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L'histoire se déroule en Octobre 2013.

« Tant qu'il y a assez de place pour stocker les guimauves, tout va bien. »
par Valentine Bellamy dans You gave up the fight, you left me behind


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 Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille

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Lacey French
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MessageSujet: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Ven 12 Juil - 18:47






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~


Faire la fête, profiter, c’était devenu mon nouveau mode de vie. Il était hors de question que je ne connaisse pas absolument tout ce que j’avais manqué. J’avais passé trop de temps enfermée dans cette chambre – cellule pour rester sagement dans l’appartement que je partageais avec Sun. Ou plutôt qu’elle partageait avec moi puisqu’il était à elle. Mais fort heureusement pour moi, ce n’était pas parce que j’étais l’invitée qu’elle m’avait mise des barrières sous toutes les formes et de toutes les manières possibles. C’était même le contraire, elle m’encourageait à profiter. Donc j’avais écouté ses encouragements, voilà la raison pour laquelle je sortais surtout le soir étant donné la bonne ambiance qu’on pouvait trouver dans certains bars. Et plus particulièrement au Rabbit Hole. J’avais vraiment eu un coup de cœur pour celui-ci, du coup, c’était souvent là-bas que je m’y rendais.

Et c’était là-bas que je me trouvais en ce moment même, entrain de faire une partie de billard contre un gros bras qui avait déclaré que les filles ne savaient pas jouer à ce jeu « typiquement masculin ». Du coup, je n’avais pas pu m’empêcher de venir lui prouver le contraire. Pour le moment, c’était moi qui menais la danse et il le savait très bien étant donné son air effrayé à chaque fois que je mettais une boule dans un trou. Personnellement, ça m’amusait vraiment beaucoup de le voir stresser à chaque fois que c’était à mon tour. Il ne m’en restait plus beaucoup à faire tomber, contrairement à lui. J’avais l’impression que savoir qu’il allait perdre le rendait encore plus piètre joueur que ce qu’il n’était d’habitude. Comment je le savais ? Parce qu’il n’y avait que les nuls qui pouvaient se vanter à ce point d’être bon. Ce soir, il allait être correctement ridiculisé et ça, j’y veillerai personnellement.

En plus de ça, nous avions des spectateurs qui pariaient sur le futur gagnant. Je ne suivais pas trop les paris puisque j’étais la plupart du temps concentrée à calculer mes trajectoires, mais je ne doutais pas un seul instant que j’allais en enrichir plus d’un ce soir. Non, je ne doutais pas un seul instant de ma victoire. De toute façon, je n’avais aucune raison de douter puisque j’avais presque fini ma partie. Quand mon regard croisait le sien, je ne pouvais m’empêcher d’avoir un rictus parce qu’il était tellement pathétique. Encore un type qui ferait mieux de se contenter d’observer tout en enchainant la bière plutôt que de participer à ce jeu. Il y avait des gens qui ne savaient pas du tout quoi faire de leurs vies… Un sourire de vainqueur commençait déjà à se dessiner sur mes lèvres quand je mis mon avant dernière boule dans un des trous sur le côté. Mon adversaire devenait de plus en plus pale. Il donnait l’impression qu’il allait expirer son dernier souffle d’une seconde à l’autre. Ce qui ne finissait pas de m’amuser.

J’aurais pu faire en sorte que la partie se termine immédiatement, mais je fis exprès de louper mon coup pour pouvoir quand même lui donner l’espoir de me battre. Quand je vis son petit air satisfait, je ne pus m’empêcher de rire. Le pauvre… Enfin, non, pas le pauvre. Il n’avait que ce qu’il méritait. En rentrant chez lui, il aura appris qu’il ne fallait jamais sous-estimer les capacités d’une femme. Surtout si, comme moi, elle était très obstinée. Je le laissais donc faire ses petits trucs. Dans notre public, il y avait tout de même des gens qui l’encourageaient, même si ça ne changerait absolument rien à la donne. J’avais gagné, je le savais plus que bien. Cette petite fleur que je faisais à mon adversaire, c’était pour atténuer légèrement sa dose de ridicule. Après, je savais que ça ne servirait à rien puisque ça ne changerait pas la donne, mais de son point de vue « typiquement masculin », il se dirait qu’il était juste à deux malheureux doigts de la victoire.

Comme il fallait s’y attendre, un de ses coups loupa et je repris la main et terminais cette partie dans les règles de l’art. Des exclamations de joie se firent entendre et mon sourire s’élargit. Je regardais mon adversaire qui était plus que dépité et qui semblait à deux doigts de me frapper avec la queue. Je lui adressais un regard qui termina de le dissuader de faire ça. Il n’avait même pas intérêt à essayer sinon, il allait apprendre à me connaître. Finalement, il rangea sa queue et s’en alla sous les moqueries de certains de ses camarades de beuverie. Je fis de même en rangeant la mienne et me dirigeais vers le comptoir du bar. Ca faisait un moment que j’avais terminé ma consommation et j’avais soif depuis plusieurs minutes. Sauf que par crainte qu’il ne triche, je n’avais pas bougé du billard. Je commandais une bière avant de remarquer que j’étais assise juste à côté d’un petit homme qui semblait être tout seul, comme moi ce soir. Je remerciais le barman et me tournais vers mon voisin.

- Vous me permettez de me joindre à vous ? J’trouve ça trop triste de boire en solo.




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Mer 17 Juil - 11:48






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~



Storybrooke by night. Sans doute sa version préférée de la ville. Walgrim comptait parmi les habitués du Rabbit Hole. En fait, il faisait partie du club des clients réguliers d'à peu près tous les bars de cette ville. D'ordinaire, le nain s'arrangeait pour ne jamais sortir seul. À quoi çà servait de faire la fête sans amis pour vous accompagner ? Mais là, il n'avait trouvé personne de libre. Owen travaillait (de toute façon les bars n'avaient jamais été son truc). Robin fignolait son projet top secret (et Walgrim avait tellement hâte de voir aboutir ce dernier qu'il ne lui en voulait pas du tout de travailler d'arrache-pied dessus). Rebecca avait réquisitionné Emilia pour une nouvelle robe. À croire que toute sa liste de connaissance, pourtant assez longue, avait décidé d'être occupé à autre chose se soir. Bon sang, même ce fichu magicien de pacotille était occupé à il ne savait quoi.
Du coup, Walgrim s'était retrouvé au bar en solitaire. Obligé ? Non, c'est vrai, personne ne l'avait menacé avec flingue en lui criant : va te saouler, c'est un ordre. Il aurait très bien pu passer une soirée DVD ou un truc du genre. Sauf qu'il manquerait une chose essentielle. LE truc qui faisait qu'il passait quasiment toutes ses soirées ici : l'ambiance.

Et aujourd'hui, le bar n'en manquait justement pas, d'ambiance. Walgrim savourait sa bière au comptoir tout en regardant une belle inconnue massacrer son adversaire au billard. Même lui, qui n'était pas un grand spécialiste dans ce jeu, voyait bien que l'adversaire de la belle n'avait aucune chance. L'écart se creusait et, comme toujours dans ces cas là, les paris fusèrent. Voilà qui était intéressant ! Le nain paria sur la demoiselle le peu d'argent ayant réussi à survivre jusqu'à maintenant dans son portefeuille. Certains fous misaient sur l'homme qui avait osé affirmer que le billard était un jeu typiquement masculin.

Comme à son habitude, Walgrim participa à l'atmosphère si particulière du bar quand un choc des titans avait lieu. Applaudissant entre deux gorgées de bière quand une boule arrivait à destination et faisait un "oooooh" appuyé quand la boule blanche manquait sa cible. Son moment préféré ? Sans aucun doute le faux espoir qu'avait donné la brunette à son adversaire feinta de louper son coup. C'était vraiment très bien jouer et d'autant plus amusant de voir les réactions de cette action provocante du point de vue des parieurs adverses qui pensait encore récupérer leurs mises. Walgrim en avait même profité pour surenchérir avec un verre gratuit auprès du parieur à côté de lui. Il n'avait pas assez d'argent pour garantir ce verre gratuit et son interlocuteur le savait. Heureusement, il avait suffi que le nain lance un 'alors tu as la trouille ?' et autres arguments de ce genre pour le faire changer d'avis. De toute façon, Wally était certain de récupérer sa mise. Maintenant, il avait également la garantie de boire au moins un verre à l'oeil. Lui qui adorait les paris, il était servi.

La partie de billard se termina dans un tonnerre d'acclamations auquel le nain participa avec enthousiasme. Applaudissant et criant de joie pour acclamer la vainqueur. Ensuite, les billets misés circulèrent entre les parieurs. Le nain s'empressa de vider son verre d'un coup pour pouvoir d'autant plus savourer celui qu'il avait parié en plus de son argent et que le barman ne tarda pas à lui donner. Du coup, il manqua le petit spectacle servant d'épilogue venant du mauvais perdant. Enfin, il ne rata pas grand-chose en réalité puisqu'un seul regard de la belle suffit à dissuader l'adversaire d'en venir aux mains.

Walgrim savourait tout doucement le verre d'alcool qu'il avait gagné quand il eut la surprise de voir l'inconnue non seulement s’asseoir près de lui mais d'en plus lui adresser la parole. Il en fit tellement surpris qu'il manqua d'avaler de travers. Après un raclement de gorge léger pour tenter de faire disparaître son malaise, il se décida à répondre.

"Euhh... Ou...oui bien sûr." Bégaya-t-il en osant à peine regarder son interlocutrice.

Puis il se décida à prendre son courage à deux mains. Ce n'était pas tous les jours qu'une jolie fille venait lui parler.

"Au fait. Bravo pour la partie." Osa-t-il continuer pour instaurer un semblant de conversation. "J'ai particulièrement aimé la faute volontaire vers la fin. Quelque part... je te dois un verre puisque c'est grâce à toi que je bois celui-ci."

Ses joues s'empourprèrent légèrement quand il réalisa qu'il venait de faire une invitation indirecte. Il décida donc d'étouffer son instinct qui lui soufflait de rattraper sa gaffe et hésita à manœuvrer un changement de conversation. Peut-être plus tard... car il avait arpenté de nombreux bars et était quasiment certains de n'avoir jamais croisé cette personne avant.

"Alors... Est-ce que la campagne de publicité ventant les mérites de Storybrooke serait enfin efficace ou bien tu étais enfermé dans une cave jusqu'à ce soir ?" Demanda-t-il sur le ton de son humour si particulier.

Ce qui était à manière à lui de demander d'où Lacey venait. À la réflexion, Walgrim n'en revenait pas d'avoir fait ce genre de remarque à voix haute et à une inconnue qui plus est. L'alcool devait aider, l’embarras de sa précédente phrase y était certainement aussi pour quelque chose. Quoi qu'il en soit, les dés étaient jetés.


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Lacey French
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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Sam 20 Juil - 22:39






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~


La nuit, il y avait beaucoup plus de monde qu’on croyait. S’il y avait de la vie pendant la journée à Storybrooke, on ne pouvait pas dire que la nuit c’était mort. C’était même tout le contraire, mais pour ça, il fallait savoir où aller. Moi, j’avais rapidement trouvé où aller. En fait, j’avais l’impression d’avoir toujours su où chercher quand je m’étais mise en tête de passer des soirées géniales. En tout cas, même si je n’avais pas souvenir d’avoir mis les pieds au Rabbit Hole avant ma sortie du service de psychiatrie, je ne regrettais absolument pas d’y être de retour puisque le patron du bar m’avait affirmé que je venais souvent avant de disparaitre brutalement. C’était tout de même assez frustrant de savoir que les gens se souvenaient de moi alors que moi, je ne me souvenais pas d’eux. Du coup, je les croyais bien volontiers quand ils me disaient quelque chose me concernant parce que je n’avais absolument aucun élément en mémoire pour savoir si c’était faux ou pas.

Ce soir encore, je m’amusais comme une folle. Et surtout, j’avais particulièrement adoré mettre la pâté à ce type qui avait affirmé que le billard, ce n’était pas fait pour les filles. Sérieusement, il fallait vraiment être dénué d’intelligence pour affirmer une chose pareille. Du coup, je n’avais pas pu m’empêcher de le défier pour lui prouver qu’il avait totalement tord. Sauf que quand je l’avais défié, absolument rien ne me garantissait que j’allais gagner. Mais dès que j’avais vu sa façon de jouer, j’avais tout de suite compris que ses chances à lui de remporter la victoire étaient très minces et que les miennes, du coup, étaient beaucoup plus grande. Et ça n’avait pas loupé. J’étais sortie grande gagnante et j’étais vraiment plus que fière que moi. Après tout, je venais de prouver à tous qu’une femme avait autant de chance de gagner une partie de billard qu’un homme. Et celui qui prétendrait encore le contraire serait fou.

Enfin, maintenant que c’était fait, je méritais une bonne récompense et cette récompense, je l’aurais au bar. De plus, j’avais vraiment soif puisque j’avais terminé ma dernière bière un bon moment auparavant. Sauf que je n’avais pas été en rechercher de crainte que ce gros balourd ne triche. Il en aurait été capable, même avec tout ce monde autour de lui. Donc j’avais pris sur moi et j’avais attendu la fin de cette partie pour pouvoir me désaltérer. Le barman m’apporta ma bière et je m’adressais à mon voisin de comptoir qui était tout seul. Je lui demandais si je pouvais me joindre à lui. Nous étions seuls l’un comme l’autre, donc autant se tenir compagnie, non ? Je détestais boire toute seule. Les gens avec qui je buvais habituellement ne semblaient pas être là, donc du coup, j’étais seule de chez seule. Je souris quand il accepta ma compagnie en bégayant. A mon avis, ce n’était pas tous les jours qu’il se faisait aborder par une fille.

- Merci, c’est gentil, répondis-je.

Je bus une gorgée de ma chope de bière tandis que mon nouveau compagnon de beuverie me félicitait pour la partie de billard que je venais de faire. Je ris légèrement quand il fit allusion à ma faute volontaire pour donner ce faux espoir à mon adversaire de gagner. Il y avait cru jusqu’au bout cet imbécile. Comme quoi, l’espoir faisait vraiment vivre les gens. J’avais vu son regard s’illuminer d’espoir et j’avais pris un étrange plaisir à le détruire. C’était mal de ressentir une telle chose, et pourtant, même encore maintenant, je ressentais beaucoup de plaisir à avoir gagné tout en détruisant tous ses espoirs. J’arquais un sourcil à propos du verre qu’il devait m’offrir. Puis je compris quand il fit allusion aux paris. Je savais bien que j’avais enrichi certaines personnes ce soir. Je reposais ma chope sur le comptoir et répondit :

- On peut dire que j’ai rabattu son caquet à l’autre. Je suis sure que maintenant plus personne n’osera dire que les filles ne savent pas jouer au billard. Et t’en fais pas pour le verre, tu boiras à ma santé, ça suffira.

