuses du guerrier. "D'où je viens, les dames savent rester à leur place !"

La phrase pouvait paraître affreusement misogyne. Pourtant Shan-Yu n'était pas le genre de personne à croire que les femmes étaient réservées à des tâches précises. Il avait reconnu la valeur guerrière de Mulan et avait souhaité changer les choses avec sa révolte. Pourtant, il ne pouvait pas dire à Lacey la phrase qu'il avait en tête: "Vous êtes une princesse, essayer d'en être digne' puisqu'elle concernait ses origines royales.

"Vos pitoyables attaques sur mon pays ne font que renforcer votre ignorance de celui-ci." Continua-t-il sur un ton un peu plus posant mais dont on pouvait tout de même encore sentir la rage sourde qui forgeait chacun des mots prononcés. "Les haïkus sont des poèmes et non des proverbes. Je vous trouve bien ignare, pour quelqu'un travaillant entouré de livres."

Nafanaïl était mal placé pour faire ce genre de remarque, puisqu'il était sans doute le plus ignorant des deux en matière de culture de ce monde inconnu. Cela n'avait aucune importance. Son attention était de blessé, qu'importe s'il disait des mensonges ou non. Puisqu'il ne pouvait pas poignarder véritablement la nouvelle bibliothécaire avec un de ses sabres, il utilisait des mots pour cela. En touchant aux livres, il savait qu'il tapait un point sensible.


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Lacey French
Admin ೨ Belle

✒ Curse :
2106
✒ Coeur :
Amoureuse d'une bête
✒ Personnage de Conte :
Belle


MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Ven 30 Aoû - 13:59






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~


Provoquer Nafanaïl était presque devenu une seconde nature chez moi. Surtout depuis qu’il avait montré une certaine animosité à mon égard. Animosité qui n’était nullement justifiée d’ailleurs. Je ne lui avais jamais rien fait et il semblait déterminé à me jeter dehors. Sauf que j’étais tout aussi déterminée à rester ici. Je n’avais nulle part où aller de toute façon, donc pourquoi est-ce que je plierai bagage ? Et puis, même si je le faisais, où est-ce que j’irais ? Sous un pont ? A l’hôtel de chez Granny ? Surement pas ! Je n’allais tout de même pas quitter ce magnifique quartier pour me retrouver dans un logement miteux ! Franchement, qui agirait de cette façon ? Du coup, il allait falloir que mon cher colocataire se fasse à cette idée. Et puis même s’il ne le faisait pas, je m’en fichais. Je n’allais pas m’empêcher de vivre pour sa tête.

Quand il était rentré dans la cuisine, je savais bien que le ‘calme’ qui avait régné n’avait été qu’éphémère puisqu’il ne durait jamais longtemps. C’était toujours extrêmement électrique et contrairement aux autres fois, Sun n’était pas là pour nous séparer ou pour mettre un terme à nos échanges venimeux. Quand il commença à évoquer mes soirées que je passais habituellement dans les bars, je ne pus m’empêcher de répliquer quelque chose de bien senti. Il m’attaquait, je l’attaquais, bien évidemment. L’un n’allait pas sans l’autre. Je ne me laisserais pas marcher dessus que cela lui convienne ou pas. Je n’avais absolument rien contre la nourriture asiatique, je trouvais les nems excellents, mais il fallait bien avouer qu’attaquer quelqu’un par rapport à ses ethnies c’était ce qui faisait le plus mal en règle générale.

- Oh non, ce n’est pas elle que j’attaque verbalement. Contrairement à vous, Sun est gentille avec moi, donc je n’ai aucune raison de lui balancer la même chose qu’à vous.

Certes, Sun et Nafanaïl étaient tous les deux asiatiques, mais c’était lui qui ne voulait pas de moi et non pas celle qui m’avait sorti de ma prison. J’avais bien compris qu’elle ne lui avait pas demandé son avis en me demandant de m’installer chez eux, mais c’était trop tard pour faire marche arrière. Certes, c’était chez lui à la base, donc techniquement, il pouvait me mettre dehors à tout moment, mais si j’avais bien tout compris, ce n’était pas non plus le grand amour entre lui et Sun. Tout dans cette maison ne tenait qu’à un fil. Si le fil était brisé, tout risquait de partir à volo. Bref, tout reposait sur pas grand-chose et ce grand-chose risquait à tout moment de s’effondrer. Je n’avais pas envie d’être la cause de cet effondrement, mais si Nafanaïl continuait comme ça, il allait y arriver et je saurais exactement quoi dire pour plaider ma cause.

Il continuait de m’attaquer en fissurant ma tasse, dont un petit morceau s’était détaché. J’avais eu de mal à garder mon sang froid face à une telle chose mais j’avais réussi en lui offrant mon meilleur sourire hypocrite. J’étais devenue bonne à la comédie. Bien meilleur que je n’aurais cru auparavant. Sans rien dire, je jetais la tasse mais au passage, je fis en sorte de faire tomber la sienne qui alla se briser en mille morceaux. Là, j’eus le droit à une explosion. Enfin nous y étions ! Depuis le temps qu’il l’attendait, je venais de lui offrir l’opportunité sur un plateau d’argent. Quelle veine, non ? Je restais totalement de marbre quand il se leva d’un bon pour brailler son « ça suffit ». Je restais totalement immobile comme s’il n’était pas là. Bien sur, j’avais le regard fixé sur lui, donc ça allait être difficile de faire comme s’il n’était vraiment pas là. Mais il ne m’impressionnait pas pour autant.

- Si vous y tenez tant que ça, retournez donc de là où vous venez, répliquais-je Je suis sure que là-bas vous aurez tout le loisir de voir des femmes muettes et « à leur place ».

Sur ces trois derniers mots, je mimais les guillemets avec l’index et le majeur de chaque main. Non mais sérieusement, nous étions en pays libre, j’avais autant le droit que lui de m’exprimer et si cela ne lui convenait pas, il n’avait qu’à écouter mon généreux conseil. Personnellement, je serais la dernière à le retenir. Au contraire, je serais peut-être la première à lui tendre une valise avec toutes ses affaires. J’étais même prête à lui filer un coup de main pour qu’il puisse rentrer au pays. Ce serait généreux de ma part, non ? Enfin bon, je levais les yeux au ciel quand il tenta de me faire part de son savoir sur les haïkus. Avais-je réellement la tête d’une ignorante ? D’accord, j’avais essayé de comparer les proverbes aux poèmes, c’était une légère erreur de ma part, je voulais bien le reconnaître, mais de là à me prendre pour une idiote, il y avait un monde !

- Jusqu’à preuve du contraire, vous n’êtes pas japonais, donc je ne suis pas si ignorante que ça. Les haïkus sont japonais, donc ils n’ont rien à voir avec votre pays non plus. Dois-je continuer à énumérer la liste de choses qui fait que je ne suis pas ignorante ou puis-je m’arrêter la ?

Je croisais les bras sous ma poitrine tout en attendant sa réponse. J’étais sure et certaine que je savais nettement plus de choses que lui ce sujet. Bien sur, je n’étais jamais allée là-bas donc tout ce que je savais, je l’avais lu dans les livres, mais cela ne voulait pas dire que je n’avais pas une certaine culture générale sur le sujet. Quant à lui, j’ignorais depuis combien de temps il avait quitté son pays pour venir s’exiler dans cette petite ville du Maine qui était loin de tout. Storybrooke était une ville qui se suffisait à elle-même, mais malgré tout, on ne voyait jamais de nouveaux visages venir ici, un peu comme si cette ville était isolée de tout. Ce que je ne comprenais vraiment pas parce qu’aucune ville ne pouvait se satisfaire à elle-même comme ça.

- Alors, Monsieur le Génie de la lampe, quelque chose à redire ?

Moi, je le provoquais ? Mais pas du tout ! D’ailleurs, comme qui dirait : à bon chat, bon rat ! Et puis, c’était lui qui avait commencé à me chercher, je ne faisais que suivre le mouvement, comme une bonne fifille. Un demi-sourire se dessina sur mes lèvres, attendant de savoir ce qu’il pourrait bien me sortir cette fois-ci.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Lun 16 Sep - 13:02






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~



Ce monde se qualifiait de moderne. Shan-yu n'y voyait au contraire que des complications inutiles. Dans leurs anciens monde, le différent qu'il avait avec Lacey French aurait déjà été réglé avec un seul coup de sabre. L'ancien chef des Huns avait participé à de nombreuses batailles et avait, par conséquent, déjà beaucoup de sang sur les mains. Ajouter du sang princier sur sa lame ne le dérangeait pas. Les temps où il parcourait les royaumes pour espérer recevoir un appui en échange de quelques courbettes étaient révolus depuis longtemps. Shan-Yu était déjà en exil forcé avant la malédiction, de toute façon.
Bien sûr, ici, dans cette ville "civilisée", il n'avait même pas le droit de porter une arme. Ces instruments de bataille ne pouvaient qu'avoir une fonction faussement décorative dans leurs villas. Pourtant, alors que l'ancienne princesse jetait sa culture dans la boue pour riposter à ces attaques verbales, Nafanaïl avait une furieuse envie de tester le tranchant de ses soi-disant objets de décoration sur la demoiselle.

Techniquement, ce n'était pas son royaume d'origine qui était dénigré ainsi. Pourtant, il y avait tellement de ressemblance entre la culture asiatique et les terres de l'empereur qu'il ne pouvait s'empêcher de se sentir vexé. Ou peut-être n'était-ce justement qu'un prétexte pour continuer la joute verbale ? Nafanaïl avait besoin de passer ses nerfs déjà à vif sur quelque chose ou quelqu'un. Sun aurait sans doute su rester calme le temps que la tempête passe mais Lacey semblait du genre à attiser les flammes. Ce qui convenait parfaitement à l'ancien guerrier pour l'instant.

"Eh bien, courrez donc vous protéger dans ses jupons puisqu'elle est si gentille avec vous, selon vos dires." Répliqua-t-il, la rage toujours bien présente dans chaque mot qu'il prononçait. "Sans la dette qui vous unit, je vous aurais déjà jeté dehors dès l'instant ou Mul... Sun vous a fait franchir le pas de cette porte !"

Aussi horripilante que pouvait être la présence de l'ancienne princesse dans cette demeure, Shan-Yu comprenait que Mulan avait eu une dette à payer. Lui-même en avait une envers une autre princesse qui avait été touché par la malédiction. Voilà pourquoi il "tolérait" autant que possible l'intruse. Tolérer était un bien grand mot pour qualifier les rapports plus que houleux qu'ils entretenaient mais Lacey était toujours vivante n'est-ce pas ? Donc oui, Nafanaïl la tolérait. Cela ne se faisait pas sans conséquence... l'alliance déjà bien fragile qui régnait ici avec son ennemie s'était amincie. Un seul mot de trop, un acte involontaire pouvait faire tout explosé. Tout cela à cause d'une dette que l'ancien chef des Huns estimait payé depuis longtemps. Ne serait-il pas temps que Lacey prenne son indépendance ? N'avait-elle pas un semblant d'honneur qui la faisait s'insurger devant le fait qu'elle se trouvait dépendante d'eux ? Nafanaïl serait sans doute parti si la demeure ne lui appartenait pas. Ce n'était décidément pas à lui de faire ces valises. Même s'il suspectait de plus en plus que c'est ce cas de figure qui menaçait de lui tomber dessus. Ce qui emplissait davantage la rancune qu'il nourrissait déjà envers l'ancienne princesse.

La tension était déjà forte et pourtant la situation réussie à s'empirer à cause d'une vulgaire affaire de tasse brisée. Ne pouvant plus contenir la frustration qui bouillonnait en lui, Shan-Yu laissa exploser sa colère. Les mots étaient maladroits mais il ne pouvait dire les réelles motivations de sa rage face au comportement de Lacey. La demoiselle essuya la tempête en restant de marbre. Enfin une réaction sensée ! Mais il était trop tard, l'ancien guerrier s'était levé. Le journal était froissé à l'excès dans son poing fermé. Il sut qu'il avait tendu une perche monstrueuse à son interlocutrice dès l'instant où il avait parler de l'endroit d'où il provenait. La réplique ne tarda pas, comme il le redoutait. Une douleur sourde contenant une pointe de nostalgie se mêla à sa colère.

"Comme si j'avais le choix !" Pesta-t-il, plus contre sa situation qu'envers l'ancienne princesse, en lançant le reste du journal sur la table.

Oui, son royaume lui manquait. Même s'il était en ruine. Parfois, il se demandait s'il n'aurait pas mieux fait de refuser cette alliance et de rester dans leur royaume d'origine pour tenter sa chance avec les ogres qui avaient pris possession des lieux. Il aurait triomphé et serait devenu un héros ! Ou du moins le roi d'un tas de cendre. Voilà pourquoi il avait écarté cette éventualité. Quel intérêt représentait le pouvoir sans personne à faire ployer devant lui ? Surtout, il ne voulait pas laisser l'empereur en vie dans un autre monde tandis qu'il ruminerait sa vengeance dans leur contrée désolée.

Avec effort, Nafanaïl ravala les autres commentaires acides qui menaçaient de franchir ces lèvres. Maudite malédiction ! Comme il aurait voulu balancer la vérité devant le regard incrédule de la demoiselle ! Surtout quand celle-ci se permit de faire des remarques sur les maigres connaissances qu'il possédait sur les régions asiatiques de ce monde inconnu par rapport à elle. Oh oui, mademoiselle apprenait tellement de chose dans ces maudits livres ! D'ailleurs, si la conversation continuait sur ce ton, il n'allait sans doute pas tarder à tout dire. Promesse ou non.