C’était sympa de sa part de vouloir m’offrir un verre pour me remercier de lui avoir fait gagner son pari, mais s’il était plus dans le besoin que moi, et bien tant mieux si je pouvais lui faire profiter. Bon, certes, je n’avais pas de boulot, mais pour l’instant, j’avais encore assez d’argent pour survivre plus ou moins un mois au même rythme. J’avais déjà tout calculé, mais il faudrait quand même que je trouve un emploi si je voulais continuer à vivre comme je le faisais à présent, et bien il fallait gagner de l’argent. Sauf que pour le moment, je n’avais absolument rien trouvé et la liste des possibilités se faisait de plus en plus petite. En même temps, Storybrooke n’était pas une ville qui offrait de très grande possibilité. Enfin bon… Je grimaçais légèrement aux dernières paroles de son compagnon du soir. Il n’imaginait même pas combien il était proche de la vérité en parlant de cave.

- On va dire ça comme ça, répondis-je en prenant à nouveau ma chope de bière et de boire une nouvelle grande gorgée.

Je remplis tellement ma bouche de bière que je mis deux ou trois gorgées avant de tout avaler. Je n’avais pas spécialement envie de reparler de ce triste épisode de ma vie que j’essayais au maximum d’esquiver la conversation. Ne pas parler de Daniel Lynch était devenu ma règle numéro un. Tout du moins, pas tant que je n’aurais pas pris moi-même la décision d’en parler. Enfin, il ne pouvait pas savoir tout ça, donc je jugeais sa question innocente et pour cela, je ne m’énervais pas quand je lui répondis. D’ailleurs, je venais de penser qu’il fallait bien que je lui mette un prénom à ce visage si nous étions destinés à passer le reste de la soirée ensemble.

- Au fait, je m’appelle Lacey, et toi ?

Je remarquais au passage que j’étais passez du vouvoiement au tutoiement. Et bien oui, pourquoi pas ? Après tout, lui, il m’avait tutoyé directement, donc bon. Il ne verrait sans aucun doute aucune mal à ce que je le tutoie à mon tour, n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Mar 30 Juil - 17:49






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~




En cet instant, Walgrim ne regretta plus d'être allé seul au bar. Ses amis l'auraient certainement charrié (gentiment ou non selon la personne) toute la soirée sur son bégaiement quand Lacey lui avait demandé si elle pouvait se joindre à lui. Heureusement, il n'en reçut aucune de la part de la belle qui lui sourit. Il le lui rendit avec une imitation de sourire un peu plus timide. Non, il n'avait vraiment pas l'habitude qu'une inconnue vienne l'accoster ainsi. Alors il essaya de faire oublier sa gêne en déviant vers un sujet un peu moins casse-gueule. Garanti sans hésitation et maladresse. La partie de billard que l'inconnue avait brillamment remportée. Mais bien sûr, il ne pouvait pas rester longtemps sans l'ouvrir de trop, n'est-ce pas ? En parlant des paris, il avait parler de payer un verre à Lacey, vu qu'il lui devait en quelque sorte celui qu'il était en train de boire. Le nain aurait voulu se faire encore plus petit qu'il ne l'était quand il vit la belle arquer un sourcil devant sa proposition indirecte.

Là encore, il eut de la chance qu'elle ne prît pas la mouche. Normalement, c'était à ce stade de la conversation qu'il décidait de se taire. Sauf que la bière n'aidait pas à tenir ce genre de promesse, elle avait tendance à le rendre plus bavard, au contraire.

"Je crois aussi qu'après ta démonstration, personne n'osera le dire." Commenta-t-il. Il leva son verre pour porter un toast comme lui avait suggéré son interlocutrice. "À la santé de la massacreuse des tables de billard."

Puis il but une gorgée de son verre. il était assez fier de son surnom improvisé, faute de connaître le vrai nom de la demoiselle. C'était bizarre d'ailleurs. Social comme il l'était, il connaissait à peu près toute la ville et pourtant il avait beau se creuser sa mémoire embrumée par l'alcool, elle ne lui disait rien. Il manifesta cette question à voix haute. Enfin... a sa manière. Maladroite et potentiellement blessante pour peu que la personne visée ne soit pas receptive à son humour qu'il nommait 'made in Târa' car la détective était la seule à y riposter à ce jour.
La grimace, c'était généralement un signe dont il était allé trop loin. Aussi décida-t-il de ne pas répondre. Apparemment, il avait mis à jour sans le vouloir un événement délicat. Comme quand il avait parlé de psychopathe à Târa alors qu'elle allait lui demander de l'aide sur l'affaire Moody. Décidément, il allait être nommé le roi de la bourde avant la fin du mois s'il continuait à ce rythme.

Par miracle, comme il n'avait pas encouragé cette partie de la conversation de continuer, on passa à un autre sujet, celui des présentations. Walgrim fut surpris de constater qu'il était tellement occupé à essayer d'éviter les impairs (ce qui ne fit que les empirer), qu'il ne s'était pas présenté et n'avait pas non plus songé à demander le nom de la joueuse de billard.

"Walgrim. Mais tout le monde m'appelle Wally." Commença-t-il. Et parce qu'il était le premier à se moquer de lui-même, il poursuivit sur le ton de la plaisanterie. "Ou le nain, ou encore le nabot et d'autres surnoms dans le genre. C'est dingue comme les gens ont une imagination incroyable pour ce genre de chose. Mais voyait la bourde que j'ai faite tout à l'heure, tu as parfaitement le droit de m'appeler comme çà."

Au début, Walgrim le prenait très mal quand on se moquait de sa taille. Puis il avait réalisé que s'il devait s'en faire pour cela, il allait passer ses journées entières de mauvais poil. Alors il avait décidé d'en rire, parfois en coupant l'herbe sous le pied du moqueur car il connaissait depuis longtemps toutes les blagues qu'on pouvait faire sur le sujet et devançait les plaisanteries dans ce genre. Petit à petit, c'était même devenu depuis sa devise en cas de problème : en rire d'abord et s'en inquiéter ensuite. Enfin, il y avait toujours des exceptions comme quand Andrew lui avait annoncé qu'il y avait un truc bizarre avec son sang. Mais généralement, il s'y tenait. Vu qu'il avait enchaîné les gaffes depuis le début de cette conversation, Lacey avait parfaitement le droit de lui retourner la politesse et, bon joueur, il lui offrit donc une possibilité de le faire.

"Enchanté, Lacey." finit-il par dire.

Il retint de justesse des questions sur l'origine du nom ou des commentaires sur la beauté de celui-ci. Cette fois, il ne voulait plus faire de bêtise.


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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Jeu 15 Aoû - 21:15






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~


Fière de moi, je l’étais. C’était la première fois que je faisais une partie de billard dans le but de mettre une raclée à quelqu’un. Avant, je jouais simplement pour le plaisir et je continuerai à jouer pour le plaisir de toute façon, mais cet homme-là l’avait bien cherché voilà tout. Et puis il avait été tellement humilié que j’étais certaine qu’il se passerait de jouer aux billards pendant un bon bout de temps. Et surtout ne plus jamais dire qu’une femme ne sait pas jouer aux billards parce que soit disant que c’est un jeu d’hommes. Il fallait vraiment être idiot de nos jours pour dire que tel ou tel jeu n’est pas pour la gente féminine. Cet homme était sans aucun doute resté à l’âge de pierre alors qu’il était évident que nous étions à l’âge de bière. Il fallait savoir évoluer, mais certains hommes étaient tellement machos qu’ils étaient incapables de développer leurs acéphales.

Je ris en entendant le surnom que mon nouveau compagnon de soirée venait de me donner : massacreuse des tables de billard. Ouais, c’était pas mal comme surnom. Je pourrais très rapidement m’y faire. Je levais également mon verre en signe de retour de toast et bus une nouvelle gorgée de mon verre que je reposais sur le comptoir juste après avoir avalé ma gorgée. Je fis de mon mieux pour esquiver sa question sur l’endroit d’où je venais. Je savais bien que pour beaucoup je venais de débarquer alors que d’autres semblaient me connaître depuis toujours et donnaient l’impression que jamais je n’avais été enfermée dans le service de psychiatrie. Cet homme-là faisait parti de ceux qui me voyaient débarquer et qui voulaient savoir d’où je venais. Sauf qu’il était hors de question pour moi de dire que j’étais une échappée de l’asile.

Aussi, après une légère grimace, j’esquivais la question du mieux que je pus. Oh je ne lui en voulais pas d’avoir posé la question puisque c’était humain de demander aux gens d’où on venait. Mais je faisais parti des gens qui ne voulaient pas dire d’où ils venaient. J’aurais pu lui répondre que j’étais la fille du fleuriste, mais au cas où il le connaîtrait, il était fort probable que mon père n’ait jamais parlé de moi à qui que ce soit. C’était lui qui m’avait enfermée après tout, donc pourquoi aurait-il perdu son temps à parler de moi à qui que ce soit ? Ca n’avait pas vraiment de sens. Du coup, je préférais garder le silence sur l’endroit d’où je venais plutôt que de le dire. Et puis, c’était tout à fait mon droit, non ? Je préférais passer à autre chose, comme les présentations, par exemple. Oui, parce que je souhaitais tout de même connaître le prénom de mon compagnon du soir.

Je commençais d’abord par me présenter et lui demandais donc le sien. Mon voisin de comptoir se présenta sous le nom de Walgrim ainsi que tout un dérivé d’autres surnoms qu’on avait pu lui donner au cours de sa vie. J’arquais un sourcil et affichais un air surpris. La vie n’avait pas été tendre avec lui avec des surnoms pareils. Je fus d’autant plus surprise qu’il m’autorisa à l’appeler comme bon me semblait. J’avais donc le choix entre le nabot, le nain etc… On ne pouvait pas dire que c’était très reluisant tout ça. Si je comprenais bien la situation, on se moquait de lui parce qu’il était de petite taille. Il n’y avait vraiment pas de quoi. Ce n’était pas comme si c’était de sa faute. On ne choisissait malheureusement pas la taille qu’on allait faire en étant « grand ». Il y en avait qui étaient plus petits que d’autres. Mais il était évident que quand on possédait une tare, nous ne faisions plus parti des humains « normaux ».

- Je vais me contenter de Walgrim ou Wally. Je ne suis pas fan des surnoms dégradants.

Ce qui était la stricte vérité d’ailleurs. Jamais il ne me serait venu à l’idée de l’appeler comme ça, même s’il avait fait une boulette en me demandant d’où je venais. On ne pouvait pas dire que c’était une réelle erreur puisque c’était normal de poser ce genre de question. Par contre, là où il avait rattrapé son « erreur » c’était qu’il n’avait pas insisté comme certains l’auraient fait avec la question qui avait le don d’énerver : « Tu es sure de ne pas vouloir me dire d’où tu viens ? Ca m’intéresse vraiment, tu sais ! » Pff ! Comme si savoir d’où vient une personne va vous changer la vie ! C’était du grand n’importe quoi. Je pris une nouvelle gorgée de ma bière et reportais mon attention sur Walgrim (c’était autre chose de se dire son prénom que de continuer à l’appeler « compagnon du soir »).

- Enchantée également, Walgrim. Quant à moi, je n’ai que Lacey. Aucun surnom, mis à part celui que tu viens de me donner, répondis-je en souriant.

Quel surnom pourrait aller avec Lacey ? Lala ? Oh quelle horreur ! Je ne voulais surtout pas qu’on m’appelle ainsi. Plutôt m’appeler la folle du quartier ! Ca m’irait nettement mieux que ce surnom possible qu’on pouvait me donner. D’ailleurs, je ne savais même pas si mon père m’avait donné un quelconque surnom un jour. Un truc affectif quelconque ou que sais-je encore. Je ne m’en souvenais même plus. Tout comme le reste de ma vie. D’ailleurs, c’était exactement comme mon prénom, je n’avais même pas été sure que c’était bien le mien avant d’entendre beaucoup de gens m’appeler ainsi sans que je me présente. Au début, j’avais cru qu’il s’agissait d’un prénom écrit sur un bracelet d’hôpital. Maintenant, j’étais certaine de m’appeler ainsi. Mais toujours pas de surnom.

- Alors, pourquoi t’es là ce soir ? Une raison particulière ou bien comme moi, c’est simplement pour l’ambiance et pour passer une bonne soirée ?




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Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Mar 27 Aoû - 11:30






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~



Son interlocutrice parut surprise par les surnoms que Wally avait fait suivre après son prénom. Ou alors s'était parce qu'il lui avait tendu une perche pour l'invité à en faire de même à cause de sa précédente maladresse ? Il est vrai que le geste pouvait paraître curieux. On invitait rarement quelqu'un à se moquer ouvertement de vous.

"Bah, il faut bien que les idiots s'amusent." Répondit-il avec un haussement d'épaules, signalant de cette façon que ce genre de commentaires dégradants comme nabots et autres surnoms du même style ne le touchait pas. Pour détourner la conversation vers un sujet moins déprimant, il continua sur un ton plus léger. "Et je suis impressionné, d'ordinaire les gens se rabattent immédiatement sur 'Wally' parce qu'ils jugent mon prénom trop compliqué à prononcer ou à retenir."

Le sourire de Walgrim s'agrandit quand Lacey avoua qu'elle n'avait aucun surnom hormis celui qu'il lui avait donné. Ce genre de chose était, de manière officieuse, sa spécialité. Même s'il devait parfois s'incliner devant les compétences de Rebecca.

"Oh mais la massacreuse des tables de billard, çà fait plus légende urbaine que surnom à proprement parler." Commenta-t-il. Il fit une pause théâtrale en plissant des yeux comme s'il cherchait l'inspiration avant de reprendre la parole. "Du genre : Elle était apparue un soir, sortant de nulle part, répondant à un défi lancé. Sa manière de jouer frôlait le surnaturel. Depuis qu'elle écrasa son adversaire, ce soir-là, on raconte que la massacreuse des tables de billard fait son apparition dès que quelqu'un ose déclarer d'une voix un peu trop forte que ce jeu n'est pas destiné aux femmes."

Le nain était visiblement très content de son improvisation. Comme quoi, çà servait de côtoyer Matthew et ces milliers d'histoires qu'inventait le présentateur ! En plus, il avait fait quelques rimes involontaires, pas mal pour de l'improvisation ! Et puis c'était une excellente manière de tester l'humour de son interlocutrice. Non pas qu'il voulait véritablement la tester. Mais l'humour était une bonne manière pour apprendre à se connaître, selon lui. Déjà, il savait que la belle était peu respective au degré d'humour qu'il surnommait 'made in Târa' en hommage à son inventrice. Quoique peu de personnes l'étaient, en réalité. Le nain se mit à réfléchir au prénom de la joueuse de billard tout en buvant une nouvelle gorgée de sa bière. Lacey. C'est vrai que c'était très court. On pourrait donc penser qu'il était impossible de trouver un surnom à un prénom aussi simple. Ou alors le surnom serait plus long que le nom initial ce qui reviendrait à mettre le monde à l'envers. Voilà un sacré défi et potentiellement l'objet d'un futur pari.

"Je parie qu'avant la fin de cette soirée, j'en trouverais un autre." Lança-t-il avec un amusement manifeste.

Il adorait parier sur tout et n'importe quoi. Quelques défis avaient l'avantage de pimenter un peu les choses. Plus il semblait impossible, plus le défi était amusant. Cette fois, Wally sut d'instinct qu'il devrait éviter des questions du genre : comment tes parents t'appellent alors ? Pour l'aider dans ses recherches. Vu la bourde qu'il avait fait tout à l'heure, il était quasiment certain que le sujet de la famille était quelque chose de tabou. De plus, demander des indices... ce serait un peu de la triche, non ? Hum... Lala ? Non, personne ne voudrait être appelé comme çà. Lacy ? Ah, il tenait quelque chose, là ! Même s'il n'avait enlevé qu'une lettre. Walgrim laissa son jeu du soir de côté pour revenir à la conversation. Lacey lui demandait pourquoi il était ici ce soir.

"J'aime bien venir ici, il se passe toujours quelque chose d'intéressant." Répondit-il. "Un concours de boissons. Une bagarre. Quelqu'un de tellement saoul qu'il se lance dans un discours inspiré et larmoyant sur sa vie ou le plaisir d'être entre amis. Ou... une massacreuse des tables de billard." Conclut-il avec un clin d'oeil à Lacey sur la dernière partie de sa tirade.

Oui, il se passait toujours quelque chose ici. Le spectacle de ce soir confirmait sa théorie, même si la plupart du temps c'était lui et ses connaissances qui s'occupaient de faire l'animation. Dire qu'il avait failli rater çà parce que tous ses amis de comptoir habituel n'étaient pas libres ! Walgrim s'en serait certainement mordu les doigts en apprenant les performances de sa nouvelle amie le lendemain s'il avait été absent.

"Alors... Normalement, c'est à moi d'enchaîner mais vu la gaffe que j'ai fait tout à l'heure, je vais te laisser gérer les sujets de cette conversation." Plaisanta-t-il avec un petit rire. "Parce que j'ai vraiment envie qu'on demeure amis à la fin de cette soirée."

Ami. Le mot était peut-être un peu trop fort pour une rencontre éclaire. Mais Walgrim était ainsi, sympathisant rapidement avec des inconnus et prenant très rarement en grippe les gens, même ceux se moquant de lui. Sa liste noire (parce qu'il en avait tout de même une) était assez mince pour tenir sur un timbre.


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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Mer 4 Sep - 18:55






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~


La méchanceté gratuite était le lot quotidien de beaucoup de personne, et Walgrim en faisait parti. Je voulais bien admettre qu’avoir sa taille n’était pas spécialement avantageux, mais ce n’était pas non plus une raison de se moquer de lui. Enfin les gens étaient vraiment sans cœurs. J’en faisais partie, mais pas sur ce plan-là. Certaines personnes méritaient de souffrir, mais d’autres non. Donc au niveau des surnoms, j’allais sans aucun doute en rester à Wally. Il n’avait sans aucun doute rien fait pour mériter les autres, mais les gens faisaient vraiment preuve d’imagination. J’hochais la tête en guise d’assentiment lorsqu’il affirma qu’il fallait laisser les imbéciles s’amuser. J’étais tout à fait d’accord avec lui. L’ignorance était sans aucun doute ce qui énervait plus les gens. Répliquer ne faisait que les encourager dans leur bêtise. Le silence, j’avais appris à m’en servir et rien ne faisait plus rager les autres.

- Il y a pire que Walgrim, croyez-moi ! répondis-je.

J’étais certaine qu’en disant ça, j’aurais pu lui donner un exemple, mais à peine avais-je fini ma phrase que l’exemple s’envola aussitôt. Je détestais quand ma mémoire faisait ça. Elle flanchait au moment même où j’étais sur le point de mettre le doigt sur cette partie de mes souvenirs. Il n’y avait rien de plus qui m’énervait. Je lâchais un discret soupire avant de prendre à nouveau mon verre et de boire une gorgée. Si j’avais été sur le point de retrouver une infime partie de mes souvenirs, peut-être qu’avec un peu de patience, ça reviendrait à un moment ou un autre. Peut-être plus rapidement que ce qu’on ne pense… Un jour, j’étais certaine que ça reviendrait. En attendant, je préférais me concentrer sur la conversation actuelle et moi affirmant que je n’avais absolument aucun surnom. Après tout, quel surnom pourrait-on donné à Lacey ?

Walgrim disait juste en affirmant que mon « surnom » faisait plus légende. Moi, ça m’allait bien. C’était cool aussi d’avoir un pseudonyme légendaire. Sauf que si on devait m’appeler comme ça, ça restait tout de même très long à dire. Beaucoup plus long que Lacey qui comportait seulement deux syllabes. Du coup, c’était difficile de trouver un surnom plus court que mon prénom. Lala ? Oh quelle horreur ! Si quelqu’un osait un jour m’appeler comme ça en public, non seulement je l’ignorerais, mais en plus, il passerait un mauvais quart d’heure une fois en privée. J’écoutais un peu béatement le récit de mon nouveau compagnon à propos de ma partie de billard. Un large sourire se dessina sur mes lèvres quand il eut terminé si bien que je me mis à applaudir légèrement pour éviter d’attirer l’attention de tout le monde. Les clients du bar n’avaient pas forcément besoin de savoir de quoi nous parlions.

- C’était excellent ! Vous devriez écrire un livre, je suis sure que vous aurez un franc succès ! Avec une diction pareille, vous devez avoir une excellente plume.

Je disais ça sérieusement. Je m’étais découverte un talent pour les livres depuis que j’étais sortie de l’hôpital. Bon, je ne prétendais pas être une experte, loin de là, mais je possédais une grande connaissance de nombreux livres, même ceux que d’autres personnes auraient jugé d’ennuyeux et sans aucun intérêt. Je bus la dernière gorgée de ma bière et en demandais une seconde au barman quand il passa juste devant moi. Je lui payais cette nouvelle consommation puis attirais la chope près de moi.

- Et bien, si vous y arrivez, je vous paie un verre, annonçais-je. Sachez que j’ai hâte de l’entendre parce qu’honnêtement ça m’intrigue d’avance.

Si Walgrim était capable de crée une légende, j’étais certaine qu’il saurait me trouver un surnom. Certes, cela représenterait sans aucun doute un défi pour lui, mais s’il y arrivait, je n’avais aucune raison de ne pas le récompenser. Enfin, j’étais curieuse de connaître la raison de sa présence ici. Puisqu’il était tout seul, je ne pouvais qu’en déduire qu’il était là pour l’ambiance et pour passer une bonne soirée, mais je pouvais toujours me tromper. Après tout, peut-être était-il là pour une raison particulière. Je ne le connaissais pas assez pour affirmer qu’il était là pour les mêmes raisons que moi. Donc je posais la question. Sa réponse me fit rire à nouveau. Je devais bien avouer qu’il avait raison. Il se passait souvent des choses intéressantes. Ce soir, c’était moi qui avais mis l’animation alors que ce n’était pas voulu de ma part.

- Je suis bien d’accord avec toi. Ici c’est cool. Je n’ai pas encore trouvé de meilleur endroit pour passer mes nuits.

Puisque je ne travaillais toujours pas, je pouvais faire exactement ce que je voulais. Je pouvais dormir le jour et vivre la nuit que ça ne poserait de problème à personne. Et puis, autant dire ça arrangeait aussi Nafanaïl puisque nous ne nous supportions pas. Quand lui n’était pas là, j’étais à la maison et quand il était à la maison, je n’étais pas là. Au moins, ça évitait qu’on démolisse les meubles et toute la décoration ou qu’on ait affaire à Sun qui pouvait faire très peur quand elle se mettait réellement en colère. Enfin, je doutais que nous ayons eu affaire à la véritable colère de Sun, mais à chaque fois qu’elle nous avait séparé, nous avions eu le droit à un aperçue de ce que ça pourrait être le jour où elle rentrerait dans une rage folle. Pour en revenir à l’instant présent, Walgrim me proposait de faire la conversation pour éviter une autre boulette comme celle qu’il avait fait un peu plus tôt. Je haussais les épaules avant de répliquer :

- Je vais pas aller jusqu’à dire que c’était une boulette. Ce genre de questions est normal quand deux personnes se rencontrent, du coup, je ne peux pas vous en tenir rigueur. Disons juste que je ne suis pas vraiment disposée à parler de mon passé pour le moment.

Et puis, que pourrais-je dire sur mon passé ? Je ne me souvenais de rien. Je pouvais toujours m’inventer une vie, bien sur, mais ce genre de choses finissait toujours mal. Bien souvent, on s’emmêlait les pinceaux et ce qu’on disait ne ressemblait plus vraiment à la première version. L’être humain avait toujours tendance à ajouter des détails aux récits si bien que les ajouts avaient toujours un effet négatif parce qu’au final, plus rien ne ressemblait à la première version. Alors comment savoir où était la vérité ? Il n’y en avait tout simplement pas. Donc je préférais dire que je n’avais pas envie d’en parler. Peut-être qu’un jour je lui dirais que j’avais perdu la mémoire, que je ne savais même pas qui j’étais, ni même si Lacey était mon véritable prénom. Mais pour l’instant, je ne le connaissais pas assez pour ça.

- Par contre, moi, je suis curieuse de vous connaître ! Vous savez jouer au billard ?




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Sam 21 Sep - 20:30






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~



Lacey répondit qu'il y avait pire que Walgrim alors qu'il la félicitait d'avoir bien prononcé son nom, chose très rare chez les personnes qu'il rencontrait pour la première fois. La massacreuse des tables de billard semblait chercher un exemple, sans succès. Il n'y avait rien de plus frustrant que d'avoir une idée sur le bout de la langue sans parvenir à clairement la saisir. En parfait chevalier servant, l'ancien redcap vint au secours de la demoiselle.

"C'est vrai !" Confirma-t-il avec un sourire. "Comme par exemple Rupert ou..." Il réfléchit un instant pour trouver quelque chose de pire que son premier exemple. Honnêtement, il aurait cru qu'il n'en trouverait pas. Il fallait dire qu'il avait placer la barre très haut avec Rupert. Mais un autre prénom s'imposa dans son esprit. "... ou Gaston ! Oh mon dieu, quel prénom horrible."

Il rit légèrement, se demandant où il avait pu trouver un nom pareil. Mais il se rappela vite sa maladresse légendaire alors il ajouta avec humour. "Hum et c'est là que tu me dis que c'est le prénom de ton fiancé, c'est çà ?"

Ce genre de choses était quotidien chez lui. Il suffisait à Walgrim de donner un avis sur un prénom, un film ou même bêtement d'une couleur ou encore d'un vêtement... Du moment que celui-ci était négatif, il trouvait inévitablement sur un fan chez son interlocuteur, s'offusquant de ne pas voir son opinion partagée. Alors le nain avait pris les devants, cette fois-ci, vu qu'il avait déjà une maladresse à son actif dans cette discussion. Et ne disait-on pas : jamais deux sans trois ? Alors, autant éviter de produire l'erreur numéro deux. Ce n'était pas le moment de commencer une liste de poisse.
En plus, c'était une manière plus ou moins subtile de savoir si son interlocutrice était célibataire. Pas qu'il avait l'intention de la draguer, hein ! Non, non, non ! Enfin, elle était plutôt jolie, c'est vrai et elle avait l'air d'avoir une bonne décente vue la deuxième bière qu'elle venait de commander. En plus, elle avait de la repartie. Bref, que des qualités rares et que Walgrim avaient toujours cru incompatible. De toute façon, son coeur appartenait à Suzy. Même si çà resterait certainement à sens unique pour le reste de sa vie.

Voilà qu'il commençait à se monter la tête tout seul ! Comme si la drague devait forcément se mêler dans une discussion entre un homme et une femme dans un bar ! Ils pouvaient juste être amis, non ? Walgrim était même un champion pour çà. Heureusement que Lacey lui vint en aide sans le savoir en déclarant qu'elle n'avait aucun surnom hormis celui que Wally venait de lui donner. Il put donc concentrer ces pensées sur cette idée. On ne pouvait décemment pas donner à une fille, possédant déjà un prénom assez court, un surnom long comme le bras. çà faisait plus Légende Urbaine qu'on se racontait autour d'un verre. D'ailleurs, il fut inspiré et s'empressa de partager sa création du moment. L'histoire improvisée due plaire à son interlocutrice puisqu'il reçut de légers applaudissements.

"Merci." Dit-il avec une petite révérence théâtrale qui manqua de le faire tomber de son tabouret. Une fois son équilibre rétablit, il afficha un sourire confus.

Il fut assez surpris de la suite et rougit devant ce compliment inattendu. Jamais il n'avait pensé à écrire. Oui, il avait la parole facile mais de là à rendre des écrits intéressants... il y avait un monde de différence, non ? Quoique le sujet ne serait pas un problème. Il suffisait au nain d'aller rendre visite à un certain facteur pour se retrouver avec des centaines d'histoire loufoque sur les monstres et autres spectres qui erraient dans la ville à la nuit tombée. Peut-être tenait-il là un futur sujet pour un livre humoristique.

"Enfin, je n'ai aucun mérité. J'ai eu un bon professeur. C'est plutôt lui qui devait écrire le futur best-seller de Storybrooke, je lui en glisserais l'idée." Continua-t-il.

C'est vrai que Matthew était un bien meilleur conteur que lui. Ce n'était pas une si mauvaise idée que cela et Walgrim se jura de tenir parole et d'effectivement lui en parler à leur prochaine rencontre. Enfin, s'il n'avait pas complètement zappé cette soirée à cause de la bière.

"Quant à moi, si j'arrive récupérer un boulot stable, je serais déjà le plus heureux du monde." Avoua-t-il en buvant une gorgée de son verre. "Ouais, j'en demande beaucoup à ma bonne étoile, je crois." Continua-t-il avec un nouveau rire.

Certains devenaient des bouts en train quand il avait plus d'alcool que de sang dans les veines. D'autres avaient ce qu'on appelait "l'alcool triste". Ironiquement, il buvait pour oublier leurs problèmes mais au contraire, les bières les faisaient s'enfoncer encore plus dans leur tristesse. Wally se situait en juste milieu. Globalement joyeux, il suffisait d'une pensée pour lui faire perdre son sourire. Heureusement, il avait assez de sens de la dérision pour tourner cela en grotesque et à la plaisanterie. D'où le coup de la bonne étoile. Ensuite, il avait lancé un défi à voix haute : trouver un surnom à Lacey avant la fin de la soirée.

"Pari tenu." Conclut-il avec un sourire retrouvé.

Walgrim adorait ce genre de défi impossible et la demoiselle venait de lui donner son accord suivit d'une "récompense" s'il arrivait à relever celui-ci. Ces premières recherches mentales sur le sujet ne donnèrent rien de satisfaisant. Pourtant, il trouvait les surnoms assez facilement en temps normal. Mais non, pour l'instant, Lacey semblait devoir se contenter de celui de la massacreuse des tables de billard. Wally ne désespérait pas de trouver quelque chose d'autre. En attendant, il répondit à la question de l'ancienne princesse sur sa présence ici. Son discours obtenu un nouveau rire et son sourire grandit d'un cran.

"C'est vrai que c'est un endroit assez unique." Avoua-t-il.