"Vous ne savez rien de moi, ni de mon pays." Répondit-il, les dents serrées au point qu'on pouvait les entendre presque grincer. Il en avait assez de devoir feindre cette comédie des faux souvenirs même à l'intérieur de sa propre maison ! Comme si jouer les faux voyageurs dans une ville dont il ignorait tout n'était déjà pas suffisamment éprouvant. "Je n'ai pas de leçon à recevoir de la part de quelqu'un incapable de se souvenir de son propre passé. Vous pouvez continuer d'énumérer la liste de vos connaissances sur ce monde autant que vous le désirez, pour moi vous resterez toujours une ignorante."

Elle semblait si fière de lui renvoyer ses arguments au visage que l'ancien chef des Huns voulait plus que tout voir ce sourire satisfait disparaître. Mettre en évidence l'ironie que sa précieuse culture générale et ces livres ne l'aideront pas à combler le vide de sa mémoire était la manière la plus directe de le faire. Le passé de Lacey French était un point sensible, avec ou sans malédiction pour brouiller les pistes. Pendant ce temps, l'eau dans la casserole bouillait. Nafanaïl savait que l'un d'eux devra baisser les yeux et tourner le dos à son adversaire pour s'en occuper avant de provoquer une autre catastrophe dans la cuisine déjà recouverte de morceaux d'une ancienne tasse brisée. La fierté du guerrier refusa d'admettre la possibilité qu'il puisse être cette personne. Hors de question de baisser les yeux en premier !


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Lacey French
Admin ೨ Belle

✒ Curse :
2106
✒ Coeur :
Amoureuse d'une bête
✒ Personnage de Conte :
Belle


MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Mer 25 Sep - 23:01






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~


Les hostilités étaient lancées et sans Sun pour nous séparer, j’ignorais totalement comment cette histoire allait se terminer. Nous allions nous entretuer, c’était certain ! Je ne savais pas trop ce qui me disait ça, mais j’en étais de plus en plus persuadée au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient. Il faisait tout pour me mettre en colère et je lui rendais pareille. Je ne pensais pas avoir été trop loin en cassant sa tasse. A partir du moment où il ne respectait pas mes affaires, je ne voyais pas pourquoi moi je ferais l’effort de respecter les siennes. Il l’avait cherché et moi, quand on me cherchait, on me trouvait. C’était aussi simple que ça ! Et on ne pouvait pas dire que Nafanaïl n’avait pas fait exprès parce que je traiterais d’idiot celui qui m’affirmerait que c’était involontaire. Depuis le début, il me voulait une animosité que je n’avais jamais comprise, mais je le lui rendais tellement bien également…

Si je l’attaquais sur ses origines, à aucun moment je ne visais Sun puisqu’elle n’était pas infecte avec moi. Certes, si elle m’entendait, peut-être s’en offusquerait-elle, mais ce qu’elle ne savait pas ne pouvait pas lui faire de tord. Du coup, je ne pouvais que contredire ses paroles quand il affirmait que j’attaquais ma sauveuse. Elle, au moins, elle était gentille avec moi. Je ne demandais pas qu’on soit tout doux, tout mignon avec moi, mais j’avais le droit à un minimum de respect et Nafanaïl ne m’avait jamais accordé ce droit. Je pouvais me montrer sympa, mais à partir du moment où on ne me montrait pas le respect que je méritais, je n’avais pas de raison d’être gentille. Il allait falloir qu’il s’y habitue parce que jamais je ne fermerai ma bouche face à lui. Plus il dirait, plus je renchérirais et ainsi de suite. Ce serait une suite sans fin. Un cercle vicieux dont ni lui, ni moi ne pourront nous défaire. C’était malheureux d’en arriver là.

- Je n’ai besoin de personne pour me défendre, donc non, je n’irais pas me cacher sous ses jupes ! répliquais-je aussitôt.

Par contre, je ne m’attendais pas du tout à la suite de ses paroles. De quoi est-ce qu’il parlait ? Quelle dette ? Je savais bien que je devais énormément à Sun car elle avait tout de même risqué beaucoup pour me sortir du service psychiatrique. Mais la façon dont Nafanaïl disait ça laissait comprendre que c’était elle qui avait une dette envers moi et pas le contraire. Du coup, j’étais déconcertée. Je ne savais pas du tout comment comprendre ses paroles. Et puis, il avait eu un bug au moment de prononcer le prénom de ma sauveuse. Sauf que ça, ce n’était pas important. Après tout, étant donné le degré de colère dans lequel il se trouvait, à mon avis, il ne savait plus trop ce qu’il disait le pauvre. Mettons ça sur son âge qui commençait à se faire avancer. C’était toujours assez dur de donner un âge aux asiatiques, mais je me doutais que cet homme-là avait quand même plus de 45 ans. Enfin, peu importe !

- De quelle dette est-ce que vous parlez ?

J’avais une chance sur dix pour qu’il accepte de me répondre honnêtement. Du coup, je me doutais un peu que je n’aurais pas la réponse à ma question. Ce qui était fortement dommage parce que je tenais vraiment à savoir s’il s’était trompé dans sa formulation ou bien parce qu’on me cachait quelque chose. Je détestais qu’on me cache certaine chose. Surtout que j’avais perdu la mémoire et que tout le monde savait que je désirai ardemment la retrouver. Ou au moins une partie. Je commençais vraiment à me poser de plus en plus de questions. Bien plus que mon cerveau ne pouvait en contenir. Si ça continuait comme ça, j’allais finir par avoir des migraines à en rester clouer au lit. J’allais finir par croire que j’en savais trop sur quelque chose et que tout le monde faisait en sorte que je ne sache plus rien. Avais-je donc une tête de psychopathe ?! J’avais failli tuer quelqu’un ? Avais-je découvert quelque chose qu’il ne fallait pas ? Bon sang, j’étais une amnésique, il n’y avait pas de raison de flipper pour que je me souvienne de ce quelque chose !

Plus ça allait, plus Nafanaïl avait des propos machistes qui ne lui allaient pas du tout. Sérieusement… S’il tenait tant que ça à revoir les gentilles fi-filles muettes comme des tombes et qui restaient  leur soi-disante place, il n’avait qu’à retourner dans son pays. Qu’est-ce qui le retenait ici ? Surement pas moi ! D’ailleurs, j’étais prête à venir l’aider à plier bagage et à remballer ses affaires. Mais cela aurait été trop facile et la vie ne l’était pas. Du coup, il n’allait jamais retourner dans son pays et j’allais devoir faire avec, et il allait devoir faire avec moi. Un cycle sans fin… Sa réponse me laissa comprendre qu’il ne pouvait pas retourner là-bas, mais qu’il était contraint de rester à Storybrooke. Je ne voyais pas du tout pourquoi. Mais c’était lui qui décidait. S’il ne se plaisait pas ici, à quoi bon s’entêter à rester là ? Un peu plus et il me donnerait presque pitié de lui. Or, je n’oubliais pas qui j’avais en face de moi.

- On a toujours le choix, répliquais-je. Je suis prête à vous aider à plier bagage !

Voilà, c’était dit. Si jamais il décidait de partir et qu’il avait besoin d’un coup de main, il savait comme ça que j’étais prête à lui filer un coup de main. Ce n’était pas tous les jours qu’on avait quelqu’un qui se proposait pour l’aider ! Il semblerait que notre conflit se tourna vers la culture asiatique. Il y avait tellement de peuple asiatique que du coup, je m’amusais à le contrer. Pour quelqu’un qui faisait parti de ce continent, il ne semblait pas vraiment en savoir long sur ses origines. Pourtant, avec ce qu’il venait de dire, tout me laissait supposer qu’il en venait. Il y avait trop de choses qui se contredisaient. Je ne savais plus quoi penser. Mais pour l’instant, je m’amusais à contrer absolument chacune de ses paroles. C’était assez drôle parce que ça déstabilisait Nafanaïl à chaque fois. Jamais je n’aurais cru que je le verrais ainsi déstabilisé. C’était une grande première. Mais je ne laissais absolument rien paraitre.

- Oh bravo ! C’est très intelligent de se moquer de la maladie de quelqu’un, répliquais-je. Si je n’avais pas un minimum de bon sens, j’applaudirai, mais je n’ai décidément pas envie de faire le moindre mouvement pour vous. Et puis qu’est-ce que j’y peux si vous êtes jaloux de ma culture générale, hein ? J’ai peut-être perdu la mémoire, comme vous le dites si bien, mais pas totalement puisque les pays asiatiques ne font pas partis de mes lectures récentes.

C’était une chose dont j’étais plutôt fière, même si c’était extrêmement déconcertant. Je ne me souvenais de rien, mais quand on me disait le titre d’un livre, si je l’avais lu un jour dans ma vie, je m’en souvenais dans les moindres détails. C’était un cas étrange, j’en convenais, mais c’était ainsi. C’était aussi pour cette raison que je ne désespérais pas de retrouver un jour l’intégralité de ma mémoire. A côté de nous, l’eau bouillait de plus en plus, mais je ne bougeais pas d’un pouce. Je refusais de détourner mon attention de lui car j’étais sure et certaine qu’en lui tournant le dos il tenterait un truc de chinois ou je ne sais quoi. Je préférais me méfier ! D’ailleurs, Nafanaïl ne me quittait pas des yeux non plus, signe que lui non plus ne pensait pas agir. On avait l’air bien, tous les deux en chiens de faïence.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Dim 29 Sep - 14:03






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~



L'ancien chef des Huns n'aimait pas le climat de paix qui régnait à Storybrooke. Cela avait le don d'accentuer la frustration provoquée par ses recherches infructueuses. Dans ce cas, il aurait dû apprécier les petites guerres qu'il livrait contre Lacey, non ? Si seulement cette situation était aussi simple ! Nafanaïl n'avait techniquement rien contre l'ancienne princesse. Rien de vraiment personnel, en tout cas. Du moins, au début, avant que le sale caractère de l'intruse ne mette le feu aux poudres. À cause d'elle, leur présence ici était peut-être compromise. Et surtout, parce qu'elle était dans cette maison, ignorant tout de son ancienne vie, Shan-Yu devait continuer la comédie des fausses identités, même dans sa propre demeure. Devoir surveiller la moindre parole pour ne pas commettre d'impair. Voilà qui était vraiment énervant. On lui refusait le droit, pourtant simple, de déverser sa colère sur Lacey puisqu'il aurait alors lâché une parole de trop en rapport avec la malédiction. Pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait.

"Prouvez-le !" Lâcha-t-il quand Lacey lui annonça qu'elle pouvait très bien se défendre sans l'aide de personne.

L'ordre avait fusé par pur réflexe, lui rappelant par la même occasion que les choses étaient tellement plus simples dans leur monde d'origine. Quand il avait affaire à une graine de révolte jugeant en savoir plus que celui qui les dirigeait, Shan-Yu avait pour habitude de lancer une arme à l'importun en lui ordonnant de prouver sa valeur. Le plus souvent, les insolents ravalaient leurs paroles mais certains osaient relever le défi. Aurait-ce été le cas de l'ancienne princesse ? Le guerrier ne le sera sans doute jamais puisqu'il devait batailler avec des mots et non avec des épées. Dommage...

La surprise qui se peignit sur le visage de son "interlocutrice" lorsqu'il mentionna la dette qui liait Mulan et Belle lui montra qu'il avait à nouveau parlé trop vite. Ce qui l'énerva davantage. Il ne pouvait pas continuer à réfléchir à chaque mot prononcé, ce n'était pas vraiment compatible avec la fureur sourde dans lequel il se trouvait toujours en présence de Lacey. Au moins, n'avait-elle pas remarqué qu'il avait failli prononcer le véritable nom de Sun.

"Si elle ne vous en a pas parler, ce n'est certainement pas à moi de le faire." éluda-t-il sur un ton bourru, réalisant bien qu'il en avait trop dit.

De toute façon, la réponse lui serait certainement incompréhensible. Shan-Yu ne connaissait pas cette histoire dans les détails. Mulan lui avait expliqué juste assez pour qu'il comprenne l'importance de la dette lorsqu'il avait exigé des explications. Même si l'ancien chef des Huns avait trahi l'empereur pour se révolter contre lui, il n'était pas dépourvu d'un certain sens de l'honneur. Dans le cas contraire, dette ou non, Nafanaïl aurait déjà jeté la demoiselle dehors (avec ou sans valise). Bien sûr, tout çà allait encore lui tomber dessus. Si Lacey posait des questions à Sun après cette dispute, son ancienne élève allait certainement lui demander de rendre des comptes. Nafanaïl détestait par avance cette future situation.

La tempête verbale avait atteint son "oeil du cyclone" puisque le ton se calma quelque peu après cette erreur de la part du guerrier. Évoquez son pays d'origine y était pour beaucoup. À chaque fois, le mal du pays le gagnait quand il était question de la forêt enchantée. Sa réponse ne devait rien évoquer à l'ancienne princesse mais en ce moment, il s'en fichait. La réplique ne tarda pas quand il déclara ne pas avoir le choix. Soi-disant qu'on avait toujours le choix. Ah ! Encore une preuve de l'ignorance de son interlocutrice ! Comme si ce genre de phrase tout faite allait l'aider.

"Tout comme moi je vous aiderais à faire les vôtres." Remarqua-t-il. "Pourtant vous êtes toujours ici. Et moi aussi. Ne vous en déplaise, j'ai quelque chose à faire dans cette ville et je ne partirais pas avant de l'avoir accompli."

En réalité, même après avoir accompli sa mission, Shan-Yu n'était pas certain de pouvoir repartir. Une perspective qu'il essayait d'écarter le plus possible de son esprit tant elle était déprimante. Mais ils avaient dû prendre tellement de risque pour parvenir jusqu'ici... pourront-ils seulement faire le chemin inverse ? Ce monde était dépourvu de magie, pour l'instant, et c'était cette dernière qui les avait conduit jusqu'à Storybrooke. Pour l'instant, Nafanaïl préférait se concentrer sur sa vengeance mais quelquefois, quand il n'arrivait toujours pas à mettre la main sur sa cible malgré ses efforts, le guerrier se demandait si tout çà n'était pas vain. Le regret de ne pas être resté pour lutter contre les ogres se manifestait de plus en plus souvent. Mais il était hors de question que l'empereur revienne et regagne tranquillement son trône alors que le guerrier avait lutter pour chasser la menace.

La "trêve" se termina ainsi, la dispute reprit de l'ampleur avec une nouvelle attaque concernant la culture asiatique. Un domaine que Shan-Yu était loin de maîtriser puisqu'il ne savait pas jusqu'où son ancien royaume était identique avec les pays asiatiques de ce monde. Lacey ne manquait pas une occasion de faire comprendre sa supériorité dans ce domaine. Alors Shan-Yu attaqua à son tour sur le point faible de la dévoreuse de livre : sa mémoire. En déclarant qu'il serait toujours pour elle une ignorante jusqu'à ce qu'elle l'ait retrouvée. Ce qui était la pure vérité. Il n'eut pas la satisfaction de voir sa remarque faire mouche puisque Lacey prit grand soin de ne rien laisser paraître.

Cette bataille à base de parole l'énervait à chaque mot échangé. À chaque pique verbal prononcé, il regrettait la méthode tellement plus simple du duel. La meilleure manière d'obtenir ou non le respect de son adversaire. Serait-ce vraiment un crime d'en venir aux armes avec cette petite peste qui se complaisait à chaque tirade à lui rappeler son ignorance de ce nouveau monde ? Hum... sans doute que Mulan n'apprécierait pas... Du moins, si jamais la kiné se décidait à rentrer un jour.

"Jaloux de votre culture générale ?" Répéta-t-il, incrédule avant de poursuivre, deux fois plus mordant qu'avant. "J'aimerais bien savoir en quoi votre précieux savoir vous est utile dans votre vie actuelle. À part pour impressionner vos amis ivrognes, bien sûr."

L'eau se mettait doucement à bouillir. En temps normal, une pause dans leur dispute s'imposait pour éviter de provoquer un accident. Mais Shan-Yu ne voyait pas les choses ainsi. C'était une bataille. Le premier qui baissait sa garde face à son adversaire avait perdu. Et Nafanaïl refusait d'être cette personne. Même si la cuisine devait être réduite en cendres pour cela ! Tout en ne quittant pas des yeux l'ancienne princesse, il croisa lentement les bras pour bien signaler à son interlocutrice qu'il ne bougerait pas le petit doigt. Non, il ne perdrait pas cette guerre !


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Lacey French
Admin ೨ Belle

✒ Curse :
2106
✒ Coeur :
Amoureuse d'une bête
✒ Personnage de Conte :
Belle


MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Sam 12 Oct - 22:23






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~


Nafanaïl était vraiment désespérant. D’accord, j’avais peut-être l’air fragile ou je ne sais quoi, mais je n’étais pas un bébé qu’on avait besoin de couver pour être sur qu’il ne m’arriverait jamais rien. Je savais parfaitement me défendre et je n’avais pas besoin de Sun pour ça. La preuve, elle n’était pas là, et je n’avais nullement besoin d’elle pour me défendre face à cet homme plus qu’exécrable. S’il pensait que ses paroles me faisaient mal, il se trompait parce que je n’étais nullement atteinte par ses paroles. Il pouvait dire tout ce qui voulait, ça me passait par-dessus la tête. Sérieusement, qu’est-ce qu’il croyait ? Je sortais de psychiatrie et j’avais eu un taré en guise de médecin. Ce n’était pas lui qui allait me faire peur aujourd’hui. J’avais affronté bien pire que lui. Néanmoins, je levais les yeux au ciel quand il me demanda de lui prouver ce que j’avançais. Non mais sérieusement, qu’est-ce qu’il pouvait être énervant !

- La situation actuelle n’est pas une preuve pour vous ? Vous voyez Sun quelque part, vous ? Parce que si c’est le cas, vous feriez mieux de vous acheter des lunettes avant de confondre un porte-manteau avec quelqu’un !

Et puis, honnêtement, je n’avais rien à prouver à personne. J’étais une grande fille ! Depuis quand est-ce que je devais me justifier, hein ? Franchement, cette situation, c’était du gros n’importe quoi ! Et puis, il m’énervait ce type ! Toujours là avec ses insinuations. D’accord, Sun m’avait aidé à sortir de l’hôpital psychiatrique, d’accord, elle m’avait imposé à lui au niveau de l’hébergement, mais était-ce une raison pour m’en faire voir de toutes les couleurs ? Non, je ne le pensais pas ! Certes, il n’avait pas eu son mot à dire et c’était chez lui avant tout, mais ce n’était pas une raison pour être pire qu’une peau de vache. Enfin, Nafanaïl n’était pas le genre d’homme à compatir du malheur des autres, ça se voyait comme le nez au beau milieu de la figure. Il n’y avait que sa petite personne qui comptait, et ça, il n’y avait pas besoin d’avoir fait une grande école pour le comprendre. Je le connaissais à peine, puisqu’on ne se parlait quasiment pas, mais ça, ça m’avait sauté aux yeux.

Les mots que nous échangions étaient de plus en plus étranges car subitement, il se mit à parler de dette. De quelle dette est-ce qu’il parlait ? Je n’en avais aucune idée. J’avais bien compris le sens de sa phrase : Sun me devait quelque chose. Mais quoi ? Elle m’avait dit, le soir où elle m’avait sorti du service de psychiatrie, qu’elle ne me connaissait pas. Et quand je lui avais demandé la raison de son aide, elle m’avait simplement répondu que je n’avais pas ma place, enfermée à l’hôpital. Ni plus, ni moins. M’aurait-elle menti ? C’était impossible. Je savais pertinemment quand quelqu’un me mentait. Je le sentais. Or Sun ne m’avait pas menti. Elle ne me connaissait pas. Donc comment Nafanaïl pouvait-il affirmer qu’elle avait une dette envers moi ? Peut-être un tour de son imagination. Quand je lui demandais de quoi il me parlait, il refusa de répondre sous prétexte que si Sun ne m’en avait pas parlé, ce n’était pas lui qui allait le faire. Ben voyons !

- C’est facile de dire ça une fois qu’on a trop parlé. Mais d’accord, je lui demanderai. Au mois, elle, elle répondra !

Je voulais bien admettre que je ne faisais pas grand-chose pour essayer de calmer les choses, mais en même temps, je n’avais pas forcément envie non plus. Je n’avais pas envie qu’il pense qu’il avait gagné. Surtout pas ! Plutôt retourner en psychiatrie et avoir de nouveau affaire à Daniel Lynch, aussi malade puisse-t-il être. Bref, la joute verbale continuait. Je venais de lui proposer de l’aider à faire ses valises pour qu’il puisse retourner dans son pays. Avouez quand même que c’était fort de sortir un truc pareil. J’étais à la limite de le virer de chez lui, mais en même temps, il le cherchait tellement ! C’était dur de ne pas lui faire ce genre de proposition. Mais en même temps, il me le rendait aussi énormément de son côté parce que du coup, il se proposait à m’aider à faire mes valises. Un sourire narquois se dessina sur mes lèvres. Il fallait s’y attendre à celle-là. Je n’étais pas chez moi après tout.

- Alors faites vite ce que vous avez à faire, comme ça, peut-être que vous ficherez la paix aux honnêtes gens !

Franchement, j’espérais pour lui que ce n’était pas pour ça qu’il me faisait vivre un enfer parce que si c’était ça, il pouvait être sur que je lui casserai les dents. C’était anormal de faire vivre ça à quelqu’un juste parce qu’on avait un objectif à accomplir et qu’on avait la nostalgie de son chez soi. D’accord, ça pouvait être frustrant mais de là à en arriver à un tel niveau, il y avait tout de même un monde. Tout sujet était bon pour la dispute. Maintenant, nous nous attaquions à la culture d’origine de Nafanaïl et j’étais particulièrement surprise qu’il en sache aussi peu. Surtout quand on savait qu’il ne faisait que parler de là où il venait etc… C’était limite anormal qu’il en sache aussi peu. Lui, normalement, il en venait donc il était censé en savoir plus qu’une fille qui s’était simplement instruite dans un livre. Cet homme m’apparaissait comme de plus en plus bizarre. Franchement, il y avait de quoi se poser des questions.

J’étais vraiment curieuse de savoir pourquoi il en savait aussi peu. Mais ça, se serait pour une autre fois. J’essayais de le provoquer encore un peu plus en sous entendant qu’il était jaloux de ma culture générale. Au fond, je savais pertinemment que ce n’était pas le cas, mais je n’allais pas arrêter la provocation comme ça. Par contre, je trouvais vraiment bas de sa part qu’il s’attaque à mon amnésie. C’était vraiment très petit de s’attaquer sur la maladie de quelqu’un. Oui, car l’amnésie était une forme de maladie. Mais je pouvais jurer qu’un jour, je retrouverai la mémoire, et là, il s’en mordrait les doigts. Après ma longue tirade, j’eus le droit à une réplique cinglante de sa part qui me fit réagir instinctivement. Je venais d’attraper une pomme, dans la coupe de fruit pour la lui jeter en pleine figure. Il avait réussi à me mettre hors de moi, si bien que j’avais remplacé la parole par les gestes. Chez certain, c’était ainsi qu’il fallait procéder.

- Je vous interdis d’insulter des gens que vous ne connaissez pas. Tous ne sont pas mes amis et ceux qui le sont, sont des gens très biens qui pourraient vous surprendre, mais vous ne pouvez pas comprendre étant donné les œillères que vous portez aux yeux.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Ven 15 Nov - 18:19






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~



Une preuve. L'ordre avait fusé comme lorsqu'il testait une de ses nouvelles recrues. Nafanaïl ne savait pas pourquoi il avait çà. Il n'était plus dans son royaume d'origine et l'ancienne princesse ne ressemblait en rien à un soldat désobéissant. Dommage, d'ailleurs. Sinon la querelle se serait déjà régler à coup de bâtons ou de sabre. Au lieu de çà, il se retrouvait ici, dans ce monde moderne qu'il lui déplaisait tant, à devoir essayer de calmer une fureur que son interlocutrice prenait un malin plaisir d'attiser. Ce n'était pas les armes qui manquaient dans cette cuisine, pourtant. Rien que les couteaux étaient aussi aiguisé que des poignards et, sans doute, tout aussi efficace. Cependant, le guerrier savait qu'à la moindre cicatrice sur le visage de Lacey, il aurait à rendre des comptes à sa protectrice.
Là encore, Nafanaïl enviait la simplicité de la Forêt Enchanté. Là-bas, subir les foudres de Mulan ne l'aurait pas dérangé. Bien au contraire. Hélas, ici, il était en mission. Retrouver l'empereur était déjà assez compliqué comme çà. Il ne pouvait fragiliser encore davantage l'alliance qui le liait à son ennemie.

Et quant on parle du loup... Après avoir lever les yeux au ciel, l'ancienne princesse déclara que la meilleure preuve était que Sun n'était pas présent. Le ton agaçant de la belle effritait efficacement sa patience. L'idée des couteux était de plus en plus tentante.

"Pour que çà en soit une, il faudrait que vous surviviez à cette conversation." Menaça-t-il.

Sans doute que la menace ne ferait pas beaucoup d'effet à cette amnésique qui ignorait tout de lui et de se dont il était capable. Une autre chose extrêmement perturbante pour l'ancien chef des Huns : il avait toujours eu l'habitude qu'on le craigne. Dans l'armée de l'empereur, on savait ses compétences aux combats. C'est se qui l'avait rendu si dangereux lorsqu'il avait défié son souverain. Ensuite, il y avait eu cette amulette enchanté qui lui garantissait l'invulnérabilité. Sa réputation n'avait fait que grandir grâce à cela. Sa réputation le précédait toujours. Quelque soit le sol qu'il foulait de ses pieds. C'est se qu'il avait toujours cru, jusqu'à se qu'il arrive à Storybrooke. Une ville où la réputation s'achetait, où les mots avaient remplacés les armes. Un monde qui le dépassait. Une ville où il n'était rien qu'un homme ordinaire. Riche mais vulnérable. Privé de tous ses repaires. Quelle situation intolérable ! L'arrivée de la princesse avait été la goutte d'eau. D'ordinaire, il avait toujours quelques combats clandestins à mener pour se défouler... sauf qu'il se refusait à quitter la pièce. Plutôt mourir dans un incendie que de faire croire à l'indésirable qu'elle avait remporté une victoire.

La colère fait parfois vous dire des choses que vous vouliez garder pour vous. Nafanaïl ne savait pas comment ils en étaient venus à parler de la raison qui avait poussé Sun à faire évader Lacey. Tout se qu'il savait est qu'il avait parlé de dette. Cette dette était d'ailleurs la seule raison qui l'empêchait de mettre Lacey à la porte. Quoi qu'on dise sur Shan-Yu, il avait un code de l'honneur. Lui aussi avait une dette impayé en ces lieux et il ne pouvait donc entièrement blâmer son ancienne élève de vouloir payé la sienne. Évidement, a peine cet aveu involontaire fait que la petite curieuse voulut en savoir plus. Chose qu'il refusa, estimant en avoir trop dit.

- C’est facile de dire ça une fois qu’on a trop parlé. Mais d’accord, je lui demanderai. Au moins, elle, elle répondra !

"Vraiment ?" Répondit-il avec un sourire ironique. Mettant en un seul mot en doute le fait que la kiné lui révèle la vérité.

Ah, comme s'il avait pu croire un instant que son interlocutrice allait se montrer compréhensive ! Elle qui croit tout savoir mais ignorait tout de son passé. L'asiatique était parfois tenté de lui lancé la vérité au visage. Que cette ville n'était qu'une gigantesque farce. Au pire, l'amnésique la prendrait pour un fou mais au moins n'aura-t-il plus à devoir continuer cette comédie dans sa propre demeure. La suite de la dispute lui confirma qu'ils avaient contre toute attente un point en commun : leur désir de voir l'autre faire ces valises et partir.