Il ne savait pas pourquoi, le Rabbit Hole avait se petit quelque chose de particulier que les autres bars n'avaient pas. Un petit truc... Magique ? Mouais, peut-être. Ou bien les meilleurs cocktails. Un argument beaucoup plus réaliste. Walgrim avait un autre point commun avec la belle. Ne pas avoir d'emploi stable lui permettait de passer pas mal de temps ici. Trop, peut-être ? Non, certainement pas.

La conversation menaçait de tomber à plat. Le nain avait trop peur de commettre un nouvel impair alors il proposa à Lacey de gérer cette partie de la discussion. Il ignorait avoir touché un point sensible en parlant de cave, comme lorsqu'il avait parler de psychopathe en fuite à son amie Târa qui enquêtait justement sur un cas similaire. Wally avait parfois une bonne intuition, il n'en avait tout simplement pas conscience. Surtout avec deux ou trois verres dans le nez.

"Ok, Princesse. C'est noté." Commenta-t-il avec reconnaissance lorsque Lacey lui dit que sa boulette n'était pas si grave, seulement qu'elle ne voulait pas parler de son passé.

Tout le monde avait un sujet tabou. Celui du nain était sa santé et peut-être aussi ses dettes. Donc il admettait volontiers qu'on voulait éviter certains sujets. Walgrim ne pouvait s'empêcher de penser que de voir une demoiselle sans passé sortir de nulle part pour massacrer quelqu'un au billard mettait un peu de piment à la petite légende rurale qu'il avait improvisée tout à l'heure. 'Princesse' n'était pas vraiment un surnom personnalisé. C'était plutôt un terme par défaut qu'il utilisait quand il ne connaissait pas encore assez quelqu'un. Les noms. çà n'avait jamais été son truc. Comme pour le vouvoiement, il s'en passait. Il appelait les hommes "l'ami" et les demoiselles "princesse", jusqu'au moment où il trouvait une autre manière plus personnel d'appeler sa connaissance du jour. C'était comme çà, il n'y réfléchissait même plus.

La conversation dérivait vers lui et sur ces éventuelles compétences au billard. D'habitude, il utilisait des remarques du genre "je ne suis pas à la hauteur pour ce genre de jeu' ou 'oh j'ai essayé mais j'ai rencontré un problème de taille". Mais ici, Walgrim décida de prendre des gants pour ne pas faire croire qu'il avait été vexé par cette question. Ce qui n'était pas le cas, d'ailleurs.

"Un peu." Préféra-t-il répondre. "Et quand j'essaye, crois-moi, c'est moi qui je fais l'animation de la soirée. Dans un autre registre que ta performance mais pas mal quand même."

Le nain ne précisa pas que c'était dans le registre comique. Le voir se trimballer une caisse pour être à la bonne hauteur était un spectacle amusant, surtout pour des personnes passablement ivres. Même lui l'admettait et était le premier à en rire.

"Et si tu me proposes une partie, je répondrais que je ne suis pas suicidaire." Ajouta-t-il en faisant référence au talent dont Lacey avait fait preuve durant sa précédente partie. "Tu es une joueuse professionnelle ?"


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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Ven 4 Oct - 20:39






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~


Il n’y avait rien de plus énervant que d’avoir un mot sur le bout de la langue et de ne pas réussir à trouver lequel. Quand j’avais dit qu’il y avait des noms vraiment pires que Walgrim, j’avais le nom parfait pour le lui prouver, mais quand j’avais voulu le dire, le nom s’était envolé aussi rapidement qu’il était venu. Cependant, au lieu de m’énerver comme j’aurais pu le faire en temps normal, je restais calme. Ca me reviendrait à un moment ou un autre. Quand je n’y penserai plus, ça me reviendrait et à ce moment-là, je pourrais le dire. Il ne fallait jamais désespérée. J’étais peut-être amnésique dans le sens où je ne me souvenais plus de mon passé, mais l’oublie que je venais d’avoir n’avait rien à voir avec le mal dont je souffrais. Heureusement que Wally trouva quoi répondre. Un sourire se dessina sur mes lèvres quand il évoqua le prénom de Rupert. C’était presque ce prénom-là que j’avais voulu dire, ça j’en étais certaine, mais ça ne revenait pas non plus.

Je le laissais continuer de réfléchir jusqu’à ce que le prénom de Gaston sorte. Un rire s’échappa de mes lèvres. C’était vrai que c’était assez moche comme prénom. Qui porterait ce genre de prénom, de nos jours ? Les années trente, c’était terminé depuis un bon moment. J’éclatais franchement de rire quand Walgrim lâcha que c’était le moment où je lui annonçais que je connaissais un Gaston. Je secouais négativement la tête. Non, pas vraiment. Déjà, je ne pourrais jamais être fiancée avec un homme qui portait ce prénom. C’était inconcevable ! Lacey et Gaston… Gaston et Lacey… Oh mon dieu ! Jamais ! C’était trop laid ! Ca ne s’accordait pas du tout. Il fallait tout de même un minimum d’esthétique. Et avec un prénom comme celui-là, c’était vraiment impossible. A moins de s’appeler Huguette, Pâquerette, Ginette ou… un prénom qui finisse en –ette. Le mien ne finissait pas par ce son et même si je n’étais pas sure que Lacey soit réellement mon prénom. Quoi que j’en doutais de moins en moins.

- Non, je ne connais aucun de Gaston et encore moins un qui soit mon fiancé. Cependant, je suis d’accord avec toi pour dire que c’est un prénom vraiment horrible. J’aurais honte de posséder un prénom pareil. Je détesterai même mes parents pour être franche.

Et il y avait de quoi. Les parents qui appelaient leurs enfants avec de tels prénoms ne pensaient jamais aux regards des autres et au fardeau que représentaient des prénoms de ce genre. Mais enfin… Heureusement on pouvait changer de prénom de nos jours. Personnellement, si j’étais un homme et que je m’appelais Gaston, il y aurait longtemps que j’aurais dépensé toutes mes économies pour m’appeler autrement. Ce serait sans appel. Certes, il fallait aussi donner une raison valable, mais rien que le prénom en était une. Le juge qui accordait le changement de prénom ne pouvait qu’éprouver de la pitié face à une personne portant le prénom de Gaston. Enfin, je m’appelais Lacey et ça me convenait très bien ! C’était face à ce genre de situation qu’on était content du prénom qu’on possédait. Il y avait toujours pire que le sien. On trouvait toujours pire que chaque chose qu’on vivait. Il fallait juste savoir regarder autour de soit.

Après le sujet des prénoms vint celui des surnoms. Walgrim en avait un : Wally. Moi, je n’en possédais pour la simple et bonne raison que mon prénom était déjà assez court et assez simple. On ne pouvait pas trouver plus cours, mais Wally en avait trouvé un plus long qui faisait, comme il le disait légende urbaine. Ca avait son charme aussi. Mais franchement, qui prononcerait La massacreuse des tables de billards à chaque fois qu’il me croisait ? Personne. Ca reviendrait toujours à Lacey. Par contre, j’étais impressionnée par la rapidité avec laquelle il avait réussi à raconter une légende du début jusqu’à la fin. Tellement impressionnée que je ne pus m’empêcher de l’applaudir en souriant de toutes mes dents. Je faillis le rattraper quand il manqua de tomber du tabouret, mais je ne fis absolument aucun geste de peur qu’il ne le prenne mal. Fort heureusement, il ne tomba pas, mais resta sur le sommet de sa chaise.

Je préférais laisser ce petit incident de côté pour lui proposer d’écrire un bouquin. S’il écrivait aussi bien qu’il narrait oralement, j’étais sure et certaine qu’il pourrait faire un tabac ! Je savais de quoi je parlais, donc il n’avait absolument aucun souci à se faire quant à la célébrité qu’il pourrait se faire en écrivant des bouquins. Surtout que je le voyais bien écrire une histoire où la guerre règne sur un royaume où plusieurs familles se déchirent pour un trône. Oui, quelque chose dans ce goût là. Sérieusement, ça pourrait faire un malheur. S’il se prêtait au jeu, je serais peut-être une des premières à m’en acquérir un. Peut-être même devenir la fan numéro 1. Du moment que quelqu’une histoire était bien construite, il n’y avait pas de raison qu’elle ne soit pas bonne. Après, les registres étaient plus ou moins appréciés selon le public. Personnellement, je lisais de tout, donc dans tous les cas, s’il publiait un bouquin, il serait lu par moi.

- On a tous un professeur, un père spirituel ou quelque chose dans le genre. Ca peut être quelqu’un de son entourage comme quelqu’un qu’on ne connait pas mais dont on s’inspire. Mais tu devrais prendre au sérieux ce que je viens de dire, parles-en à ton ami, si tu veux, mais n’oublie pas l’idée pour autant, répondis-je avec sérieux.

Ainsi, peut-être aurions-nous deux écrivains à Storybrooke ? Ma foi, donner une petite réputation à cette ville ne pouvait pas faire de mal. Et puis, c’était des petites villes que naissaient les légendes. Je penchais légèrement la tête sur le côté quand Walgrim me confia son petit problème de boulot. Apparemment, je n’étais pas la seule à être sans boulot. Quoi que si j’avais bien compris ce qu’il était entrain de dire, il n’arrivait pas à trouver de travail stable, ce qui voulait dire qu’il avait un travail, mais qu’il ne le gardait pas très longtemps. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres quand il fit mention de sa bonne étoile. Personnellement, il y avait longtemps que je ne croyais plus à cette histoire de bonne fortune. Si j’avais eu une bonne étoile, je ne me serais pas retrouvée en psychiatrie comme la future Miss Hyde. Enfin bon, j’en étais sortie, c’était ce qui comptait. D’ailleurs, il se passerait un bon moment avant que l’hôpital ne revoit mon nom !

- Moi, il faudrait déjà que je trouve un travail. On me prête de l’argent pour l’instant, mais je compte bien rembourser mes emprunts. Sauf que pour le moment, tout ce qu’on me propose ne me plait pas.

Je ne désespérais pas, il fallait juste prendre son temps. Il devait bien y avoir quelque chose qui m’intéresserait à un moment donné. Enfin, ce n’était pas vraiment utile d’engager ce sujet de conversation au beau milieu d’une soirée. Généralement, ça plombait un peu l’ambiance. Après, je comprenais que les gens puissent ressentir le besoin d’en parler. Du coup, si Wally avait ce besoin, j’étais prête à  l’écouter. Mais personnellement, je n’allais pas vraiment m’étendre plus sur le sujet. J’avais déjà tout dit en même temps. Je ne voyais pas trop ce que je pourrais lui apprendre de plus. Pour l’instant, la seule chose qui m’intriguait, c’était le surnom qu’il voulait absolument me trouver. J’étais tellement intriguée que je lui promis un verre s’il y arrivait. Je ne doutais pas de son géni quant à m’en trouver un. Il serait le premier et je lui tirerais mon chapeau bien bas. Qu’il accepte mon marché m’amusa.

Engager la conversation pour connaître quelqu’un n’était chose aisée parce qu’on ne savait jamais réellement quelle question posée. Et puis, il y avait toujours les sujets délicats, comme Wally avait pu le constater en me demandant d’où je venais. Mais je ne lui en tenais pas rigueur parce qu’il ne pouvait pas savoir. Si je devais hurler sur chaque personne qui me demandait si j’étais nouvelle dans le coin, quasiment tout le monde me fuirait. Je trouvais, néanmoins, qu’on s’en sortait plutôt bien, malgré les sujets banals qu’on pouvait trouver. En tout cas, il semblerait que lui et moi ayons le même avis à propos du Rabbit Hole. C’était dans celui-ci que je me sentais le mieux. Après, tout dépendait des gens, certaines personnes pouvaient ne pas aimer cet endroit, mais il faudrait être vraiment très difficile. J’acceptais parfaitement le rôle de meneuse de conversation, mais je n’avais pas envie qu’il se prive non plus de parler ou de poser des questions. Le passé était le seul point sur lequel je ne voulais pas m’étendre.

Je hochais la tête face à son assentiment sur ce point-là. De toute façon, ce n’était pas comme s’il avait le choix car si j’avais eu affaire à une personne insistante qui voulait absolument savoir de quoi était constitué mon passé, je n’aurais pas répondu. Ou alors, je l’aurais emmené au Docteur Lynch. Peut-être qu’il aurait été content de trouver quelqu’un pour me remplacer. D’ailleurs, je me demandais quelle tête il avait dû faire en découvrant que je m’étais envolée… Bon dieu, j’aurais donné cher pour pouvoir voir sa tête ! Ca devait être tellement marrant ! Enfin bon, pour en savoir un peu plus sur l’homme assis à côté de moi, ou plutôt en face vu que j’étais tournée vers lui, je demandais s’il savait jouer au billard et sa réponse me fit grimacer. J’avais légèrement oublié ce « problème » là. Personnellement, je n’aurais pas ri en le voyant jouer. Je n’aurais pas éprouvé de la pitié non plus parce que c’était exactement le genre de chose qu’il devait détester. Pour ma part, je le voyais comme quelqu’un de normal. De toute façon, il ne pouvait pas être pire que moi : une échappée de l’asile.

- Je ne comptais pas te proposer une partie, répondis-je en buvant une nouvelle gorgée de ma chope. Je ne voudrais pas que tu te sentes mal, même si ça me plairait de rembarrer ceux qui voudraient faire de toi l’animation.

J’avais utilisé les mêmes termes que lui pour éviter le mot « moquer ». Ca ne faisait jamais réellement plaisir. Quant à savoir si j’étais une joueuse professionnelle… Houlà non ! Je pouvais perdre face à plus fort que moi. Je n’étais pas mauvaise, sinon, je n’aurais pas gagné face au balourd macho, mais si je tombais sur réellement plus bon, je pouvais dire adieu à la victoire. De toute façon, même un joueur professionnel pouvait avoir meilleur que soit. Il y avait toujours meilleur. Alors à ce moment-là, qui était réellement le meilleur ? Ce terme était finalement abstrait. D’une année à l’autre, les champions changeaient et parfois, le nouveau champion était une personne que l’ancien champion avait déjà affrontée au cours de l’année précédente. Bref, être le meilleur n’était pas possible.

- Houlà, pas du tout ! Je serais peut-être même facile à battre si j’avais affaire à un professionnel. Tu pensais sérieusement que j’en étais une ?

Franchement, je m’étais découverte cette capacité à gagner en même temps que j’avais affronté cet homme. J’ignorais totalement d’où me venait cette certitude que j’allais y arriver. A croire que l’instinct ne mentait quasiment jamais. Ou alors, un fait de mon passé que j’avais oublié. J’étais peut-être une bonne joueuse avant… Qui sait ?




Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Sam 23 Nov - 11:32






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~



Son caractère parfois gaffeur faisait vraiment évolué cette conversation en dent de scie. C'était presque mécanique. Une bourde, retour à la normal puis il lâchait sans s'en rendre compte une autre bourde et aggravait la situation en essayant d'arranger les choses... ainsi de suite... Cela relevait presque de l'exploit de torpiller ainsi des arguments embarrassants sur des histoires pourtant ordinaire. D'abord, il y avait cette histoire de pire prénom. Bizarrement celui de Gaston s'était rapidement imposé dans la discussion. Là encore, tout se passait bien. Ils rigolèrent devant l'horreur du prénom et hop une nouvelle gaffe. Il déclara que c'était généralement là qu'elle déclarerait que son fiancé s'appelle ainsi. Tout çà pour demandé de manière très très très très détourné si sa massacreuse des tables de billards sortait avec quelqu'un... Vraiment... quel idiot ! Il continua à s'insulter mentalement, même quand son interlocutrice lui répondit qu'elle ne connaissait personne de ce nom.

"Pas de fiancé alors ?" Souligna-t-il. Tam-tam-tam... bonjour gaffe numéro 2. Cette fois, il rougit clairement et essaya de rattraper sa boulette. "Enfin je ne demande pas çà parce que... Enfin... je trouve juste çà étrange, qu'une demoiselle aussi jolie, assez forte pour massacré un beau-parleur au billard et tenant aussi bien l'alcool que toi n'ait personne."

C'était rageant, on avait beau voir la gaffe et essayer d'arranger les choses, tout se qu'on pouvait dire ne faisait qu'enfoncer le clou. Non mais à ce stade, Walgrim commençait à penser que çà devait tenir du don. Heureusement qu'il avait assez d'autodérision pour s'en sortir sans trop de dommage.

"Et c'est là que j'essaye de me noyer dans mon verre dans l'espoir que ce spectacle te fasse oublié ce que je viens de dire." Déclara-t-il en levant son verre comme s'il voulait estimer ces chances d'y arriver. "Je suis quasiment certain d'être assez petit pour rentrer dedans... je vais tout de même le vider un peu pour pas mourir trop vite." Sur ces paroles sans aucun sens, il but une nouvelle gorgée.

Evidement, il ne fit aucune tentative dans ce genre. Si son défi impossible pouvait faire rire son interlocutrice et lui faire oublier la tentative de drague (qui n'en était de toute façon pas une puisqu'il savait pertinemment qu'il n'avait aucune chance), çà serait déjà çà !

La conversation continua sur les surnoms puis sur les livres puisqu'il avait improvisé une petite légende urbaine sur le surnom qu'il avait donné à Lacey de massacreuse des tables de billard. Sur cette histoire, Lacey lui conseilla d'ailleurs d'écrire un livre. Walgrim préférait penser que c'était Matthew qui était plus apte à faire ce genre de chose que lui. Lorsque son interlocutrice insista, il ne put qu'hocher la tête poliment en promettant d'y réfléchir. Ensuite, la discussion aborda un autre sujet : le travail.

Le travail. Si le passé était le point qui fâche chez Lacey, le travail était en bonne position pour l'ancien redcap. Même toute sa bonne humeur ne pouvait l'empêcher d'être quelque peu pessimiste sur ce sujet. A son avis, sa massacreuse des tables de billard n'avait certainement pas besoin de pensées déprimantes. C'était tout de même rassurant de tomber sur quelqu'un qui était à peu près dans la même situation que lui. Lui aussi devait souvent demander de l'argent à prêté. Le pire est qu'il devait de plus en plus mentir à ces amis sur les raisons de ces prêts alors qu'avant il pouvait dire sans gêne que c'était pour aller acheter à manger ou boire quelque part. Mais dire que cet argent allait partir dans des frais médicaux ? Jamais. Walgrim ne voulait pas inquiété inutilement ses amis. Quoi que le mot 'inutilement' dans cette phrase devenait de plus en plus compromis à mesure que ces visites à l'hôpital se multipliaient.

"Tu te réserves pour le travail parfait ?" Questionna-t-il avec le sourire. Il avait vraiment du mal à rester optimiste sur ce sujet. Le nain avait eu un jour le job de ses rêves mais il n'avait pas su gérer çà. Maintenant il faisait tout les petits jobs qui lui tombaient sous la main. "Mais, parfois, on n'a pas le choix."

Il avait dit cette constatation sur un ton plus sombre en regardant son verre. Son sourire revint bien vite, comme s'il ne s'était rien passé.

"Bon... Revenons plutôt à cette histoire de surnom..." Proposa-t-il en se frottant les mains pour remettre un peu d'ambiance à cette soirée. Walgrim fit mine de réfléchir, d'une manière un peu exagéré comme il le faisait toujours quand il voulait plaisanter sur quelque chose. "Alors... nous avons : Lacy... Las... Lacette..." Il jetait un coup d'œil et un sourire à son interlocutrice à chacun de ses tentatives, puis il fit rapidement une grimace avant de jeter temporairement l'éponge. "Je vais m'en tenir à 'princesse' pour l'instant mais je ne désespère pas ! Il y a un verre en jeu, après tout !" Plaisanta-t-il avant que la discussion ne prenne une autre direction et un autre sujet.

Cela lui arrivait très souvent. Une conversation amicale s'installa et puis, une activité était proposée et Walgrim devrait rappeler (jamais sans humour, bien sûr) ce petit problème de taille que cela posait. Ce genre de remarque ne le blessait jamais, sinon il n'en avait pas fini de déprimé. Au moins, les personnes qui lui proposaient de faire une partie de billard par exemple ne le voyait pas comme une espèce de mini-monstre ou un truc du genre. Le nain était plus préoccupé par le fait qu'il ne voulait pas que Lacey ne sente pas gêné.

"Oh, je ne me sens pas mal, ne t'inquiète pas." Fit-il sur un ton qui se voulait rassurant et sincère. Imaginer son interlocutrice en train de rembarrer les moqueurs le fit tout de même sourire. "Je ne suis pas très billard de toute façon." Continua-t-il avec un haussement d'épaule. "Trop de calcul. Je préfère quand le hasard prend le contrôle. Comme au jeux de cartes ou au casino."

D'accord, le hasard n'était pas entièrement maître dans certain jeux de carte, il fallait tout de même un minimum de stratégie et de calcul... c'était peut-être pour çà qu'il perdait aussi souvent. Mais c'était tout de même le hasard (ou le destin) qui distribuait ou non les bonnes cartes. Donc, de son point de vue, il avait raison. Pour revenir au sujet du billard, après l'avoir féliciter, Walgrim demanda à Lacey si elle était une professionnelle. L'ancienne princesse lui assura que non et déclara même qu'elle n'aurait aucune chance face à un pro.

"Tu te sous-estimes, princesse." Assura Walgrim. "Le coup que tu as fait tout alors de faire semblant de rater, ce n'est pas donner à tout le monde. Si tu n'es pas une pro, tu ne dois pas en être loin."

D'accord, peut-être que son discours aurait été plus facile à croire avec moins d'alcool dans le sens cependant çà n'empêchait pas le nain d'être sincère. Il paraît qu'une défaite est tout aussi dure à planifier qu'une victoire... ou un truc comme çà. Enfin, il était certain d'avoir lu çà quelque part. Donc, pour lui, non seulement Lacey était douée. Mais elle était douée au point d'avoir dirigé cette partie du bout du nez sans aucuns soucis. Pour Walgrim, il était évident que son interlocutrice avait mit la main sur un don. Cela lui donna même une idée qu'il exposa après avoir fini son verre.

"D'ailleurs." Commença-t-il en tapant son verre vide sur le comptoir, à la fois pour en demander un autre au barman mais aussi pour signaler qu'il tenait là une idée géniale. "Il y a un genre de tournoi la semaine prochaine."

Tournoi ou compétition était des mots bien trop officiels pour tout concours ayant lieu au Rabbit Hole. C'était un groupe de personne qui jouait l'ensemble avec un semblant de tableau pour déterminé qui joue contre qui. Enfin, il y avait tout de même une petite somme à gagner, même si le nain s'était toujours plus soucié des paris tournant autour que de la compétition en elle-même. Parfois, il participait à ce genre de truc, comme il le disait si bien à Lacey, pour faire l'animation. Çà ne le dérangeait pas de se tourner en ridicule. Walgrim aimait rire et faire rire? Il s'était vu comme le bouffon du roi et il ignorait à quel point il était proche de la vérité en pensant cela. D'ailleurs, on humour aurait été moins bizarre, le nain aurait peut-être tenté une carrière dans le comique.

"Tu devrais tenter ta chance. Le prix du vainqueur n'est pas... faramineux." Expliqua-t-il en exagérant délibérément le dernier mot avec une grimace ironique. "Mais !" Plaça-t-il ensuite avant de s'arrêter pour boire une gorgée de son nouveau verre de bière. "çà te ferait un peu d'argent, le temps de trouver le job de tes rêves."

Et si Lacey se montrait frileuse pour retenter sa chance au billard, pas de soucis, Walgrim avait plein d'autres idées en tête. Il y avait de concours de toute sorte ici : billards, bras de fer, celui qui boira le plus de bière etc... L'avantage d'être un des 'pilier du bar' comme le disait si bien Becky, c'était bien de connaître à l'avance tout les futurs projets du bar en question. Bon d'accord, ce n'était pas vraiment un talent vu qu'il savait tous çà car il allait au Rabbit Hole quasiment tout les soirs. N'importe qui à ce rythme savait que tout les x temps il y avait tel choses etc... Pas de quoi vraiment en être fier, en fait...

"Qu'en dis-tu ? Je peux même participer, çà te ferait une victoire facile." Plaisanta-t-il. "Quoi que je préférais être dans le public pour t'encourager."




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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Mer 4 Déc - 12:01






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~


Peut-être à cause de ma réaction précédente quand il m’avait demandé d’où je venais, j’avais l’impression que Walgrim veillait à ne plus faire de gaffe quand il me posait une question sur ma vie. Avais-je été à ce point sèche ? Ce n’était pas tant que je ne voulais pas lui parler de mon passé, c’était surtout le fait que je ne saurais pas quoi lui répondre… Je n’avais absolument aucun souvenir de ma vie avant l’hôpital psychiatrique. Notre conversation avait dévié sur les prénoms et quand il en proposa un, particulièrement horrible, je devais bien l’avouer, il partit dans l’éventualité d’avoir fait une nouvelle boulette et que ce prénom devait être celui de mon fiancé. Je reconnus bien volontiers que le prénom de Gaston était vraiment horrible. Personnellement, j’aurais honte de le porter si j’avais été un homme. Il faisait très vieux… Mon arrière grand-père se serait appelé ainsi, cela ne m’aurait pas paru choquant, mais un homme d’une vingtaine ou une trentaine d’année… Mon dieu ! Autant vivre sous un pseudonyme !

Toujours sous la bonne humeur, je lui répondis que non seulement, je n’avais absolument aucun fiancé, et en plus de ça, je ne connaissais personne de ce prénom. Sérieusement, si j’avais connu un Gaston, je me serais empressée de lui trouver un surnom pour pouvoir l’appeler autrement que par ce prénom vieillot. N’importe quel surnom, ça pourrait être Jean-Jacques, que ça me conviendrait mieux que Gaston. C’était un prénom extrêmement dur. Ca me faisait penser à bâton… Je secouais négativement la tête quand il souligna le fait que je n’avais pas de fiancé. Je venais à peine de réintégrer la ville alors si en plus de ça j’apprenais que j’étais fiancée à quelqu’un… Enfin, on me l’aurait dit si c’était le cas, non ? La personne se serait déjà manifestée, techniquement. Je regardais Wally rougir jusqu’aux oreilles et arquais un sourcil tandis qu’il s’expliquait sur la raison qui l’avait poussé à demander. Sérieusement, est-ce que je lui avais semblé à ce point antipathique quand je lui avais demandé d’éviter de poser des questions sur mon passé ?

- Hé, relax ! Tu n’as pas besoin de te justifier à chaque fois, fis-je en riant. Il n’y a rien de mal à demander, vraiment pas. Au contraire, je t’aurais demandé pourquoi tu trouvais ça étrange. Mais si tu veux tout savoir, pour l’instant, je ne ressens pas le besoin d’être casée avec qui que ce soit. Si ça doit se faire, j’improviserai à ce moment-là.

Personnellement, je n’avais jamais cru au Prince Charmant. Déjà parce que j’avais passé l’âge et aussi parce que j’étais assez réaliste. Croyais-je en l’amour ? Aucune idée ! Ca ne m’était pas encore tombé dessus et contrairement à toutes ces filles qui pleuraient sur leur célibat, moi, j’en profitais. Ce n’était pas une fois qu’on avait les mains liées qu’il faudrait en profiter. Au contraire. Pour moi, il y avait des choses qu’on ne pouvait pas faire quand on était casé avec quelqu’un. Si j’avais été fiancée, honnêtement, est-ce que j’en serais à ma troisième ou quatrième bière de la soirée ? J’en doutais ! Et puis, j’étais jeune ! Je comptais bien en profiter ! Et encore plus quand je me rendais compte de tout ce que j’avais loupé pendant mon enfermement. J’avais trop de chose à rattraper. Ce ne serait pas une fois vieille qu’il faudrait que je le fasse. Là, oui, se serait trop tard. Du haut de mes vingt-cinq ans, j’avais encore du temps devant moi, même si on pouvait toujours mourir demain. Mais si ça devait arriver et bien au moins, je ne regretterai rien. Ce qui ne serait pas le cas si j’avais attendu mes 80 ans pour réagir.

J’éclatai de rire en entendant Walgrim exprimer son souhait de se noyer dans son propre verre. Je m’étonnais de ne pas l’avoir croisé avant dans ce bar depuis que je le fréquentais. C’était dommage de pas l’avoir rencontré avant car je passais vraiment un bon moment en sa compagnie. Son côté gaffeur me faisait rire, mais je n’avais pas envie qu’il se sente mal à chaque fois qu’il poserait une question. Ce n’était vraiment pas le but et puis, ça gâcherait aussi la soirée. Aussi bien pour lui que pour moi. Du coup, il n’avait réellement pas de souci à se faire sur les questions qu’il pourrait poser. Du moment qu’on ne me demandait pas d’où je venais et pourquoi on ne m’avait jamais vu avant… ça irait. Mais pour l’instant, je n’eus pas trop à m’en faire car la conversation dériva sur les surnoms. Chose que je ne possédais pas. Tout du moins, pas encore car Wally s’était porté volontaire pour m’en trouver un. Je lui souhaitais bien du courage parce que je n’avais absolument aucune idée. Mon prénom ne m’inspirait pas du tout !

D’une certaine façon, « massacreuse de billard » formait un excellent surnom, mais beaucoup plus long que « Lacey ». Du coup, ça n’allait pas. Par contre, sa petite histoire à mon propos fut excellente, si bien que je ne pus m’empêcher de l’applaudir. Sérieusement, j’étais fascinée par la spontanéité de son récit. De plus, il lui avait donné une tournure historique qui lui sciait à la perfection. S’il avait autant d’imagination que ça, je lui conseillais d’écrire un livre, mais il était beaucoup trop modeste pour prendre en compte mon conseil, le dirigeant plutôt vers une personne de sa connaissance. Je ne voyais pas pourquoi. Il avait toutes ses chances et je le pensais sincèrement. J’insistais pour qu’il y repense, au moins, et il hocha la tête. Peut-être pour être poli, je n’en savais rien, je n’avais pas l’art de lire dans les pensées des gens, mais s’il pensait s’esquiver avec un simple « oui » et « je vais y réfléchir », c’est qu’il ne me connaissait pas ! Tout du moins, pas encore assez pour pouvoir prévoir mes réactions.