Cette remarque le rendit nostalgique. Shan-yu désirait plus que quiconque en finir avec cette mission et retourner lutter pour la conquête de leurs terres. Seulement, les recherches demeuraient infructueuses malgré ces efforts. Qui plus est, il évitait de penser à la partie de ces projets qui le hantait le plus : comment repartir de ce monde sans magie puisque c'était celle-ci qui l'avait conduit ici ? Cette énigme formait toujours une boule d'angoisse dans son cœur. Et s'il n'y en existait pas ? Et s'il était coincé ici pour toujours ? Deux questions qu'il évitait de se poser autant que possible.

- Alors faites vite ce que vous avez à faire, comme ça, peut-être que vous ficherez la paix aux honnêtes gens !

En quelques mots le calme relatif qui s'était installé vola en éclat et leur petite guerre reprit de plus belle. Son sang se remit à bouillir. De quel droit cette petite pimbêche lui donnait-elle des ordres ? Même avant la malédiction, toute princesse que son interlocutrice était, le Hun n'aurait pas courbé l'échine devant elle. Alors se n'était pas maintenant qu'elle était une amnésique amatrice de boissons alcoolisé qu'il allait le faire ! Nafanaïl avait bien du à mal à retenir sa rage. Tout çà pour éviter d'étrangler cette petite idiote.

"Honnête gens ?!" Répéta-t-il d'une voix outré. "Parce que vous estimez entrer dans cette catégorie ?" Il eut bien du mal à contenir un rire rempli d'ironie avant de retrouver toute sa rage. "Moi, tout se que je possède, j'ai du me battre pour l'obtenir. Et vous ? A part vous faire entretenir par votre sauveuse, qu'avez-vous fait ?"

Tout était bon pour entretenir le feu de leur dispute. Les fausses origines de Nafanaïl étaient un terrain glissant où son adversaire avait l'avantage, ce qui n'arrangeait rien à sa colère. En parfait bruit sonore pour leur joute verbale, le bruit de l'eau en train de bouillir. Aucun des occupants de la pièce ne voulait quitter l'autre du regard pour faire terre ce nouveau bruit parasite. En réalité, si Nafanaïl ne faisait rien c'est parce qu'il ne pouvait pas jurer qu'il ne jetterait pas l'eau chaude en pleine figure de l'ancienne princesse. Un acte qui lui coûterait certainement beaucoup trop pour la mince satisfaction que ce geste lui procurerait. Alors, au lieu de passer à l'acte, il attaqua une faille exploitable : l'amnésie de son interlocutrice.

Alors que le guerrier luttant pour ne pas en venir aux mains, son interlocutrice n'était pas sujette aux mêmes réticences puisqu'elle lui lança une pomme en pleine figure. La surprise fit place à une mine offusquée puis à la fureur. Il resta sourd aux paroles suivantes. Le geste qu'avait osé faire l'ancienne princesse restait gravé dans son esprit comme au fer rouge.

"Oh ! Vous voulez jouer à çà ?" Siffla-t-il entre ses dents avant d'ouvrir un des tiroirs de la cuisine et de planter en un geste de rage un des plus imposant couteaux de cuisine profondément dans la table qui les séparait.

"Prenez-le !" Ordonna-t-il. "Il est temps de régler notre conflit à ma manière."


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Lacey French
Admin ೨ Belle

✒ Curse :
2106
✒ Coeur :
Amoureuse d'une bête
✒ Personnage de Conte :
Belle


MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Ven 22 Nov - 23:26






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~


Je ne pensais pas avoir déjà détesté quelqu’un autant que Nafanaïl. Pourtant, ce n’était pas moi qui avais cherché à le haïr, c’était lui qui ne voulait pas de moi ici. Moi, je n’avais rien demandé. C’était Sun qui m’avait proposé un toit où dormir, pas l’inverse. En fait, tout avait été tellement vite que du coup, j’avais dit « oui » sans réfléchir. Et puis, ce n’était pas comme si j’avais eu vraiment le choix. Je n’avais nulle part où aller une fois sortie de l’hôpital, donc ce n’était pas difficile d’accepter quand quelqu'un vous proposait de vous héberger. Je n’avais pas pensé qu’elle aurait un colocataire, ni qu’il serait aussi exécrable avec les gens qu’il ne connaissait pas. Enfin, il ne cherchait pas vraiment à me connaitre non plus maintenant que j’habitais là de façon officielle. Notre relation restait inchangée et c’était peut-être mieux comme ça.

Par contre, ce qui m’énervait, c’était qu’il ose sous-entendre que sans Sun, je n’étais pas grand-chose. Et surtout que je n’étais pas capable de me défendre toute seule. Avais-je l’air aussi fragile que ça ? Certes, je sortais de l’hôpital psychiatrique, mais je n’étais pas instable, ni mentalement déséquilibrée ! Je n’étais donc pas fragile. Ca m’énervait qu’il pense le contraire. Bon, d’accord, jusqu’à présent, nous avions toujours eu Sun pour nous séparer, mais aujourd’hui, elle n’était pas là alors il allait pouvoir s’en rendre compte. Peut-être qu’après ça, il me lâcherait sur ce sujet, ça ferait peut-être un sujet de dispute en moins. Quoi que… Ca c’était moins sur, parce qu’il trouverait toujours quelque chose à redire. Ca lui arracherait la bouche d’admettre qu’il avait eu tord, voilà tout ! Je levais les yeux au ciel, encore.

- Alors quoi ? Vous comptez me tuer ? Puis vous finirez au trou et vous serez bien avancé ! Vous savez que la peine de mort n’est pas abolie partout, quand même ?

Parfois Nafanaïl sortait des phrases assez bizarres. Enfin, il avait tout du mec macho qui venait du XVIIème siècle durant lequel les femmes étaient des potiches et les hommes contrôlaient le monde. Bref, l’époque du Jurassique quoi ! Bienvenue au XXIème siècle en tout cas. Il semblerait que certains aient quelques soucis d’adaptation. A moins qu’en Chine, ils n’aient pas le même calendrier que nous. Comme les musulmans, leur calendrier était à l’année 1435. Peut-être que pour Nafanaïl, c’était pareil. Mais s’il comptait vivre à New York, il allait falloir qu’il évolue dans sa tête. Comme par exemple le fait que maintenant qu’il avait commencé à parler d’une chose dont j’ignorais tout. Sauf que quand j’avais voulu en savoir plus, il me renvoyait vers Sun qui serait plus adepte que lui à me répondre. Ca je voulais bien le croire, mais j’étais certaine qu’il en savait plus que ce qu’il ne disait. Mais je demanderais, s’il y tenait à ce point.

- Pourquoi est-ce qu’elle me mentirait ? Jusqu’à présent, elle ne m’a jamais menti, répliquais-je.

Ce qui était vrai ! J’avais une espèce de ‘don’ pour savoir quand quelqu’un me mentait. Je le savais quand on me disait la vérité ou quand on me mentait. Jusqu’à présent, je n’avais jamais ressenti de mensonge chez Sun. Donc cela voulait dire qu’elle ne me mentait pas, qu’elle m’avait toujours dit la vérité. Enfin, ça ne marchait pas toujours, mais à 95%, si. Donc j’avais 5% de chance de me tromper. En tout cas, j’espérais sincèrement que si Sun savait quelque chose sur mon passé, j’attendais d’elle qu’elle me le dise parce qu’avec toute l’énergie que je dépensais pour essayer de retrouver la mémoire, elle me devait bien ça, même si elle avait déjà fait énormément pour moi. Je voulais bien croire que c’était malvenu de ma part de lui en demander encore plus, mais un peu plus ou un peu moins, j’espérais qu’elle comprendrait. Enfin, je comptais bien lui demander dès que l’occasion se présenterait.

Nafanaïl et moi n’avions pas que des différences, nous avions aussi un point commun. Ca aurait pu être cool, si ce n’était pas le désir de voir l’autre quitter cette villa. Techniquement, c’était plus lui qui pouvait me mettre dehors que l’inverse, mais s’il faisait ça, il allait s’attirer les foudres de Sun et je savais que c’était ça qui l’empêchait de me mettre à la porte. Enfin, j’avais quand même un petit espoir qu’il quitterait les lieux le jour où il aurait terminé de faire ses trucs. Après tout, si j’avais bien tout compris, c’était la seule chose qui le faisait rester à Storybrooke. Donc peut-être qu’une fois qu’il aurait terminé tout ça, il pourrait retourner dans sa Chine chérie et se trouver une chinoise bien docile qui opinerait à chacune des paroles qu’il prononcerait. Bien que je plaignais sincèrement cette pauvre fille si un jour il devait se marier.

- Parce que vous croyez que c’est facile de commencer à partir de rien ? Vous qui dîtes que tout ce que vous possédez, vous vous êtes battus pour l’avoir, ça veut dire que vous n’aviez strictement rien au départ, alors vous devez savoir ce que c’est. Et si vous voulez tous savoir, je compte bien rembourser Sun dès que j’aurais un boulot ! Alors oui, je fais parti des honnêtes gens, que vous le vouliez ou non ! Et si vous n’êtes pas contents, je m’en fiche !

Sérieusement, est-ce que j’avais une tête à ne pas rembourser les gens à qui j’empruntais de l’argent ? D’accord, jusqu’à présent, j’avais refusé tous les petits boulots qu’on m’avait proposés parce que ça ne me plaisait pas et que je n’allais pas me forcer à faire un travail que je n’aimais pas. Alors si maintenant on n’avait plus le droit de choisir le boulot qu’on voulait faire, on était fichu. J’avais juste besoin d’un tout petit peu de temps. J’allais trouver ! Il n’y avait rien de mal à ne pas vouloir être serveur dans sa vie. J’avais un peu plus d’ambition que ça tout de même ! Même si j’ignorais si je possédais des diplômes ou quoi que ce soit… A mon avis, je devais posséder celui du lycée, et rien d’autre vu qu’avec le temps que j’avais passé enfermer en psychiatrie, je n’avais pas dû faire beaucoup d’étude universitaire, si jamais j’avais eu la prétention d’y aller un jour…

Mon amnésie me faisait encore défaut et Nafanaïl en profitait pour alimenter ses sarcasmes. Cependant, ce n’était rien comparé aux choses qu’il pouvait dire sur mes amis ; des gens qu’il ne connaissait même pas. Je détestais qu’on les juge sans même les connaitre. Mon état de colère était tellement haut qu’au lieu de lui balancer une réplique bien sentie, je lui lançais une pomme en pleine figure. Moi-même j’étais presque choquée d’avoir eu recours à un tel acte, mais les faits étaient là. Et il semblait aussi surpris que moi. En fait, je m’étais attendue à ce qu’il esquive ou quelque chose dans ce gout-là, mais non. Il se l’était pris en pleine face. La surprise qui pouvait se lire sur son visage ne fut pas présente très longtemps car aussitôt, la fureur prit le dessus. Quelque chose me disait que j’allais prendre cher, mais il était hors de question que je me dégonfle !

De rage, il planta un couteau dans la table de la cuisine qui nous séparait encore. L’eau sifflait sur le gaz, mais aucun de nous deux ne bougeait pour aller l’éteindre. Ca risquait de nous exploser à la figure à un moment ou un autre, mais peu importait. Le couteau qu’il avait choisi n’avait rien à voir au couteau basique dont on se servait comme couvert. Non, il n’avait pas choisi le plus petit, c’était un fait. Nafanaïl était dans un tel accès de rage qu’il aurait pu faire peur à n’importe qui. Mais moi, je restais là, sans bouger, continuant de le défier du regard. Qu’est-ce qu’il croyait ? Que j’allais m’enfuir la queue entre les jambes en demandant pardon ? C’était extrêmement mal me connaître. Sous la provocation, j’empoignais le manche du couteau et le retirais de la table. Sun allait nous tuer, c’était certain !

- Et maintenant qu’Excalibur a été retirée, que faisons-nous, Merlin l’Enchanteur ? Si vous espérez me faire peur, vous vous trompez lourdement !




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Mar 17 Déc - 22:06






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~



L'ancien chef des Huns détestait ce monde moderne. Il en connaissait juste assez pour que son comportement ne paraisse pas trop curieux mais chaque information sonnait dans son esprit comme un cruel rappel qu'il était très loin de son véritable foyer. Souvent un sentiment de nostalgie le gagnait, une sensation qui mettait toujours ses nerfs à vif. Lacey avait le don de lui rappeler constamment ces ignorances sur ce sujet, ce qui constituait une raison de plus de détester la demoiselle. Comme en cet instant où elle lui déclara que la peine de mort n'était pas abolie ici. Une autre chose insensée de ce monde inconnu : ses lois aussi complexe qu'absurde.

Ne pas savoir quoi répliquer à cela l'avait encore irrité d'avantage et mit sur la défensive. Le meilleur moyen de faire une erreur ou de laisser passer quelque chose concernant les réels raisons de la princesse dans cette maison. Shan-Yu s'était rattrapé mais le mal était fait. Lacey chercha à juste titre à en savoir plus. Nafanaïl aurait pu comprendre ce genre de chose s'il n'avait prit la demoiselle en grippe. Cette petite ignorante qui prétendait que Mulan ne lui avait jamais menti.

"Il y a une différence entre mentir et omettre de dire quelque chose." Déclara-t-il sur un ton bourru en croisant les bras sur son torse pour signaler que la discussion était clause sur ce sujet en se qui le concernait.

Le guerrier allait certainement regretter son aveu involontaire lorsque Lacey ira demander des réponses à sa sauveuse. Peut-être était-ce mieux ainsi. Nafanaïl se voyait mal continuer cette comédie éternellement. Pourquoi son ancienne protégée s'obstinait-elle à ne rien révélé sur le passé de l'ancienne princesse ? Certes l'histoire était difficile à croire mais au moins la colocataire indésirable arrêterait de ce plaindre au sujet d'un passé dont elle ne conservait aucun souvenir.