Je laissais tomber ce petit point pour le moment, préférant me concentrer sur le sujet suivant : le travail. Un sujet de conversation qui n’était pas vraiment fâcheux pour moi, sauf quand il était lancé par une certaine personne avec qui j’avais le malheur de vivre… Quand je l’entendais parler, j’avais l’impression d’être la pire personne au monde parce que j’avais refusé tous les boulots qu’on m’avait proposés. Excusez-moi si j’avais un peu plus d’ambition que de devenir serveuse… Quand je voyais la façon dont certains étaient traités, ça ne donnait pas du tout envie de faire le même boulot qu’eux. Et puis… je n’aurais même pas le droit de boire ! Avoir des bouteilles d’alcool sous mon nez sans pouvoir en boire quelques verres… C’était le coup à faire une déprime post-traumatique ! Je voyais bien que le sujet n’était pas réellement plaisant pour Walgrim qui semblait être assez déçu de ses expériences passées. Enfin, pour le moment nous étions tous deux, deux fauchés, entrain de dépenser le peu d’argent qu’on avait en boisson. On profitait quoi ! Si Nafanaïl me voyait, il m’aurait noyé dans une bassine de Vodka !

- C’est exactement ça ! Je ne sais pas encore lequel c’est, mais je réfléchis sérieusement là-dessus.

Néanmoins, je lui donnais raison sur le « parfois, on n’a pas le choix ». D’ailleurs, j’opinais d’un hochement de tête. Oui, parfois on devait prendre ce qui venait à défaut de trouver ce qu’on voulait. C’était surement ce que je me résignerai à faire si jamais je ne trouvais pas ce que je voulais. Mais encore fallait-il savoir ce que je voulais faire comme boulot. En ce moment, c’était la seule chose qui me préoccupait. Mais ce soir, j’étais là pour m’amuser un peu. J’avais assez de mes colocataires qui me rappelaient sans cesse qu’il fallait que je continue mon intégration à Storybrooke. Bon, j’avais quand Sun qui me le rappelait plus gentiment que Nafanaïl (quand il n’était pas occupé à me reprocher mon existence). Du coup, juste pour mon amie, je mettais réellement du cœur à l’ouvrage. Après tout, je comptais bien lui rembourser tout l’argent que je lui avais emprunté. Et je comptais aussi participer aux frais, ce qui était normal. Même si ça revenait à donner de l’argent à Nafanaïl.

- Bien évidemment, si je ne trouve pas d’ici peu, je devrais me retrancher sur un petit boulot Cela va de soi !

Le travail n’était pas réellement un sujet de conversation qui passionnait Walgrim, du coup, je le laissais changer de sujet de conversation comme il le voulait. Nous apprenions à nous connaître après tout, donc, il n’y avait rien de mal à ce qu’on aborde les sujets fâcheux. La prochaine fois, nous ferions mieux. Il semblerait que Wally préférait continuer de me trouver un surnom. J’attendis donc ses propositions tout en terminant à nouveau ma bière. Décidemment, ça se buvait beaucoup trop vite ! J’en commandais une autre. Il me restait encore pas mal de monnaie sur moi. Quand je n’aurais plus rien, je pourrais rentrer à la maison. Par contre, je gardais de côté le verre que j’avais promis à Wally s’il trouvait un surnom. Je tenais toujours mes promesses ! Le barman venait de m’en apporter une nouvelle bière quand il commença à faire des propositions. La dernière me fit grimacer. Lacette… Non mais… Je n’étais pas un caniche sur pattes ! Etant donné le peu de coopération que je fournissais face à ces surnoms, Walgrim jeta l’éponge pour le moment.

- Princesse, c’est pas mal aussi comme surnom, fis-je en riant. Rien à voir avec Lacey, je te l’accorde. Mais peut-on faire plus cours que Lacey ?

J’en doutais. D’ailleurs, qui m’avait donné ce prénom ? Mes parents ? Ou les médecins ? Après tout, c’était celui que j’avais porté aux poignets pendant des mois, voir des années. Du coup, j’en étais venue à me convaincre que je m’appelais comme ça, mais j’avais toujours un doute. Je n’avais même pas mes papiers sur moi… Mon père devait les avoir à la maison, rangés quelque part dans un tiroir qu’on ouvrait que très rarement. Tellement rarement qu’on regardait absolument tout son contenu à chaque fois pour se remémorer tout ce qu’on y avait fourré. Parfois, on tombait sur des surprises, parfois, on trouvait des choses qu’on aurait voulu oublier. Il faudrait que j’aille me les refaire faire. La seule chose dont j’étais certaine, c’était de mon nom. Tous ses doutes, je pouvais les oublier quand j’étais ici. J’avais d’autres choses à penser et je devais bien avouer que le billard était une bonne façon de penser à autre chose. On laissait de côté les choses de la vie pour penser stratégie.

Quand je lui demandais s’il jouait au billard, il me fit clairement comprendre que ce n’était pas le cas et ce à cause de ses problèmes de taille. En lui posant cette question, je n’avais pas eu l’intention de l’invité à jouer. Tout du moins, ça n’avait pas été mon idée, même si j’aurais très bien pu le faire puisque je ne songeais pas un seul instant à notre différence de taille. Mais je comprenais sa réticence à vouloir jouer. Je n’avais pas envie qu’il se sente mal par rapport à ça. Si on devait passer la soirée assis au bar, ça me convenait. De toute façon, je doutais que, ce soir, d’autres voudraient se mesurer à moi. Pas après la raclée que j’avais mis à l’autre macho. D’ailleurs, où était-il passé ? Je levais le nez pour essayer de le trouver, mais je ne l’apercevais nulle part. S’il fallait, il était rentré chez lui après cette cuisante défaite ou alors il avait atterri au casino pour essayer de se trouver un jeu de prédilection. Allez savoir !

- Je vois, répondis-je. Personnellement, j’aime bien les jeux de réflexion. Je ne sais pas pourquoi… je suppose que ça a toujours été. Mais je ne suis pas fermée aux autres jeux. Je ne demande qu’à apprendre ! D’ailleurs, je ne sais pas jouer au poker !

Tout du moins, c’était ce que je supposais puisque j’avais déjà vu une partie de ce jeu et je n’avais absolument rien compris. Les échecs, ça m’était venu tout seul, tout comme le billard. Les dames aussi. Mais avais-je le niveau pour être une joueuse professionnelle ? Alors là, pas du tout ! Et ce fut ce que je lui répondis quand il me posa la question. J’étais sure et certaine qu’on pouvait me battre les doigts dans le nez. Je ne pratiquais pas depuis assez longtemps. Si j’avais battu mon adversaire, c’était uniquement parce qu’il jouait au feeling et qu’il ne réfléchissait pas au coup qu’il allait faire. C’était ce qui l’avait mené à sa triste défaite. Donc face à un pro, c’était certain que je ne ferais pas long feu. Mais Wally ne semblait pas du tout du même avis que moi. Selon lui, j’étais beaucoup plus proche du professionnalisme que ce que je pensais et ce à cause de la façon dont j’avais fait semblant de rater mon coup pour pouvoir mieux la jouer à l’envers.

- Certes, c’était bien joué, mais ce coup-là, ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Et je ne connais pas toutes les parades possibles.

Certains professionnels réussissaient à mettre toutes leurs boules dans les trous rien qu’en un coup. Mythe ou réalité ? Je n’en avais aucune idée ! Ca me paraissait un peu fort, mais si en effet, c’était possible, je doutais fortement pouvoir le faire. Pas sans énormément d’entrainement. Ces gens là avaient dû passer des heures et des heures entrain d’essayer de trouver l’inclinaison parfaite pour que ça se fasse. Je n’imaginais même pas le temps écoulé avant d’y arriver… Walgrim continua sur ce point-là, m’annonçant qu’un tournoi de billard aurait lieu dès la semaine prochaine. Ah ? C’était intéressant ça ! Bon, ce serait sans aucun doute entre habitués du Rabbit Hole, mais peu importait. Ca méritait qu’on s’y intéresse. J’opinais du chef quand il me conseilla de tenter ma chance. Oui, pourquoi pas ? Ca pourrait être cool.

- Je viendrais, fis-je. Et puis, comme tu dis, ça me permettra d’avoir un peu d’argent et d’éviter de dépendre pendant un temps de ma coloc’. Si j’arrive vainqueur, bien sur !

Ca c’était encore autre chose. Mais après tout, qui ne tentait rien n’a rien ! Je levais les yeux au ciel avec amusement quand Walgrim se proposa de participer pour que je puisse gagner plus facilement. Etait-il si nul que ça au billard ? J’étais certaine qu’il pouvait se débrouiller très bien. Et puis, l’important n’était pas de gagner, mais de participer, même s’il y avait un prix au bout. Bon, d’accord, si je perdais, je serais déçue parce que j’aurais loupé l’occasion d’avoir un peu d’argent plutôt que d’en réclamer encore à Sun, mais il y avait toujours beaucoup plus fort que soit et je doutais être la meilleure de Storybrooke, même si j’avais prouvé qu’une femme pouvait très bien se débrouiller à ce jeu supposé masculin.

- Tu pourrais être mon fan numéro un ! suggérais-je un peu bêtement.




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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Mer 1 Jan - 21:44






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~



Walgrim ne comprenait pas lui-même pourquoi il essayait toujours se justifier quand une de ses phrases comportait un risque d'être mal interprété. Ce genre de chose n'arrivait jamais et le plus souvent les ennuis provenaient de ses justifications, justement, et non de la première gaffe. Vu son 'profil', on ne prenait jamais aucune de ses tentatives pour de la drague. Quand c'était de manière involontaire comme maintenant, ce genre de constatation était salutaire mais dans le cas où il voulait faire comprendre ses sentiments à l'élu de son cœur, là, çà prenait des tournures de malédiction. Pour l'instant, il devait s'estimer heureux de tomber sur une interlocutrice compréhensive, surtout qu'elle avait dit que son passé était un sujet tabou.

"Désolé, c'est moi tout craché, je dis quelque chose mais au lieu de me taire, j'aggrave la situation encore et encore... jusqu'à atteindre se que j'appelle : le silence embarrassant." Expliqua-t-il sur le ton de la plaisanterie comme s'il comptait une nouvelle légende urbaine. "Félicitation, tu sembles immunisé."

Au moins, il arrivait à la faire rire. Plaisanter était sa spécialité, en toute humilité, mais son humour ne passait pas chez tout le monde donc l'ancien redcap fut ravi de voir que ses plaisanteries fassent mouche chez Lacey. Il ne gâchait donc pas tout. Avec de la chance, le moment 'embarrassant' était passé et le reste de la soirée sous le signe de la détente sans prise de tête. Déjà, il devait trouver un surnom à la massacreuse des tables de billard. D'habitude, cela venait naturellement mais le nain ne s'était encore jamais trouvé devant un prénom aussi court. Ces premières idées aboutissaient sur des noms plus longs que celui d'origine, ce qui était un comble ! Walgrim ne désespérait cependant pas, peut-être n'avait-il tout simplement pas bu assez de verre pour avoir l'illumination recherchée. Au pire, si ce n'était pas ce soir, il pourrait toujours mettre le challenge pour la prochaine rencontre avec Eddy. Ils adoraient se lancer des défis même si l'ancien redcap les perdait souvent. Avait-il mit la main sur un défi que même l'ancien voleur ne pourrait relever cette fois ? Walgrim espérait que non, ce serait horrible pour Lacey de se retrouver dans l'impossibilité d'avoir un surnom.

La proposition d'écrire un livre fut lancé suite à sa petite improvisation au sujet de lancé une légende urbaine sur les exploits de ce soir de l'ancienne princesse. Le nain ne se voyait pas écrivain, Matthew inventait de bien meilleurs histoire et ce pauvre Jake travaillait dur pour finir son premier ouvrage. L'ancien redcap ne se voyait pas voler la vedette à ces amis. Walgrim préférait se concentrer sur d'autres perspectives de job, comme pouvoir rouvrir son ancienne boutique. En attendant, enchaîné des petits boulots pour avoir de quoi manger et payer le loyer lui suffisait.

Apparemment, sa compagne de boisson de la soirée avait aussi des ennuis pour trouver un travail fixe. Il ne put s'empêcher de commenter qu'elle devait se réserver pour le job de ses rêves, ce que lui confirma bien vite son interlocutrice. Une fois n'est pas coutume, le nain joua les oiseaux de mauvaises augures en déclarant que parfois, on n'avait pas le choix. Il n'alla pas plus loin, bien qu'il fût un parfait exemple de ce cas de figure. Lui avait réalisé son rêve et avait tout fait foiré à cause de ses dettes. Maintenant, il savait pertinemment qu'il était trop encré dans ses salles habitudes pour pouvoir changer quoi que se soit. Il avait eu sa chance et l'avait gâché. Point. Fin de l'histoire. L'ancien redcap n'étant pas malheureux, il ne pouvait pas vraiment se plaindre.

"Hey, tu es un peu trop jeune pour déjà déprimer sur le sens de ta vie." Plaisanta-t-il. "Si tu veux, on tient parfois chez Granny une réunion 'sos job', histoire de savoir les endroits à éviter. Tu es la bienvenue au club."

Même si le sujet de travail était son sujet tabou personnel avec celui de la santé, Walgrim ne voulait pas clôturer ce chapitre de la conversation sur une pensée déprimante. Ensuite, il pouvait reprendre la discussion sur un ton plus léger comme une nouvelle tentative pour trouver un surnom à la massacreuse des tables de billard. Il lançait un peu tout se qui lui passait par la tête en guettant les réactions de son interlocutrice. Ok, la dernière proposition était dite exprès pour provoquer une grimace chez la demoiselle. Il éclata de rire en voyant l'accueil que reçu la suggestion de 'Lacette'.

"D'accord, j'avoue, celle-là, c'est un proposition de mauvais goût volontaire."

L'ennui avec les prénoms trop courts ou trop simple, c'est qu'au bout d'un moment, les possibilités s'essoufflent. Même avec la meilleure volonté du monde. Donc le nain jeta provisoirement l'éponge en déclarant qu'il se contentera de 'princesse' pour l'instant. Une espèce de 'surnom par défaut'... En plus classe, évidement. En tout cas, ce surnom temporaire semblait plaire à Lacey qui lui signala qu'il était de toute façon très difficile de trouver plus cours que Lacey.

"Oh, il y a toujours moyen de trouver plus court que Lacey." Affirma Walgrim après une nouvelle gorgée de bière. "Mais çà simple incompatible avec le fait de sonner joliment, apparemment. Alors que c'est quand même le minimum qu'on puisse exiger d'un surnom."

D'ailleurs, a combien de verre était-il ? L'habitué des bars perdait vite le compte. C'était une bonne chose pour lui mais pas pour son portefeuille. Pour l'instant, il n'avait pas à se soucier de ce dernier point, grâce à la massacreuse des tables de billard qui lui avait fait gagner quelques paris. Son niveau d'ébriété était une autre des choses que le nain jugeait sans importance lors d'une soirée comme celle-ci. Dans son esprit commençant doucement à s'enivrer, Walgrim ne pouvait s'empêcher de penser que Lacey avait tout de même des parents bien cruels pour donner un prénom rendant caduque toute tentative de surnom affectif. Une pensée qu'il ne matérialisa pas à voix haute. Il ne pouvait pas vraiment juger de ce genre de chose étant donné le patronyme dont il avait été affublé. Que même un nom aussi étrange que Walgrim pouvait permettre des variantes sympas comme Wally. Enfin bref... Il fallait vraiment changer de sujet sinon il allait retourner les cinq lettres du prénom de la demoiselle en boucle dans sa tête jusqu'à se qu'il en ait le tournis ou qu'il trouve un résultat intéressant. La première option semblait le plus proche à arriver. L'alcool ne l'aidait pas sur ce coup-là, il devait bien l'admettre.

Un autre avantage de la bière en abondance était doublé certainement chose. Comme par exemple comment cette conversation en était venue à parler de billard. Lui préférait regarder ce genre de chose, bien qu'il aimait parfois offrir un divertissement maison en faisait une tentative dans ce domaine. Le poker et les jeux de hasard étaient beaucoup plus son genre. L'ancienne princesse lui avoua qu'elle préférait les jeux de réflexion avant de lui avoué qu'elle ne savait pas jouer au poker.

"Oh, c'est très simple. L'important ce n'est pas les cartes que tu as en main mais d'arriver à persuader tes adversaires que tu en as de meilleur que les siennes." Expliqua-t-il. "C'est là où le bas blesse chez moi, on peut lire sur mon visage comme dans un livre ouvert. Mais j'aime l'idée que même un jeu médiocre à des chances de victoire dans ce jeu."

Ce n'était peut-être pas la définition officielle du poker mais c'était sa vision des choses. Entre les mains d'un bon bluffeur, même les cartes les plus faibles avaient leurs chances face à des flush ou des full. Un coup d'éclat qui lui arrivait rarement car, comme il l'avait si bien dit, il n'avait jamais été doué pour cacher quelque chose ou pour mentir. Un trait de caractère qui passait pour une qualité dans n'importe quel autre domaine que les jeux du casino. Malgré tout, Walgrim s'amusait beaucoup là où le hasard avait une grande importance. N'est-ce pas suffisant ? Le nain était loin de possédé des domaines de prédilection comme Lacey. D'ailleurs, il demanda à l'ancienne princesse si elle était une joueuse professionnelle. Pour la forme, surtout, car il était certain que c'était le cas. Il fut donc très surpris d'apprendre que non. Pour lui, la demoiselle qui l'accompagnait était une graine de star qui s'ignorait. Le fait de rater volontairement un coup n'en était-il pas la preuve ?

A nouveau, son interlocutrice avait un argument tout près pour nuancé ses encouragements : il fallait connaître tout les coups possible. L'ancien redcap ne voyait rien pour contredire ces arguments. Techniquement, au poker aussi il fallait connaître toute les valeurs des cartes et les rapports de force entre elle pour pouvoir devenir un bon joueur. Cependant, le nain ne s'était jamais arrêté à ce genre de détail. Une autre raison qui expliquait ces nombreuses défaites ? Pour lui, il fallait un peu de feeling, sinon on ne devenait qu'un robot qui appliquait bêtement les règles. Et du feeling, Lacey en avait. Pourquoi doutait-elle ainsi de ces capacités ? Alors il lui parla d'un tournoi organisé prochainement. Rien de tel que se genre d'événement pour redonner confiance... ou pour se noyer un peu plus dans le désespoir selon les résultats. Toutefois, le nain n'arrivait pas à voir l'ancienne princesse perdante. D'accord, il n'était pas vraiment objectif sur ce coup. Enfin, comme il le disait, çà pourrait dépanner niveau argent, même si le prix du gagnant n'était pas faramineux.

"Oh, toi aussi tu vis en colocation ?" Ne put-il s'empêcher de remarquer devant la dernière de Lacey. "C'est vrai que c'est très pratique, vu les prix du loyer en ville qu'impose un certain proprio."

Pour çà, il ne remerciera jamais assez Owen d'avoir accepté ce 'deal'. Walgrim comprenait se que son interlocutrice voulait dire par 'dépendre de sa coloc' car il arrivait parfois que le nain soit obligé de demander une avance ou d'autres services dans le genre. Il fut tout de même heureux que l'ancienne princesse soit tentée par son idée, même si elle émit encore un doute sur ses chances de victoire.

"Parfait !" S'exclama-t-il avec enthousiasme. "Je suis certain que tu y feras des merveilles."

Il s'était même proposé de participer pour offrir une victoire facile. Peut-être se sous-estimait-il ou bien parce qu'il se souciait plus du fait que la boule blanche en atteigne enfin une autre plutôt que de faire des combo de fou en accumulant les points en un seul tour. Oui, c'était assez incompatible avec le fait de gagner. Enfin, cela ne l'empêchera pas de s'amuser lui et aussi le public des habitués. Lacey lui proposa d'être son fan numéro un et l'idée lui plut beaucoup.

"Ah, mais çà, princesse, c'est déjà le cas." Déclara-t-il avec un clin d'œil complice.


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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Ven 10 Jan - 23:25






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~


Sentimentalement parlant, j’étais disponible, ça je ne pouvais pas le nier, mais je ne ressentais pas du tout l’envie de me caser ou bien de ressentir des sentiments amoureux. Oh non j’avais le temps pour ça, mais avant tout, je voulais profiter de tout ce que la vie avait à m’offrir. Les hommes, pour l’instant, ce n’était pas pour moi. Tout du moins, de façon à long terme. Je n’en voulais vraiment pas du tout à Walgrim pour m’avoir posé la question. C’était naturel après tout. Si je ne voulais pas parler de mon passé, à mes yeux, avoir un homme dans ma vie, cela relevait du présent. Donc pas de raison de s’inquiéter de ma réaction, même si j’avais conscience que je n’avais pas vraiment dû rendre la discussion facile en imposant des limites. Mais il y avait des choses que je ne voulais pas divulguer, même si j’avais toujours la possibilité de mentir, mais comme je n’aimais pas spécialement ça… Enfin, la bonne humeur de Walgrim sauvait absolument tout.

- Chouette ! Ca veut dire que j’ai passé le test avec brio ! répondis-je en riant.

Si j’analysais ce qu’il venait de me dire, je pouvais en conclure que peu de personnes étaient compréhensives avec lui, ou alors, nombreux étaient ceux qui l’avaient envoyé bouler. Enfin, ce n’était que des constatations, je ne pouvais pas être sure à cent pour cent de ce que j’avançais. Mais peu importait, j’étais ravie de l’avoir rencontré. Walgrim était une personne fortement sympathique, et je m’étonnais qu’il ne soit pas plus entouré que ça. C’était une personne très sociale. Et j’étais prête à faire l’impasse sur les questions un peu trop personnelles qui avaient été posées. J’étais certaine que lui aussi avait une part d’ombre dont il ne voulait pas parler et c’était hautement compréhensible. Mis à part ça, la soirée s’annonçait extrêmement bien. J’y avais gagné énormément de choses depuis que j’avais mis les pieds au Rabbit Hole. J’avais eu la fierté de prouver à tout le monde qu’une femme pouvait jouer au billard, j’y avais gagné une légende et un surnom tout aussi épique. Avec un peu de chance, je repartirai avec un véritable surnom à mon prénom, même si ça s’annonçait mal.

La façon dont Walgrim avait prononcé sa petite épopée que j’avais inspirée m’avait révélé qu’il était un excellent conteur, mais il ne semblait pas du tout s’en rendre compte étant donné la façon dont il s’était un peu dénigré pour mettre en avant un de ses amis. Honnêtement, je trouvais qu’il avait autant de talent que n’importe qui. Il fallait simplement qu’il croit en lui. Pour cette raison, j’avais insisté pour qu’il y pense. Je ne pouvais pas le forcer, s’il ne voulait pas y réfléchir, même s’il m’avait promis d’y réfléchir. C’était lui que ça regardait après tout. Ecrire un livre aurait pu lui rapporter de l’argent. Si je pouvais, j’essaierai d’en gagner de cette façon, mais j’étais plus douée pour lire les livres que les écrire. Du coup, j’étais sans emploi et je dépendais de Sun, malgré ma promesse de lui rembourser le moindre centime que j’avais pu lui emprunter. Quand j’avouais que j’attendais de trouver l’emploi « parfait », Walgrim exprima une réalité que je cautionnais et lui assurai que si je ne trouvais pas, je finirai bien par prendre ce qui viendrait.

Ce dont il me parla ensuite m’interpella. Une réunion de recherche de job ? Je n’en avais jamais entendu parler auparavant et personne avant lui n’en avait fait mention. Un sourire se dessina sur mes lèvres quand il m’assura que j’étais la bienvenue. C’était gentil de sa part de me proposer d’assister à une de ces réunions. Peut-être que là-bas, on me proposerait autre chose que le boulot de serveuse qui ne m’intéressait pas du tout. Jusqu’à présent, on ne m’avait presque proposé que ça comme boulot, d’où mes nombreux refus et les pétages de plomb de Nafanaïl qui n’attendait que ça : que je travaille.

- C’est gentil de me proposer, je passerai alors, répondis-je avec un sourire. Il faudrait juste que je connaisse la prochaine date et je viendrais.

Pendant que Walgrim cherchait à nouveau un surnom, je commandais une autre bière car celle que j’avais précédemment c’était terminé beaucoup trop rapidement. Peut-être parce que je l’avais bu rapidement aussi… M’enfin, ça, c’était encore autre chose. Les surnoms qui sortirent de la bouche de Wally m’arrachèrent des grimaces, principalement un. Je refusais de porter un surnom comme celui-là. Lacette… Non mais plus moche que ça, ça ne pouvait pas exister. Un sourire se dessina sur mes lèvres quand il avoua que c’était volontaire. Je pouvais m’en douter parce que c’était vraiment moche. Personnellement, je n’aurais jamais suggéré ce surnom-là, sauf pour voir la réaction de la dite personne. Et c’était exactement ce que Walgrim avait fait. A la rigueur, je préférais « princesse », même si ça restait un surnom de substitution. En tout cas, même si j’étais certaine que me trouver un surnom serait compliqué, lui, il ne baissait pas les bras. Je lui souhaitais bien du courage.

- Et bien je vais changer les termes du pari : peu importe quand tu me trouveras un surnom, je te paierai quand même une bière.

Après tout, m’en trouver un était beaucoup plus difficile que prévu, donc ce serait injuste d’exiger que ça se fasse ce soir immédiatement. Alors je prolongeai son délai sur une durée indéterminée. Même si je n’avais pas de surnom, Lacey me convenait très bien. Pendant un bon moment, j’avais pensé qu’il ne s’agissait pas de mon véritable prénom, mais tout le monde m’appelait comme ça, même ceux que je n’avais jamais croisé alors je m’étais faite une raison : je m’appelais bien Lacey French. Finalement, ce bracelet d’hôpital que j’avais porté pendant des mois disait la vérité. C’était au moins ça. Le sujet de conversation changea pour devenir celui des jeux. Si moi j’étais plus jeu de réflexion, alors que lui appréciait les jeux de hasard. Pourquoi pas ? Mais je n’y connaissais rien au poker. Enfin, je ne croyais pas savoir y jouer. S’il fallait, j’allais me découvrir un talent caché, comme j’avais découvert mon talent pour les échecs. Mais c’était quand même peu probable.

- Je vois, ça n’a pas l’air vraiment compliqué. Peut-être qu’un jour je devrais m’y essayer.

Je ne garantissais pas le résultat au niveau du bluff, mais bon, il ne fallait pas mourir idiot, alors peut-être que j’apprendrais à y jouer pour voir ce que ça pouvait donner, au moins une fois. Si ce n’était pas fait pour moi, rien ne m’obligeait à jouer au poker. Le billard, c’était sympa aussi. Mais j’étais loin d’être une joueuse professionnelle. D’ailleurs, je ne voyais pas trop pourquoi Walgrim avait cru que j’en étais une. Ce n’était pas parce qu’on mettait une dérouillée à quelqu’un à un jeu qu’on était en proie de devenir le champion du monde. J’étais loin d’être une excellente joueuse. J’étais juste meilleure que cet homme qui avait cru que les filles ne savaient pas jouer au billard. Néanmoins, l’idée d’un tournoi était excellente. Je n’avais absolument rien à perdre puisque je n’avais rien. Mais rapporter de l’argent permettrait de faire taire Nafanaïl, au moins pendant un temps. J’imaginais déjà la paix que j’allais pouvoir vivre si jamais je gagnais.

- Oui, on est trois, répondis-je. C’est pratique, oui, fis-je avec moins de conviction. Enfin, je ne les ai pas vraiment choisi, ils étaient déjà deux quand l’un de mes colocs m’a proposé de vivre chez eux. Pour l’autre, on lui a imposé ma présence, en quelque sorte.

Ca laissait bien sous-entendre que j’avais un de mes colocs qui me menait la vie dure, mais je n’avais aucune raison de le cacher. Nafanaïl n’était pas des plus sympathiques. Du coup, j’avais toutes les raisons du monde d’accepter cette partie de billard, j’avais tout à y gagner, rien à perdre. Et puis, Walgrim semblait content que j’accepte de relever le défi. Au moins, il y avait quelqu’un qui croyait en moi. C’était quelque chose qui ne m’arrivait pas tous les jours. Ca me motivait pour la suite des événements. C’était toujours bon de savoir qu’on avait quelqu’un pour être épaulé. Ma foi, un ami, c’était toujours utile dans la vie de quelqu’un. J’en manquais cruellement. J’avais plus de gens à dos qu’à mes côtés.

- Croises les doigts alors ! Il va me falloir beaucoup de soutien pour espérer gagner.

Par contre, je refusais qu’on me rende les choses faciles, du coup, je ne voulais pas que Walgrim s’inscrive à ce tournoi pour que je puisse gagner le plus facilement possible. Par contre, quand je lui proposais d’être mon fan numéro un, je ne m’attendais pas à ce qu’il m’assure que c’était déjà fait. Un sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je buvais une nouvelle gorgée de bière.

- Oh oh ! Donc ça inclue le t-shirt de supporter et tout et tout ?





Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Mar 28 Jan - 13:44






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~



Walgrim n'était pas loin de vivre une situation touchant le surnaturel. Cette conversation devait être facilement la plus longue qu'il ait jamais avec un membre de la gente féminine. Becky et Târa ne comptaient pas dans ce calcul, bien sûr. Non pas que le nain estimait que ces deux personnes n'entrait pas dans la catégorie féminine. Il tenait beaucoup trop à la vie pour oser formuler se genre de pensée. Mais Becky et Târa faisaient partie de la case 'pote' ce qui les disqualifiait d'office de l'équation. D'un autre côté... Est-ce que Lacey ne faisait-elle pas partie de cette catégorie aussi  puisqu'ils avaient un peu sympathisé autour de sujet variés que l'ancien redcap serait bien incapable de se rappeler maintenant que l'alcool avait coulé à flot. En tout cas, la massacreuse des tables de billard semblait immunisée contre ses maladresses qui faisaient fuir toute les autres dames lors de première rencontre. Elle était même réceptive à son humour ! Sans parler d'une bonne descente au niveau de l'alcool. Tout çà formait une combinaison très très rare. Si son cœur n'appartenait pas déjà à Suzy (à sens unique malheureusement) peut-être que le nain serait tombé amoureux de la belle.