Leur dispute prit alors des tournants variés, chacun des opposants profitaient de la moindre occasion pour attaquer verbalement l'autre sur un sujet qui fâche. Shan-Yu avait mentit lorsqu'il déclarait être parti de rien. La malédiction lui avait offert pour une raison inconnue de l'argent et une grande maison sans aucun effort à fournir. Ses paroles se reposaient surtout sur sa véritable vie en tant que soldat de l'empereur. Tous les efforts qu'il avait du faire pour monter le moindre échelon hiérarchique. Oui, voir l'ancienne princesse dépendre ainsi des autres en faisant la difficile pour trouver un travail l'énervait au plus au point. Un argument qu'il ne tarda pas à lui renvoyé au visage.

"Pour quelqu'un tenant tant à rembourser ses dettes, je vous trouve bien capricieuse pour trouver un travail." Répliqua-t-il. Il poussa un soupir exaspérer avant de continuer. "Je me moque des excuses que vous trouvez pour vous justifier. Oui, je sais ce que cela fait de partir de rien, c'est justement pour cela que je ne supporte pas votre attitude. A votre place j'aurais prit le premier travail proposé le temps de trouver un autre qui me conviendrait vraiment. Au moins je ne resterais pas inactif."

Ces reproches ressemblaient dangereusement à des conseils. Peut-être s'était-il un peu radouci malgré lui parce que comme il le disait si bien, il comprenait se qu'on ressentait lorsqu'on partait de rien. Les justifications de l'ancienne princesse sonnaient à ses oreilles comme des excuses qu'on se donne pour pouvoir se regarder devant un miroir. Çà aussi, l'ancien chef des Huns connaissait. On fait des promesses en l'air, on justifie ces actes pour que le mensonge prenne des airs de vérité. Rembourser un jour ? Voilà une phrase bien vague.

La discussion s'envenima rapidement au point que les mots ne durent plus suffire pour Lacey qui lui lança une pomme en pleine figure.

Il n'avait pas riposté malgré tout son entraînement. Tout simplement parce que depuis qu'il avait obtenu la réputation d'être invincible grâce à un talisman magique, plus personne n'avait osé l'attaquer en premier. Même depuis son arrivée ici, lorsqu'il s'entraînait au combat, par habitude, il passait toujours à l'attaque avant son adversaire. Or ici, on avait osé lui lancer une pomme en pleine figure. De la part d'une intruse qui se permettait de le critiquer constamment sans rien savoir des enjeux de la malédiction qui plus est. La fureur remplaça très vite la surprise et l'indignation envers un tel geste.

Nafanaïl avait planté le couteau dans la table sans vraiment réfléchir à la suite, guidé par la fureur d'avoir reçu une attaque. Cette querelle faisait remonter à la surface toute la frustration de ses vaines recherches et les méthodes si étrange de ce monde qu'on qualifiait de moderne. Dans leur ancien royaume, les disputes de se genre se réglaient de manière plus... définitive et rapide. Il devait bien connaître que Lacey avait un certain courage pour oser relever le défi. Le guerrier s'était attendu à ce que l'ancienne princesse le traite de fou et l'insulte de tous les noms. Mais non, elle avait prit le couteau. Un sourire féroce se dessina sur ses lèvres alors qu'il se trouvait enfin en territoire familier.

"Je vous l'ai dit, nous allons régler ce conflit à ma manière." Répéta-t-il alors que son interlocutrice lui demande se qu'ils allaient faire maintenant, avec un renfort de sarcasme.

D'un geste brusque, il poussa la table pour se dégager un petit espace dans la pièce. C'est seulement maintenant qu'il se rappela de l'eau toujours en train de bouillir. L'ancien chef des Huns soupesa l'idée de balancer l'eau vers son adversaire pour s'offrir un avantage tactique dès les premiers instants du duel. Un mouvement qui était extrêmement tentant si on prenait en compte l'animosité éprouvée envers Lacey. Il fit un geste vers l'objet en question avant de renoncer et d'éteindre enfin les plaques de la cuisinière. Certes, il aurait pu démarrer le combat sans prévenir mais ce ne serait pas honorable. Cette pensée pourrait faire rire beaucoup de personne connaissant les actes de trahison du chef des Huns. Cependant, même ainsi, Shan-Yu respectait un certain code d'honneur. Sinon il aurait jeté dehors l'ancienne princesse, dette ou non.

"J'en ai assez de ces disputes stériles." Continua-t-il en cherchant lui aussi un couteau dans le tiroir. On pouvait entendre de l'agacement et de l'irritation dans sa voix. "Vous voulez mon respect, il faudra le gagner. Ici les mots sont peut-être maître mais d'où je viens seul les actes ont de l'importance."

En fait, Nafanaïl avait la désagréable impression que chaque action qu'il faisait dans ce nouveau monde lui ferait regretter d'y être venu. Remettre la main sur l'empereur ici semblait être une cause perdue d'avance comme le fait d'accomplir sa vengeance. Ce monde était trop différent. Heureusement qu'il y avait encore quelque combats pour lui permettre de ne pas rouiller. Devoir continuer de prétendre être quelqu'un d'autre, même dans sa propre demeure était la goutte d'eau et l'ancienne princesse en subissait les frais sans en être vraiment responsable. Revenir aux anciennes méthodes en cet instant le détendait imperceptiblement. Plus de mensonge, plus de belles paroles, seule l'action allait compter. Un sourire apparut sur son visage lorsqu'il trouva enfin un couteau similaire à celui que tenait maintenant Lacey.

"Je propose un duel jusqu'au premier sang." Dit-il en reportant enfin son attention sur l'ancienne princesse. "Si cette notion vous dit quelque chose, mademoiselle l'instruite."

Même dans cette situation particulière, la hache de guerre n'était pas pour autant entourer et il ne pouvait s'empêcher de narguer l'ancienne princesse. Nafanaïl referma le tiroir et soupesa l'ustensile de cuisine qui prenait des allures d'armes dans sa main. Le guerrier avait plus l'habitude des lames longues des épées et des sabres ou encore du combat à mains nus mais il avait l'expérience de son ancienne vie pour le soutenir dans ce défi. Peut-être aurait-il un trop gros avantage par rapport à son adversaire ? Honnêtement, il s'en moquait. Cette farce devait se terminer d'une manière ou d'une autre.

Bien sûr, l'intéressée pouvait encore renoncée. Tablant plus sur son ancienne vie que sur celle procurée par la malédiction, Nafanaïl avait du mal à imaginer une princesse osant l'affronter en combat singulier. Il avait réussi à faire ployé devant lui les plus grand guerriers de l'empire. L'ancien chef des Huns tenait à ce défi, ne serait-ce que pour évacuer un peu de sa frustration et de sa rage dans quelque chose mais aussi pour mieux juger sa colocataire indésirable. Il fit quelque pas vers le terrain improvisé dans une attitude sévère, comme un professeur attendant le bon vouloir de son élève.

"Si vous voulez fuir pour vous refugiez dans les jupons de votre sauveuse, il est encore temps." Lâcha-t-il durement tout en se mettant en garde, indiquant par la même occasion qu'il était prêt à commencer.

Pour l'instant, il laissait de côté les conséquences du défi lancé comme par exemple la réaction de Mulan qui désapprouverait certainement se qu'il allait faire. Peu importe les lois de ce monde. Il n'allait pas la tuer de toute façon, comme il l'avait dit le combat s'arrêterait à la première blessure. Shan-Yu avait hésité à décrété qu'il révèlerait à Lacey ce que Mulan lui cachait si la demoiselle réussissait à le blesser en premier, histoire de la motiver. Il avait été sincère lorsqu'il déclarait que c'était à la kiné de le faire et non à lui.


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Lacey French
Admin ೨ Belle

✒ Curse :
2106
✒ Coeur :
Amoureuse d'une bête
✒ Personnage de Conte :
Belle


MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Lun 23 Déc - 9:33






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~


C’était tout de même malheureux d’en venir à détester quelqu’un qu’on ne connaissait pas. Et pourtant, Nafanaïl et moi y étions arrivés. Personnellement, je ne me sentais vraiment pas fière de moi, au contraire, je me décevais de réagir de façon aussi puérile à son égard, mais il ne faisait absolument rien pour arranger les choses de son côté. Si au début j’avais essayé de faire abstraction, ma patience avait été mise à rude épreuve si bien qu’à présent, c’était impossible de rester silencieuse quand il se mettait à me chercher des noises. Bref, je ne le comprenais pas du tout le comportement de mon colocataire. Je n’arrivais pas à savoir ce qui le poussait à me détester comme ça… Surtout que je ne lui avais jamais rien fait. Tout du moins rien qui ne mérite de m’en prendre plein la figure à chaque fois que ma route croisait la sienne.

Pour l’instant, la seule chose à laquelle je songeais, c’était cette histoire de dette. La façon dont il l’avait dit laissait comprendre que Sun avait une dette envers moi et pourtant, elle m’avait affirmé qu’on ne se connaissait pas du tout avant la nuit où elle m’avait faite sortir de l’hôpital. Je pouvais détecter quand quelqu’un me mentait, je ne l’expliquais pas, c’était un don que je possédais et que j’avais découvert au fur et à mesure du temps, et je pouvais affirmer que Sun ne m’avait pas menti. Mais Nafanaïl venait de soulever un nouveau point. J’étais persuadée que mon amie ne pourrait pas me mentir, mais lui ne semblait pas aussi sur. Je fronçais les sourcils. Moi qui avais été persuadée que si je lui demandais de me répondre, elle le ferait, en le regardant, j’en étais moins sure. Lui non plus ne mentait pas.

Je préférais ne pas répondre. Ca ne servait strictement à rien. Il verrait bien quand je lui annoncerai que Sun m’avait répondu de façon honnête. J’étais persuadée qu’elle n’avait absolument aucune idée de cette dette dont il parlait. Mais être persuadée et être sure, il y avait tout de même une marge. Du coup, je me promis d’avoir une discussion avec Sun quand j’en aurais l’occasion. Mais pour le moment, il fallait que je me concentre sur Nafanaïl. Ca partait vraiment dans tous les sens entre lui et moi. On se disputait pour tout et n’importe quoi. C’était vraiment malheureux, mais ça faisait parti de notre quotidien à chaque fois qu’on se croisait. Et il y avait principalement un sujet qui nous faisait hausser la voix plus que les autres : le travail que je n’avais pas. Tout ça parce que je dépendais de Sun !

A ce que je sache, elle pouvait faire ce qu’elle voulait de son argent. Ce n’était pas à Nafanaïl que j’en empruntais, donc ça ne le regardait pas ce que Sun faisait du sien. Et j’étais sincère quand je disais que j’allais la rembourser dès que j’aurais de l’argent. Ce serait même la première chose que je ferais. J’avais promis et je tenais toujours mes promesses, contrairement à certaines personnes que je connaissais. Les paroles de Nafanaïl étaient sans aucun doute les plus calmes qu’il avait pu m’offrir jusqu’à présent. J’en fus profondément déconcertée parce que ça sonnait comme des conseils. Or, jusqu’à présent, ils n’avaient jamais eu une seule parole gentille à mon égard. Bon, on était encore loin de la gentillesse incarnée, mais… Il y avait une progression. Combien de temps est-ce que ça allait durer ? Oh pas très longtemps !

- Certes, mais j’ai plus d’ambition que de devenir serveuse chez Granny, répliquais-je à sa petite tirade.

Qu’est-ce que je disais ? Certes, il m’offrait des conseils, mais j’étais assez intelligente pour me méfier. J’espérais qu’il ne s’attendait pas à ce que je lui dise qu’il avait totalement raison parce qu’il allait être déçu ! J’aurais pu coopérer pour essayer d’alléger un peu les tensions, mais à quoi bon ? Pour qu’on recommence la fois suivante à se battre comme deux chiffonniers ? Ce n’était pas la peine. La preuve, à peine quelques minutes après, je me surpris à lui envoyer une pomme en pleine figure. Pomme qu’il n’avait même pas cherché à esquiver (chose que toute personne normale aurait essayée de faire). Pour le coup, j’étais sans aucun doute aussi surprise que lui. J’aurais pu être fière de moi pour avoir atteint ma cible, mais je ne m’y attendais tellement pas que je restais stupéfaite.

Les choses se dégradèrent, comme prévu. La fureur se peigna sur le visage de Nafanaïl. N’importe qui se serait fait dessus rien qu’à voir sa tête, et pourtant, je ne bougeais pas d’un pouce et continuais de le fixer. Moi aussi, j’étais en colère. Je venais de perdre mon sang froid en lui lançant ce fruit qui n’avait rien demandé à personne, en pleine tête. J’étais sur mes gardes en le voyant farfouiller dans un tiroir pour en ressortir un couteau qu’il planta dans la table. Cette fois-ci, c’était sur, Sun allait nous tuer tous les deux quand elle verrait ça. Mais pour le moment, je n’avais pas le temps de penser aux conséquences. Nafanaïl me défiait et je relevais son défi en défaisant le couteau de la table. Je demandais alors ce qu’il comptait faire à présent et il me confirma ce que je savais déjà. Ca allait finir en bain de sang cette histoire !

Je ne répondis rien. A quoi bon ? Que pourrais-je dire là-dessus ? La table qui se trouvait entre nous deux disparut un peu plus loin pour nous laisser de l’espace. Je baissais légèrement les yeux vers le couteau que je tenais toujours en main et eus la désagréable impression d’être la tueuse en série d’un film d’horreur lambda. Vous savez, cette nana toute mignonne en qui tout le monde a confiance, qui pleure de toutes ses larmes quand elle voit un de ses amis mourir et qui a la fin se révèle être celle qui tue tout le monde et qui prend son pied en le faisant ? La différence entre cette fille et moi, c’était que je ne pleurais pas et que j’étais beaucoup moins menteuse ! Quand je relevais les yeux une demi-seconde plus tard, je vis Nafanaïl diriger sa main vers la bouilloire qui continuait de siffler.

Elle allait exploser d’une minute à l’autre si on la laissait encore plus longtemps sur le feu, mais ça n’avait pas de grande importance car en voyant cette main se diriger dans sa direction, je ne pus m’empêcher de songer qu’il allait me jeter le contenu de l’eau bouillante dessus. J’allais finir brûler et ça le ferait jubiler de joie. Durant ce cours instant, j’avais bloqué ma respiration et m’étais préparée à m’éloigner si jamais il faisait vraiment ce que j’avais en tête, mais Nafanaïl se contenta de couper les plaques, si bien que les sifflements s’arrêtèrent progressivement. Je pus respirer de nouveau, mais pas pour très longtemps quand je le vis farfouiller à nouveau dans le tiroir d’où il avait sorti le couteau que je tenais en main.

- C’est parce que d’où vous venez, vous êtes resté à l’époque du Moyen-âge, répondis-je. Il faut savoir vivre avec son temps !

Je ne me sentais pas spécialement en position de force parce que je n’avais absolument aucune idée de comment est-ce que j’allais m’en sortir cette fois. J’avais relevé le défi sans réfléchir et je ne pouvais pas me défiler. Je ne pouvais plus, pour être exacte. La seule chose qui pourrait faire cesser cette folie, c’était que quelqu’un intervienne ou qu’on arrive à la fin du défi. Qu’adviendrait-il ? Je n’en avais absolument aucune idée ! J’étais dans le flou total, mais je ne pouvais pas me permettre de réfléchir plus longtemps car Nafanaïl trouva un couteau similaire au mien. Bonté divine, ne pouvait-il pas trouver un couteau à beurre ? Un frisson glacial me parcourut l’échine quand il annonça les règles du jeu. Bon, ça aurait pu être pire ! Mais encore une fois, il me prenait pour une ignorante. Je détestais ça !

- Au dix-neuvième siècle, en Europe comme en Amérique, les duels au premier sang se faisaient au pistolet, monsieur le samouraï ! Mais oui, je sais ce que ça signifie dans votre culture ! répliquais-je. A moi d’émettre une condition, on ne touche ni visage, ni organe vitale !

Imaginez deux secondes qu’il ait l’idée de me couper au niveau de la carotide ?! Allez stopper les saignements après ça ! Les chances de survivre étaient encore plus maigres que de croiser le Père Noël ! Enfin, je pouvais m’estimer chanceuse qu’il ne m’ait pas proposé un duel au premier sang à la façon européenne parce que sinon, l’un d’entre nous n’aurait aucune chance de survivre. De nos deux cultures, la signification du mot n’était pas la même et pour une fois, je remerciais les asiatiques d’avoir un temps de retard là-dessus ! N’ayant nullement l’intention de me défiler maintenant, je me mis également en garde. Je venais de faire ça de façon irréfléchi, parfois, je faisais des choses qui me surprenaient énormément, mais quand c’était le cas, je ne cherchais pas à comprendre pourquoi. J’avais lu quelque part que pour les amnésiques, les réflexes restaient dans le subconscient. Mais de là à savoir comment me mettre en garde… il y avait un monde !

- Si je faisais ça, qui de vous ou moi passerait un sale quart d’heure ? répliquais-je. Et Sun ne porte ni jupe ni robe, ça va être difficile, vous ne croyez pas ?

Il était évident que si, comme il le disait, j’allais me cacher sous les jupons de Sun, se serait lui qui passerait pour le méchant de l’histoire et qui en prendrait pour son matricule. Mais je n’avais nullement besoin de Sun pour m’en sortir. J’étais une grande fille. Je n’allais pas partir en courant. Je sentais battre mon cœur à cent à l’heure à cause de ce qui se préparait. J’étais sur mes gardes et pourtant, je ne pouvais pas me résoudre à attaquer. Après tout, c’était son tour de le faire, j’avais déjà déclaré la guerre en lui jetant une pomme dans la figure. J’avais ouvert le bal et je n’avais plus qu’à attendre l’offensive…




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Ven 7 Fév - 21:33






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~



Il pouvait paraître ridicule de détester quelqu'un avec autant de virulence simplement sur un coup de tête. Si le problème avec l'ancienne princesse se limitait au fait qu'elle se soit incruster dans leurs vies sans que Mulan ne daigne l'en avertir avant, peut-être que la colère du guerrier envers l'intruse se serait dissiper avec le temps jusqu'à arriver à une certaine tolérance devant cette nouvelle présence dans la maison. Les choses n'étaient pas aussi simples puisque Lacey avait le don de cumuler les comportements qui agaçait l'ancien chef des Huns.

Nafanaïl pouvait admettre (à contrecœur) que l'ancienne princesse n'était pas responsable du premier argument qui rendait sa présence en ces lieux comme dérangeante : son amnésie. Il ne comprenait pas pourquoi Mulan s'obstinait à garder le secret sur la véritable identité de Lacey. Il doutait qu'elle devienne d'une compagnie plus agréable lorsqu'elle se souviendra de son statut royal mais au moins, le guerrier n'aurait plus à continuer la mascarade créé par la malédiction entre les murs de sa propre maison. Çà ne tiendrait qu'à lui, Nafanaïl aurait déjà tout dévoilé. Toutefois, il devait se plier à la volonté de son ancienne protégée de garder la chose secrète. Sa langue avait déjà fourché sur le coup de l'irritation et il ne comptait pas s'enfoncer d'avantage dans l'erreur, n'en déplaise à la curiosité maladive de son interlocutrice.

Le deuxième 'point qui fâche' était l'obstination de la jeune fille à vivre aux crochets de la personne qui l'avait sauvé. Dette ou non, il y avait une limite à la reconnaissance ! Les arguments que donnait l'ancienne princesse sonnaient comme des prétextes destinés à se donner bonne conscience. Shan-Yu était lui aussi parti de rien et était donc bien placé pour comprendre dans quel état on se sentait. Sauf que lui n'attendait pas que le job idéal lui tombe tout cuit dans la bouche, il avait commencé en bas de l'échelle et avait patiemment grimpé les échelons. Même lorsqu'il avait quitté son royaume d'origine, il ne s'était pas laisser démoraliser et était reparti en quête d'une nouvelle armée dès que ses blessures l'avaient permis.

Parce qu'étonnement il pouvait se montrer compréhensif, il se permit de donner un conseil... pour le regretter presque aussitôt. Lacey lui rétorqua qu'elle avait d'autres ambitions que d'être serveuse au Granny. Encore une excuse pour ne rien faire ! Ah, pourquoi en était-il encore étonner ?


"C'est vrai que le rôle d'alcoolique vous va tellement mieux." Répliqua-t-il sur un ton acide. "Soit, si vous ne voulez rien changer à votre situation, c'est votre affaire."

La 'trêve' n'avait pas duré longtemps. Après quelques instants de discussions houleuses dans ce style, Lacey commit l'impensable : elle lui jeter une pomme en plein visage. Sur le coup de la surprise, Nafanaïl n'avait même pas pensé à esquiver. Depuis qu'il avait gagné la réputation d'être invincible dans son ancienne vie, personne n'avait jamais osé l'attaquer en premier. Le guerrier n'attendait qu'une occasion pour laisser exploser sa colère et l'ancienne princesse venait involontairement de la lui fournir.

Il en avait assez de ce monde aux lois inutilement compliqué, assez de faire attention aux moindres de ses gestes, à la moindre de ses paroles même sous son propre toit et surtout assez de cette petite insolente qui avait osé l'attaquer avec un fruit. Il allait régler le différent qui les opposait à sa manière. Un défi que Lacey releva en silence. L'ancien chef des Huns n'aurait pas été si en colère, peut-être aurait-il éprouvé une certaine admiration pour cette jeune fille qui osa prendre le couteau planté dans la table. Beaucoup aurait filé sans demander leur reste, même les guerriers les plus aguerri.

Sans attendre, Nafanaïl dégagea un petit espace pour leur duel improvisé. Pendant quelques secondes affreusement tentante, il avait porté la main à la bouilloire sifflotant avec l'intention de la balancer au visage de sa future adversaire mais se ravisa au dernier moment pour simplement éteindre et arrêter se sifflement horrible. Heureusement que James avait été un bon professeur pour maîtriser certaines parties de la technologie de ce nouveau monde sinon le guerrier aurait eu un instant embarrassant durant lequel il aurait été incapable d'éteindre cette machine infernal qui se nommait cuisinière.

Pour l'heure, le simple fait de voir l'ancienne princesse retenir sa respiration durant son hésitation était amplement suffisant. Après cette petite satisfaction mesquine, il prit lui-même un couteau et soupesa doucement son arme improvisée. Il était beaucoup plus habitué aux lames longues mais ne doutait pas de vite s'adapter.

Nafanaïl commença à expliquer qu'ils allaient régler leur problème de la même manière qu'on les régler d'où il venait. Bien sûr, la jeune fille en profita pour insulter les méthodes de leur ancien monde. Bien que vexer, le guerrier garda son commentaire pour lui. La malédiction avait fait passé Lacey du statut de princesse à celui d'ivrogne sans travail, ancienne échappé de l'asile... elle n'était pas vraiment la mieux placé pour vanter les mérites de ce nouveau monde. Bien sûr, il ne pouvait dire cela à voix haute. Dommage. Pas ainsi en tout cas.


"Vous n'êtes pas vraiment un bon exemple pour mettre en valeur cet adage." Ne put-il pas s'empêcher de dire tout de même.

Ensuite, il déclara que le duel s'arrêtera au premier sang, n'ayant aucune intention de tué la demoiselle, même si l'idée était intéressante. L'ancien chef des Huns était si proche de son but... ce n'était pas le moment de se faire remarquer, voir envoyer en prison. S'il devait y aller, se serait pour le meurtre de son ancien chef et rien d'autre. Il ne manqua pas de sous-entendre que Lacey était une ignorante pour qu'elle ne songe pas à se défiler.

Comme prévu, l'ancienne princesse étala sa science, visiblement vexée par sa question pouvant sous-entendre un manque de culture. Ensuite, elle imposa ses conditions. Nafanaïl acquiesça. Ne pas toucher le visage ou un organe vital était jouable et une condition raisonnable, ainsi il n'y avait aucun risque que leur duel tourne mal. Les termes du combat étant limpide, le guerrier estima qu'il pouvait commencer et se mit en garde, resserrant sa prise sur la garde du couteau.

Afin de pousser son adversaire à faire une erreur, il lui annonça sarcastiquement qu'il était encore temps de courir se réfugier dans les jupons de Sun. Il soulevait involontairement un problème épineux : la réaction de Sun si elle voyait leur duel. Un fait que son interlocutrice ne manqua pas de souligner. La mâchoire du guerrier se crispa légèrement mais il ne se laissa pas désarçonner pour un détail qu'il jugea insignifiant. Hors de question qu'il demande à Lacey de garder ce duel secret quelque soit le résultat. Quoi que le résultat était couru d'avance pour lui. Un guerrier expérimenté contre une ancienne princesse. Le risque de défaite avoisinait zéro et c'est donc plein d'orgueil qu'il répondit :


"Elle ne sera au courant de rien. Ce combat ne durera même pas une minute."

Après la frustration de recherches infructueuses suivi d'un dialogue stérile avec cette énervante colocataire, il était rafraichissant de se retrouver en terrain familier. Enfin quelque chose de stable dans ce monde de fou. Peut-être aurait-il dû aller au fighting club organiser parfois par les Shaolin plutôt que d'être rentrer ici. Enfin, ce qui est fait est fait. Ce n'était pas plus mal de bientôt donner une leçon de respect à l'ancienne princesse ! Nafanaïl n'attendit pas plus longtemps avant de se lancer sur son adversaire pour porter la première attaque, paré à modifier son geste au premier réflexe défensif de la part de Lacey.

Emporter dans son élan, il fut déconcentrer pendant un très bref instant par un bruit extérieur : celui des clefs qu'on glissait dans une serrure pour entrer.



Revenir en haut Aller en bas

avatar

Lacey French
Admin ೨ Belle

✒ Curse :
2106
✒ Coeur :
Amoureuse d'une bête
✒ Personnage de Conte :
Belle


MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Mer 12 Fév - 12:22






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~


En quittant l’hôpital, j’avais laissé derrière moi des démons, mais c’était pour en trouver d’autres en sortant. J’avais réussi à me débarrasser du docteur Lynch, je me retrouvais avec Nafanaïl. Etait-ce possible d’avoir aussi peu de chance ? Il fallait croire que la vie avait quelque chose contre moi. Mais je ne comptais pas me laisser faire. J’en avais beaucoup trop bavé pour aujourd’hui accepter de me taire et de baisser la tête en opinant. J’étais libre, n’est-ce pas ? Du coup, je ne laisserai personne me gâcher ça, peu importait si ça ne lui convenait pas. L’avis du propriétaire des lieux m’importait peu. Il n’était pas content ? Et bien ça me faisait une belle jambe ! Surtout que tout ce dont il m’accusait n’avait pas vraiment raison d’être à ce point amplifié, ni dramatisé. Mais allez dire ça à quelqu’un d’aussi bouché et têtu que lui !

Le sujet qui fâchait, entre nous, c’était mon inactivité dans le monde du travail. Qu’est-ce que j’y pouvais si je ne trouvais rien qui me convenait ? Je n’avais pas encore fait le tour des différents emplois que la ville pouvait offrir. Pour le moment la seule chose qu’on m’avait proposé, c’était d’être serveuse, mais ça ne m’intéressait pas. Comment pouvais-je savoir que ça ne m’intéressait pas si je n’avais pas testé ? Parce que je connaissais ce boulot du point de vue des clients et honnêtement, quand on avait affaire à des clients particulièrement pénibles et insatisfaits de la vie, c’était le coup à prendre son plateau et à les assommer avec. Je n’avais pas la patience requise et pour cette raison, j’avais refusé les deux offres d’emploies au poste de serveuse. Je continuais de chercher, mais les choses n’allaient pas assez vite pour Nafanaïl.

Tout ne pouvait pas tomber tout cru et tout cuit dans la bouche des gens. Je n’avais pas ce privilège. J’avais déjà donné ma parole à Sun que je lui rembourserai absolument tout ce que j’avais dépensé et j’allais m’y tenir. Je n’avais absolument aucune raison de me justifier auprès d’une troisième personne. Ce qui se passait entre elle et moi ne regardait que nous. Il n’y avait pas besoin de la troisième roue du carrosse, mais c’était aussi trop demandé. Du coup, on en était là et ça commençait sérieusement à me taper sur le système. Un sourire narquois se dessina sur mes lèvres quand je me fis traiter d’alcoolique.

- On n’est pas tous fait pour porter le costume, répliquais-je. Mais comme vous venez le dire, c’est moi que ça regarde alors arrêtez de venir mettre votre nez dans les affaires des autres et occupez-vous des vôtres.

On pourrait croire que les choses s’arrêteraient là, mais c’était mal nous connaître. Cela empira jusqu’à me faire commettre « l’irréparable ». J’avais attaqué Nafanaïl en lui balançant une pomme en pleine tête. Il n’avait même pas pris la peine d’esquiver le fruit et se l’était mangé en pleine face. Je fus tellement surprise au début que je restais figée pendant quelques secondes. Je venais de signer mon arrêt de mort, à n’en pas douter. Mais je n’étais pas une dégonflée alors quand les choses s’étaient accélérées, j’avais suivi le mouvement. J’avais relevé le défi que Nafanaïl venait de lancer. Qu’est-ce que je faisais ? Excellente question ! Toujours était-il que j’avais pris le couteau qui avait fini planté dans la table et cela avait semblé satisfaire mon colocataire. Depuis le temps qu’il rêvait de me donner une « leçon », il en avait l’occasion !

L’ambiance dans la cuisine était particulièrement lourde et extrêmement silencieuse depuis qu’il avait coupé la bouilloire. Quand il avait tendu sa main dans la direction de celle-ci, j’avais eu comme première crainte qu’il ne me jette l’eau bouillante dessus, mais il n’en avait rien fait. J’en avais oublié de respiré, puis expiré lentement une fois qu’il s’était éloigné de la gazinière. A son tour, il avait pris un couteau semblable à celui que je tenais en main. Je l’écoutais annoncer comment cela allait se passer. Pour avoir son respect, j’allais devoir le gagner et de façon moyenâgeuse, chose que je ne laissais pas sous silence. Je laissais tomber sa réplique. Nous avions remarqué tous les deux qu’un échange de paroles était totalement stérile entre nous deux. Il fallait que les choses bougent, il n’y avait pas d’autres moyens.

Un duel au premier sang. Cela avait tellement de signification et cela dépendait d’où on venait. En Europe, c’était un duel avec un pistolet qui visait à être le plus rapide à tirer pour ne pas être tué. Au Moyen-Orient, c’était un combat jusqu’à provoquer une entaille chez son adversaire. C’était moins radical, et honnêtement milles fois préférables. J’acceptais le duel, mais j’imposais mes conditions qu’il accepta. C’était déjà ça de gagner. Techniquement, tous les coups étaient permis, mais nous faisions tout de même partis d’un monde civilisé alors organes vitaux et visage, mieux valait oublier ! J’aurais déclaré forfait, s’il avait refusé. J’ignorais totalement si j’avais des chances de prendre le dessus face à lui. Je penchais plus pour la défaite en ce qui me concernait, mais au moins, je pourrais m’en sortir pas trop mal et avec moins de bobo que prévu.

Les secondes qui nous rapprochaient de l’affrontement étaient de moins en moins nombreuses. Quand il m’annonça qu’il était encore tant pour moi d’abandonner, je lui servis une répartie dont moi seule avait le secret et qui ne faisait que mettre en avant la vérité : Sun ne portait pas de jupe. Ca allait être dur de se cacher dessous ! Et puis, même si j’allais me cacher derrière elle, elle allait vouloir savoir pourquoi et je serais contrainte de lui expliquer. Je passerai sans aucun doute un mauvais quart d’heure, mais je ne serais pas toute seule puisqu’elle ferait de même à Nafanaïl. Ni lui, ni moi n’aurions le dernier mot si Sun venait à se mêler de ce conflit. Un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres quand mon adversaire serra la mâchoire. J’aurais payé cher pour l’entendre grincer des dents, mais rien que cette réaction m’était suffisante car elle prouvait que j’avais raison. Je levais les yeux au ciel quand il parla de la rapidité de notre duel.

- Faites gaffe, l’orgueil fait gonfler les chevilles. Se serait bête que vous perdiez l’équilibre à cause du gonflement ! Vous m’offririez une victoire beaucoup trop facile pour être savourée !

Je détestais qu’on me sous-estime. Vu comment il savait conserver son calme, je ne lui donnais même pas 48h entre les mains du docteur Lynch et de ses traitements. Une fois mise en garde, je restais attentive au moindre mouvement de Nafanaïl. J’avais porté la première attaque en lui jetant une pomme dessus, maintenant, c’était à moi d’attendre le prochain coup. J’avais le cœur qui battait à cent à l’heure. Quand Nafanaïl bougea, je mis quelques secondes avant de capter ce qu’il était entrain de faire. Je réagis trop tard, mais le bruit de clé qui se fit entendre quasiment tout de suite après me permit de lui bloquer le bras avant de le repousser vers l’arrière et de m’éloigner d’un pas de mon côté. La porte venait de se refermer. Sun était rentrée. J’étais soulagée qu’elle soit rentrée parce que cela m’éviterait une cuisante défaite. Sauf que je ne relâchais pas mon attention de mon adversaire, craignant qu’il ne profite d’une seconde de distraction pour tout de même me toucher et me faire perdre.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Mer 9 Avr - 10:11






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~



Certes, Nafanaïl était mal placé pour parler de travail. La malédiction l'avait placé comme quelqu'un de riche, ce qui lui offrait le loisir de se consacrer à ses recherches tout en lui infligeant la honte d'avoir obtenu quelque chose pour lequel il n'avait pas ardemment travailler. Mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir ce genre de discours devant le comportement de l'ancienne princesse. Le guerrier avait du mal à s'imaginer Lacey respecté des horaires fixes, rentrant à des heures descentes en soirées pour être d'attaque le lendemain matin. Le rôle d'alcoolique lui allait beaucoup mieux. Au point que Mulan ne l'avait pas informé du sang royal qui coulait dans les veines de son interlocutrice, Nafanaïl aurait juré que la belle avait déjà pratiqué les tavernes de manière régulière dans son ancienne vie.

Bien sûr, débattre avec Lacey était inutile. La demoiselle se montrer plus buté qu'aucun des soldats que Shan-Yu avait eu à entraîné. Et pourtant, il en avait connu des têtes brûlé ! Que se soit en servant l'empereur ou en apprenant aux barbares à manier correctement une lame. L'ancienne princesse avait toujours une pique verbale en réserve, même quand elle était clairement en tord.

"Je ne l'ai pas toujours porté." Signala-t-il lorsque son interlocutrice lui répliqua que tout le monde n'était pas fait pour porter un costume, comme il le faisait la plupart du temps depuis son arrivé dans cette contrée.

Par cette phrase, il signalait à la demoiselle qu'il avait eut des origines plus modestes que celle imposées par le maléfice de la reine. Shan-Yu avait lutté pour obtenir un grade dans l'armée mais çà. Il fallait parfois se battre et se hisser patiemment les échelons pour atteindre le métier idéal mais çà, l'asiatique savait d'avance qu'il était impossible de faire entré cette vérité dans le cerveau de Lacey. Ce sujet était voué à être clôturer comme tout les autres et la suite des paroles de la belle le signalèrent très bien.

Seulement, Nafanaïl devait être aussi têtu que son interlocutrice, puisqu'au lieu de suivre ce que lui conseillait la prudence, il insista encore au point de provoquer la colère de l'ancienne princesse.

Les disputes et les tensions étaient des choses courantes entre eux. Ils suffisaient que le guerrier et la princesse soit dans la même pièce pour que la paix s'envole presque aussitôt. Mais jamais ils n'en étaient venus aux actes. Tout simplement parce que Nafanaïl savait qu'il ne serait pas retenir ces coups. Recevoir une pomme en pleine figure l'avait tellement surpris qu'il n'avait fait aucun geste pour esquiver le fruit. Pas même les guerriers les plus courageux de leur monde d'origine n'osaient porter la première attaque ! Comment avait-elle osé !

Il avait perdu son sang-froid et avait proposé de régler leur différent à sa manière. L'envie de transformer cette petite leçon en duel qui réglerait... disons... de manière définitive le problème était tentante. Toutefois, Nafanaïl avait réussi à brider sa fureur au point de limiter le combat au premier sang. Une méthode qui pouvait sembler moyenâgeuse pour son adversaire alors qu'elle ne datait d'il y a pas si longtemps pour l'ancien chef des Huns. Les mots n'avaient plus leur place, désormais, seules les actions allaient compter. Cette pensée le calma quelque peu, en remplaçant sa colère par une détermination féroce. Il était pressé de faire perdre sa contenance à l'ancienne princesse. Une perspective qui le rendit d'une assez bonne humeur pour qu'il se montre conciliant au point d'accepter de ne pas viser le visage où un organe vital. Dommage, il aurait bien fait une cicatrice à la joue pour rappeler à la demoiselle son geste téméraire.

Un jour peut-être, si cette malédiction avait une fin, il serait certainement amené à regretter son geste déplacé envers une princesse. Peut-être est-ce pour cela qu'il demanda si Lacey voulait abandonner... Au lieu de saisir la perche tendue, la demoiselle mit en évidence un autre problème : l’éventuelle intervention de Sun dans leur duel. C'est vrai qu'il était étonnant que la kiné ne soit pas encore rentrée et Shan-Yu ne put s'empêcher de crisper sa mâchoire devant cette option imprévue. L'asiatique faillit proposer un autre lieu pour le duel mais le sourire satisfait qu'affichait son adversaire l'en dissuada. Changer de lieu serait accord une victoire à son adversaire. Alors, à la place, il préféra déclarer que le combat sera terminé avant que son ancienne élève ne revienne du travail. Chose tout à fait réaliste étant donné son expérience au combat que Lacey ne possédait pas. Du moins, pas à sa connaissance. Qu'est-ce qu'une ancienne princesse pouvait connaître au maniement d'un couteau ? Sa victoire était évidente !

Nafanaïl le renierait de tout son être si on le lui demandait mais, d'une certaine façon, il espérait se tromper. Que Lacey se batte suffisamment bien pour lui tenir tête et gagner son respect. Ce genre de chose était quelque chose qui se méritait.

Il ne prêta aucune attention à la nouvelle attaque de Lacey au sujet de son orgueil qui lui ferait soi-disant gonfler les chevilles. Ce ne ferait que reporter encore inutilement le début du combat, l'asiatique préféra se mettre en garde. La situation avait quelque chose d'étrangement apaisant. Plus besoin de faire attention à ces paroles ou même aux objets trop modernes pour lui. La seule chose auquel il allait devoir faire attention est de ne pas laisser sa colère diriger trop ces gestes pour ne pas porter malencontreusement un coup fatal à la jeune fille. Cela le ramenait à l'époque où ils enseignaient à de nouvelles recrues avec des sabres en bois. Shan-Yu réaffirma sa prise sur le couteau tout en balayant le sentiment de nostalgie qui menaçait de l'envahir.

Le guerrier s'avança rapidement pour porter sa première attaque. Son adversaire fut trop lente à réagir et pendant une seconde, l'asiatique pensait tenir là une victoire rapide... sauf qu'un bruit retint son geste : celui des clefs qu'on engonçait dans la serrure de la porte d'entrée. Déstabilisé un instant, Lacey profita aussitôt de son trouble pour arrêter son bras et le repousser en arrière. Contre toute prudence, le regard de Nafanaïl ne se concentrait plus sur son adversaire mais en direction de la porte d'entrée qui venait de se refermer.

Sans se bruit, Nafanaïl aurait pu espérer qu'il ne s'agissait que d'une erreur. Un alcoolique comme les amis de soirées de sa colocataire qui se serait trompé de serrure. Hélas, il n'eut pas droit à cette possibilité puisqu'il vit Sun. Le guerrier serra le couteau plus fermement mais ne fit rien pour le dissimuler l'arme improvisé aux yeux de son ancienne élève. Il s'attendait à recevoir des reproches, peut-être même à ce que son ennemie lui fasse un sermon comme à un enfant turbulent. Il ne s'attendait pas à recevoir un regard déçu ni à ce que Sun monte aussitôt vers sa chambre. Rien aucun mot pour les empêcher de continuer... Shan-Yu aurait dû en être ravi mais au lieu de cela, il en fut plus troubler de se qu'il voulait bien admettre.

L'ancien chef des Huns fit quelques pas en direction de la porte de la cuisine et faillit crier le nom de Mulan, avant de se retenir juste à temps. Il ne manquerait plus qu'il fasse se genre d'erreur devant Lacey pour parfaire cette soirée déjà bien assez apocalyptique comme çà !

"On dirait bien que votre sauveuse ne prête aucune importance à votre santé." Répliqua-t-il en reprenant finalement attention à l'ancienne princesse.

Le trouble qui le gagnait suite à l'intervention de Mulan rendit ces paroles moins mordantes qu'il ne l'avait voulu.





Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Lacey French
Admin ೨ Belle

✒ Curse :
2106
✒ Coeur :
Amoureuse d'une bête
✒ Personnage de Conte :
Belle


MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Sam 12 Avr - 21:39






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~


A bien y réfléchir, depuis que j’étais arrivée dans la villa après que Sun m’ait faite sortie de l’hôpital de manière clandestine, Nafanaïl n’avait fait que me critiquer, encore et encore jusqu’à me faire voir rouge plus d’une fois. Jamais auparavant nos altercations avaient été aussi violentes, auparavant, nous nous contentions simplement de paroles, mais aujourd’hui, les choses allaient vraiment changer. Nous franchissions une frontière que nous avions instaurée. J’admettais qu’il fallait que je trouve un travail, qu’il fallait que je participe aux frais etc… mais se faire critiquer parce que je cherchais un travail autre que celui de serveuse… sérieusement, il y avait de quoi péter un plomb ! C’était comme forcer un adolescent à continuer ses études après avoir obtenu son diplôme de fin d’étude, c’était stupide. Enfin bon, allez faire comprendre ça à un homme qui avait des idées plus qu’arriérées et qui refusait d’évoluer !

Qu’il me traite d’alcoolique, je m’en fichais. Je n’étais pas addict à l’alcool. Je faisais la fête, je buvais, je voulais bien le reconnaître, mais je n’étais pas au point d’être alcoolique. Sauf qu’encore une fois, ça ne servait à rien d’argumenter puisqu’il continuerait de m’affirmer que moi j’avais tord et lui avait raison. La seule chose que je trouvais à répliquer, c’était que tout le monde n’était pas fait pour porter le costume. Ce qui était vrai après tout. Personnellement, le tablier ne me convenait pas du tout, je voulais un boulot qui me plairait, pas celui qu’on m’imposerait. Une fois que j’aurais ce travail-là, je lui prouverai que je savais le garder et gagner honnêtement ma vie comme n’importe quel habitant de cette ville. Mais en attendant ce jour-là, j’étais contrainte de supporter chacune de ses attaques verbales et y répondre avec autant de hargne que possible. C’était la seule chose à faire…

Apparemment, si j’en croyais les dire de Nafanaïl, ce dernier n’avait pas porté le costume toute sa vie. Non, probablement quand il était enfant. Enfin, en attendant, s’il affirmait provenir d’une origine modeste, ça ne se voyait pas plus que ça au jour d’aujourd’hui. Il était devenu trop pimpant pour prétendre ne pas avoir été bourgeois depuis sa plus tendre enfance. C’était exactement le genre de personne que les gens avaient l’habitude de détester parce qu’ils oubliaient d’où ils provenaient même quand ils clamaient haut et fort savoir d’où ils venaient. Mais enfin, de toute façon, à quoi est-ce que cela servait de discuter avec lui ? A rien ! Absolument rien ! Donc, je ne perdais pas mon temps à essayer de polémiquer avec lui. Je l’avais assez fait auparavant, les choses venaient de prendre un tournant beaucoup trop important pour que je puisse me permettre continuer sur ce plan-là.

Lui jeter une pomme en pleine figure était sans aucun doute la chose le plus stupide que j’ai jamais faite de toute ma vie. Mais il m’avait beaucoup trop énervée pour que je reste impassible face à lui. Du coup, j’avais fait la première chose qui m’était venue en tête : lui jeter un fruit. J’aurais cru qu’il l’aurait esquivé, ou se serait protéger, enfin fait quelque chose, n’importe quoi, mais au lieu de quoi, il était resté là, bêtement et s’était pris le fruit. Ce qui avait eu don de l’énerver encore plus et de trouver une alternative pour régler les choses à sa façon. N’importe qui aurait pu se sentir effrayé par cette alternative, ou bien encore chercher à se défiler. Sauf que ça aurait été donné raison à Nafanaïl et à paraître faible face à lui, et ça, je ne pouvais pas me le permettre. Je commençais à en avoir marre d’être le vilain petit canard de cette villa. Alors s’il fallait que je lui fasse face pour qu’il me laisse tranquille une bonne fois pour toute, et bien tant pis !

Les règles étaient simples, le combat s’arrêterait au premier sang. Une règle qui avait plusieurs définitions selon l’endroit où on vivait. Mais étant donné que mon colocataire était d’une autre origine que la mienne, je n’eus absolument aucun mal à comprendre ce que cela voulait dire pour lui. N’importe qui se serait contenter d’hocher la tête et de prier de ne pas se faire couper, mais j’eus assez de cran pour exiger qu’aucun de nous deux ne touche le visage ou un quelconque organe vital ; chose qu’il accepta et ce qui m’arrangeait. Je préférais ne pas avoir de cicatrice sur le visage. C’était plus difficile à expliquer qu’une coupure à un bras ou une jambe. Et bien évidemment, il était hors de question pour moi d’abandonner. Je n’étais pas de ce genre-là. Et il était hors de question que j’aille me cacher sous les jupes de Sun, de plus, elle n’en portait pas donc ça allait être difficile de se cacher dessous.

Cependant, mon orgueil prit un coup, il fallait bien que je reconnaisse, quand Nafanaïl affirma que le combat ne durerait pas plus longtemps qu’une seule minute. Mais je ne me dégonflais pas pour autant et affirmais qu’il se surestimait quand même un peu. Ou peut-être pas. Mais une chose était sure, c’était qu’il ne fallait jamais sous-estimer son adversaire. Moi, je savais que je n’avais que très peu de chance face à lui, mais lui, le savait-il réellement ? Peut-être ! Mais j’avais quand même le droit de lui mettre un doute, non ? Toujours était-il qu’il ne répliqua pas, signe que l’heure n’était plus à la rigolade. J’avais porté la première attaque en lui lançant une pomme en pleine tête. C’était donc à lui de répliquer. L’attente entre ce moment-là et celui où il se mit en mouvement me parut être une éternité alors qu’il ne s’était s’agit que de quelques secondes. Je fus lente à réagir, tellement lente que mon manque d’expérience manqua de me faire perdre ce combat, donnant ainsi raison à Nafanaïl : le combat n’aurait pas duré plus d’une minute.

Heureusement pour moi, il y eut un bruit qui le figea autant qu’il me figea en retour. Sun était rentrée. Elle allait nous trouver et nous passer un savon. Jusqu’à présent, elle nous avait toujours empêchés de nous entretuer. Aujourd’hui, ça allait sans aucun doute être pareil. Néanmoins, avant qu’elle nous trouve dans cette position, je repoussais Nafanaïl de façon à ce qu’il se retrouve à deux ou trois pas de moi. Je n’étais plus le centre d’attention de mon adversaire et il n’était plus vraiment le mien non plus. Ce qui pourrait m’être fatal, mais Sun venait d’apparaître dans l’encadrement de la porte de la cuisine. Je la vis nous regarder tous les deux et m’attendais à tout instant à la voir exploser et à en attraper un de nous deux pour taper sur l’autre. Sauf qu’au lieu de quoi, elle resta silencieuse, nous regardant avec toute la déception du monde avant de disparaitre de l’encadrement de la porte. En guise de réaction, j’arquais un sourcil, ne comprenant absolument pas ce qu’il venait de se passer.

Apparemment, je n’étais pas la seule dans ce cas-là car Nafanaïl fit quelques pas en direction de la porte de la cuisine, mais il ne la poursuivit pas. Au contraire, il se tourna vers moi pour me signaler que Sun m’avait complètement délaissée sur ce coup-là. Mais ce qu’il ignorait, ou qu’il refusait de comprendre, c’était que je n’avais pas besoin de la protection de Sun. J’étais une grande fille et je pouvais me débrouiller toute seule. La preuve était, je ne m’étais pas dégonflée face à ce duel, même s’il avait été interrompu par l’arrivée de la troisième habitante de la villa. Je fronçais les sourcils et répliquais :

- Ma santé se porte à merveille, je vous remercie de vous en soucier.

Ce n’était pas ma santé qui était en danger, mais ma sécurité. Enfin bon, peu importait. Je devais bien avouer que l’état de Sun m’inquiétait. Peut-être était-elle lasse de nos enfantillages à Nafanaïl et moi ? Possible ? Honnêtement, j’en aurais marre de nous si j’avais été à sa place. Mais comme je ne l’étais pas, je n’avais pas trop à m’en faire. Je n’attendais pas que mon adversaire réponde quelque chose avant d’ajouter :

- Vous n’allez tout de même pas vous plaindre ? Pour une fois qu’on ne nous empêche pas d’aller jusqu’au bout des choses, voilà que vous semblez vouloir arrêter !

De la provocation gratuite, j’en avais bien conscience, mais j’étais arrivée à un stade où honnêtement je m’en fichais un peu. Un peu plus ou un peu moins, au point où nous en étions… Enfin bon, se serait à lui de décider si cela valait encore la peine qu’on essaie de s’entre-tuer ou pas du tout.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
Revenir en haut Aller en bas



Invité
Invité



MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   Mer 23 Avr - 10:33






Lacey & Nafanaïl

~ Le rayon fruits et légumes fourni des munitions de choix ~



Un duel au premier sang était la manière la plus 'diplomatique' qui lui était venu à l'esprit pour enfin résoudre leur problème. En fait, c'était la deuxième option. La première, dicter par la colère d'avoir reçu une pomme en pleine figure aurait été plus définitive. Heureusement qu'il avait encore assez de self-control pour réaliser que sa solution de prédilection lui apportait plus d'ennuis que de satisfaction.

Avant que Lacey n'y fasse allusion, Nafanaïl n'avait pas pensé à la potentielle intervention de Sun dans cette histoire ni même se qu'elle penserait de ce duel improvisé. L'asiatique doutait que son ancienne protégée approuve cette méthode. Mais de toute façon, il était impensable pour lui que le combat s'éternise. Que pouvait faire une princesse face à lui ? Ce n'était pas de l'orgueil, il était simplement réaliste. La vraie question était plutôt : est-ce qu'une cuisante défaite fera entrer la notion de respect à son adversaire ? Sur ce point, il avait moins de certitude.

Il devait bien admettre que l'ancienne princesse ne manquait pas de courage, à moins qu'il ne s'agisse que de culot, de continuer à jouer les fortes têtes devant lui. Shan-Yu ne se donna même pas la peine de répondre à la dernière tirade de la demoiselle, refusant de reporter encore le début du duel avec des bavardages. Lorsque son adversaire improvisé lui signala que c'était à lui de porter la première attaque, le guerrier ne se fit pas attendre. Lacey réagit avec un temps de retard. Un mélange de satisfaction d'avoir eu raison sur la durée duel et de déception d'avoir obtenu si peu de résistance eut le temps de le parcourir avant qu'un bruit extérieur n'arrête son geste.

Tout d'un coup, la possible intervention de Sun n'était plus aussi utopique que cela puisque la Kiné venait de rentrer. Ce ne serait pas la première fois qu'elle s'interposait entre leurs disputes. A chaque fois, Nafanaïl se sentait outré qu'il devait quitter la pièce pour se calmer. L'ancien chef des Huns s'attendait à une situation similaire, même si comme à chaque fois, il se sentait dans son droit. Pourtant... rien ne se passa. Pas de sermon, juste un regard lasse et son ancienne ennemie monta dans sa chambre sans un mot.

Il aurait du en être ravi et poursuivre le duel, non ? Maintenant qu'il avait la garanti que personne ne les arrêterait. Sauf, qu'étonnamment, cette situation ne le satisfaisait pas. Instinctivement, il avait fait quelques pas vers la porte mais se contenta de regarder dans la direction où Sun était partie. Leur relation avait toujours été... compliquée. Et ce mot était faible. Il avait été mentor et élève, puis frère d'arme avant de devenir les pires ennemis. Ici, ils avaient fait une alliance qui se fragilisait à mesure que leur quête s'éternisait.

Finalement, il ne trouva rien d'autre à dire que de signaler à Lacey l'indifférence qu'avait eu Mulan devant ce duel. Lui-même ne savait pas comment interprété le comportement de la Kiné. Ce n'était certainement pas parce qu'elle avait confiance en l'ancienne princesse de survivre à ce combat ou croire qu'il pourrait retenir ces coups.

- Ma santé se porte à merveille, je vous remercie de vous en soucier.

"Je suis la dernière personne à m'en soucier." Marmonna-t-il.

La réaction du Mulan continuait de le hanter, même s'il refusait de l'admettre. Un fait que ne manqua pas de souligner son interlocutrice qui lança une nouvelle provocation.

- Vous n’allez tout de même pas vous plaindre ? Pour une fois qu’on ne nous empêche pas d’aller jusqu’au bout des choses, voilà que vous semblez vouloir arrêter !

Qu'on l'accuse de vouloir tout arrêter était un nouveau coup à son orgueil, prompte à attiser de nouveau sa colère. Malheureusement pour lui, il n'arrivait pas à revenir à un état de rage suffisant pour donner un sens à la poursuite du duel.

"Vous n'avez aucun instinct de survie ni aucune reconnaissance envers celle qui vous a rendu la liberté." Répondit-il.

Malheureusement, il ne pouvait se risquer de poursuivre sans commettre d'autres impaires concernant la malédiction et le reste. Le fait de ne pas clairement expliqué les choses était on ne peut plus frustrant et çà se voyait qu'il peinait à retenir ces répliques cinglantes mais oh combien compromettante.

"Tant que vous n'aurez pas retrouvé la mémoire, poursuivre cette conversation sera inutile." Conclut-il avant de lâcher son arme qui tomba sur le sol dans un bruit métallique.

Sans attendre une nouvelle provocation de la part de Lacey, il quitta la pièce puis la villa. L'air frais lui fera certainement du bien, même si ces pas le dirigèrent plutôt vers un endroit où il pourra laisser parler sa colère sans retenir ces coups. En espérant que des combats avaient encore lieu au fight-club à cette heure tardive.


Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: C'est la guerre ! [pv Naf]   
Revenir en haut Aller en bas
 

C'est la guerre ! [pv Naf]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Argentine: ouverture d'un nouveau procès pour crimes de guerre lors de la dicta
» Chef de Guerre sur Cannon Io... euh... moto
» Prochaine etape de la "guerre au terrorisme", le Pakistan?
» Elections générales anticipées ou Guerre Civile
» La guerre au Proche-Orient. Sujet de piporiko

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Once Upon a Curse ::  :: Les Archives :: Archives Storybrooke-
Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.