Sentiment ou non, Wally restait un chevalier servant dans l'âme à défaut d'en avoir la grandeur. Devant les aveux de Lacey d'avoir du mal à mettre la main sur le job de ses rêves, il parla tout naturellement des réunions au Granny qui avait parfois lieu avec Thomas. Bon d'accord, il aurait peut-être dû soumettre l'idée à l'autre membre des réunions avant d'en parler mais le nain n'imaginait pas l'ancien épouvantail refuser. Il fallait être uni dans l'univers souvent cruel de la recherche d'emploi, non ?


"Hum, on a pas vraiment de réunion à des dates fixes." Expliqua-t-il lorsque Lacey demanda des détails sur la date de la prochaine réunion 'SOS job'. "Dès que l'un de nous galère à arrondir ces fins de mois, il envoi un message de détresse et on fait une réunion au Granny pour calculer les options possible."

Dépeint comme çà, leur réunion prenait un aspect franchement amateur... Tant pis ! Ce n'était pas une organisation professionnelle (quoi que d'avoir un travail qui consistait à en trouver aux autres serait franchement ironique pour lui vu sa situation d'endetté chronique) mais une bande d'amis qui se serrait les coudes.

"On peut s'échanger nos numéros, si tu veux." Proposa-t-il en freinant autant que possible l'accès de timidité qui menaçait de le gagner à nouveau devant le double sens potentiel de cette proposition. "Comme çà tu pourras bénéficier aussi du bat-signal spécial recherche d'emploi."

Le nain se retenu de demander si Lacey avait un portable puisque de toute façon, il allait être vite fixé. La question aurait été trop étrange. Peut-être cette interrogation lui était venu à l'esprit parce que çà ne collait pas avec la légende urbaine de la massacreuse des tables de billards qu'il avait improvisé. Ou que lui-même s'était mit à ce genre de technologique très tardivement.

Laissant ce mystère (qui n'en était pas vraiment un) de côté, il préféra se concentrer sur une nouvelle tentative de surnom pour sa compagne de boisson. Après quelques tentatives moyennes, il se décida à opter volontairement pour un surnom horrible juste pour obtenir une grimace de son interlocutrice. Faute qu'il avoua sans hésiter avant de déclarer forfait en se cotonnant au titre de 'princesse' pour l'instant. Cependant, même devant cette deuxième tentative ratée, il se jura de trouver un jour le surnom idéal pour Lacey. Çà en devenait presque une affaire personnelle, bien qu'il doute sincèrement que sa réputation soit en jeu. Avait-il seulement une réputation de donneur de surnom ? Non. Par contre, il venait certainement de trouver un pari en or pour sa prochaine rencontre avec Eddy et çà, c'était un atout non négligeable pour l'éternel perdant de défi qu'il était. Rien que pour ce service indirectement rendu, ce serait à lui de payer un verre à l'ancienne princesse. Au lieu de çà, Lacey déclara que le pari n'était plus limité dans le temps et il en était de même pour le verre offert en récompense.


"A peine adoubé et déjà un premier décret plein de générosité, princesse." Plaisanta-t-il avant d'esquiver un semblant de révérence. "Mille merci."

La suite de la conversation se porta vers un sujet que l'ancien redcap adorait : les jeux. Après avoir avoué qu'il n'était pas un très bon joueur de billard, il parla de sa marotte : les jeux de hasard. Suivi d'une explication très personnelle du poker. Walgrim ne doutait pas que Lacey deviendrait très vite la reine du bluff, de la même manière dont elle avait prit le contrôle de la table de billard. Le nain ne pouvait donc qu'acquiescer devant la perspective de la voir un jour autour d'une table de poker. Peut-être pas directement au casino mais Wally nota dans un coin de sa tête qui n'était pas encore complètement endormir à cause des bières successive de l'inviter à la prochaine partie entre amie de la résidence Dreamy.

En songeant à des compétitions amicales, il se rappela le tournoi de billard justement. Un petit plus intéressant pour quelqu'un en manque d'argent. Une astuce du même niveau que d'avoir un colocataire pour réduire les dépenses ménagères en même temps que le loyer. Il ne fut pas vraiment étonné d'apprendre que Lacey vivait avec non pas un mais deux colocataires. Parfois le nain avait l'impression de vivre à quatre dans leur appartement ou dans celui des voisins et non à deux comme il l'était indiqué sur le papier. La résidence Dreamy était comme une grande famille. Une ambiance qui ne semblait pas régner dans l'endroit où Lacey avait posé ses bagages.


"Je devine l'ambiance." Commenta-t-il après avoir écouté attentivement la description faite par l'ancienne princesse. "Si tu as un jour envie de poser tes valises ailleurs, la résidence Dreamy offre un endroit familial avec un loyer abordable." Il rigola en s'entendant parler. "Dit comme çà, on dirait une mauvaise publicité des années soixante. Je te jure pourtant que c'est la vérité."

L'ennui bien sûr était que Lacey n'avait pas de travail. Etait-ce pour çà qu'elle se retrouvait forcée à rester avec un colocataire peu sympathique ? Dans ce cas, le problème était simple aux yeux du nain : sa nouvelle amie n'avait qu'à remporter le tournoi de billard. çà lui ferait déjà un petit pécule de départ pour voler de ses propres ailes. Walgrim ne doutait pas un instant de voir Lacey victorieuse. Un enthousiasme que la concernée ne semblait pas partagée. Heureusement qu'elle pouvait compter sur son fan numéro un. Un autre fait qu'il ne manqua pas de déclarer à voix haute.

"Oh oh, ne me lance pas ce genre de défi, princesse." Déclara-t-il lorsque Lacey parla d'un t-shirt de supporter. "J'ai une amie qui est l'une des meilleures couturières de la ville... et assez de connaissances dans mon répertoire pour venir avec un vrai fan club lors du tournoi."

Il leva son verre comme s'il voulait sceller un pacte secret.

"Nous avons un rendez-vous alors ?" Il se rattrapa bien vite en bredouillant. "Enfin, pas vraiment un rendez-vous, bien sûr. Plutôt la prochaine rencontre de la massacreuse des tables de billard et de son plus grand fan."


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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Sam 1 Fév - 20:40






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~


Cette soirée se déroulait d’une façon vraiment inattendue. J’étais venue là toute seule et je m’étais attendue à continuer comme ça toute la soirée, mais les choses ne se déroulaient jamais comme prévu, du coup je m’étais fait un nouvel ami (tout du moins, je le croyais) et un fan au passage. Que demander de plus ? En plus de ça, je passais un très bon moment, même si parfois, Wally se montrait maladroit. En fait, c’était ce qui le rendait attachant. Le seul hic, c’était qu’il ne se rendait pas compte de tout ce qu’il possédait. Il était drôle, inventif et plutôt intelligent. Je ne savais pas grand-chose de lui, mais pour qu’il se dénigre à ce point, il n’avait pas dû recevoir que des compliments dans sa vie, ce qui le rendait surement peu sur de lui-même. Je l’avais bien vu quand je lui avais dit qu’il devait peut-être se lancer dans la carrière d’écrivain : il avait aussitôt nié son talant. J’étais d’un naturel curieux, du coup, il m’en coutait vraiment de lui demander pourquoi est-ce qu’il se dénigrait de cette façon.

Pour le moment, je laissais tomber ce point-là, préférant revenir dessus un peu plus tard. Enfin, si je m’en souvenais encore parce que j’en étais à mon je ne sais combientième de verre et il n’était pas dit qu’au final je me souvienne de tout. Parfois, je ne me souvenais même pas de la moitié de la soirée. Bien souvent, j’oubliais la partie où j’étais totalement bourrée. C’était toujours extrêmement frustrant parce qu’honnêtement, je le vivais exactement comme tout le reste de ma vie avant le service de psychiatrie. Parfois, je songeais que je pourrais aller rendre visite à mon père ou à mes cousines pour savoir ce qui m’était arrivée et pourquoi j’avais été internée, mais je savais que ça n’avait jamais été la grande joie entre mes parentes et moi et à force de cette image que j’avais de mon père, me tournant le dos pendant que je le suppliai de ne pas me laisser enfermer, me refroidissait dans l’idée d’aller les voir. J’étais seule face à toute ma famille et ce n’était pas si dérangeant que ça parce qu’au moins, je pouvais compter sur d’autres personnes. Pas beaucoup, mais c’était déjà ça.

La conversation prenait un tournant assez intéressant car il semblerait que dans cette ville, je n’étais pas la seule à galérer pour trouver un travail. C’était rassurant parce que d’une certaine manière, j’étais la petite dernière. Du coup, je me demandais si j’aurais une chance de trouver du boulot si je n’étais pas la première sur la liste d’attente. Enfin, peu importait, si ça pouvait m’aider, j’étais prête à participer à ces réunions. De plus, peut-être que j’apprendrai à connaître d’autres personnes. D’accord, ici, au Rabbit Hole, j’avais également fait des rencontres, mais elles n’étaient pas du tout du même ordre. Là, je m’étais fait des amis de soirée, mais pour le reste, j’étais complètement seule. J’écoutais Walgrim m’expliquer comment ça fonctionnait. Apparemment, je n’avais pas tout compris du premier coup car il n’y avait pas de dates fixées à l’avance. Ca arrivait quand c’était nécessaire. Je hochais la tête en ingérant les informations.

Ma foi, c’était aussi pas mal comme système, comme ça, il n’y aurait pas de réunion qui ne servirait à rien et durant laquelle on ne parlerait de rien. Ca devait bien arriver à un moment ou un autre que tout aille bien pour quelqu’un, non ? Quoi que j’avais un sérieux doute étant donné la façon dont je galérai pour trouver moi-même un boulot. Enfin celui de serveuse ne m’intéressait pas le moins du monde et c’était celui qu’on m’avait proposé en premier. Est-ce que j’avais une tête de serveuse ? Je préférais boire de l’alcool plutôt que de le servir. Et puis la façon dont certaines serveuses se faisaient traiter arriver une certaine heure et une certaine quantité d’alcool dans le sang… non merci ! Parce que je n’étais pas assez gentille pour subir les différentes formes de harcèlement qu’elles subissaient. Je hochais de nouveau la tête quand Walgrim me proposa qu’on s’échange nos numéros. Instinctivement, je me mis à chercher mon téléphone, mais rapidement, je captais que je ne l’avais pas sur moi. Je me frappais le front du plat de la main.

- J’ai oublié mon téléphone chez moi, fis-je. Enfin, peu importe, je vais te le noter et tu m’enverras un message pour que j’ai ton numéro, d’acc ?

J’attrapais une serviette et me penchais par-dessus le comptoir, tout en m’aidant de mon tabouret pour me surélever. Je jetais un coup d’œil à gauche puis à droite avant de repérer un stylo que je piquais pour quelques secondes. Rapidement, je notais mon numéro de téléphone sur la serviette et inscrivis également mon prénom par mesure de sécurité. Je ne prétendais pas qu’il allait me zapper dès le lendemain matin, mais allez savoir comment allait se dérouler le reste de la nuit. Il pourrait jeter la serviette par inadvertance et se rappeler une fois que se serait trop tard que c’était mon numéro de téléphone. Avec un sourire, je tendis la serviette à Walgrim.

- C’est pas mieux qu’un morceau de papier, mais je doute qu’ils aient des feuilles de papier autre que leur calepin de commande ici. Enfin, t’es pas obligé d’attendre la prochaine réunion pour m’envoyer un message. Ma messagerie t’est ouverte !

S’il y avait bien une chose que j’avais faite en arrivant à Storybrooke, c’était de m’acheter un téléphone portable. Pourquoi ? Et bien parce qu’on m’avait conseillé de le faire afin d’être joignable à n’importe quel moment, surtout si je rencontrais un souci particulier. Mais il ne me servait pas à grand-chose puisqu’on ne m’appelait pas souvent. Sauf quand il fallait que j’aille faire une course ou deux en rentrant. Donc mes principaux contactes étaient Sun et Nafanaïl. Malgré ça, je le prenais tout le temps au cas où, mais là, je l’avais complètement oublié et ça ne me manquait pas plus que ça. Contrairement à certaines personnes, je n’étais pas une accro du téléphone portable donc… Mais il y avait une chose dont j’étais certaine, c’était que quand on m’appelait ou quoi, je répondais tout le temps présente.

Mon potentiel surnom se faisait appeler désirer et je commençais à douter que Walgrim arriverait à en trouver un d’ici la fin de la nuit, du coup, je pris la décision de mettre ce défi à long terme dans le temps. Peu importait qu’il trouve le lendemain ou dans un an, la récompense restera la même. Enfin, ce n’était pas une grosse récompense, ce n’était qu’une bière, mais au moins, il y avait quelque chose au bout. Généralement, ça motivait, même si c’était en temps illimité. Il fallait dire que ce qui m’avait motivé à changer la donne du défi, c’était ce surnom horrible qu’il m’avait sorti : Lacette. Qui voudrait se faire surnommer de cette façon ? Lacey m’allait vraiment plus que bien en fin de compte, quand on voyait les horribles surnoms qu’on pouvait trouver avec mon prénom, autant se faire appeler par lui, à moins de trouver un surnom qui n’avait strictement rien à voir. C’était une possibilité. Enfin, c’était à Wally de trouver le surnom qui me conviendrait et qui serait mien une bonne fois pour toute.

- Oh non, ne me remercie pas, fis-je en riant légèrement face à sa petite révérence. C’est moi qui te remercie de prendre la peine de chercher un surnom. Tout le monde ne prendrait pas cette peine.

Je ne savais pas trop ce qui le motivait à vouloir à ce point me chercher un surnom, mais une chose était sure, c’était qu’il était réellement motivé à le faire. Enfin, au passage, j’avais découvert qu’il avait plus foi en moi que moi sur certaine chose. Comme par exemple ma capacité à être excellente au billard et à d’autres jeux. Je jouais principalement pour m’amuser, du coup, pourquoi ne pas s’essayer au poker ? Si c’était aussi simple que ce qu’il disait, je n’avais pas trop de souci à me faire pour comprendre les règles. En ce moment, je me découvrais des capacités aux jeux qui m’étonnaient. Avant de côtoyer le Rabbit Hole, j’ignorais que je savais jouer au billard. Je me découvrais des talents que je ne soupçonnais même pas. Peut-être que je savais jouer au poker sans que je le sache ? C’était une possibilité ! Enfin, en attendant celle-ci, je préférais penser à ce tournoi de billard qui aurait lieu et qui me permettrait de gagner un peu d’argent si jamais je m’en sortais victorieuse. Et au moins, ça permettrait à Nafanaïl d’arrêter de me mener la vie dure.

Pour cette raison, j’en étais venue à parler de mes colocataires. Ce n’était pas tant pour Nafanaïl que je voulais gagner de l’argent. C’était tout d’abord pour moi, mais aussi pour rembourser Sun qui m’avait déjà prêté une certaine somme et qu’il faudrait bien que je rembourse à un moment ou un autre. J’expliquai assez brièvement la façon dont je m’étais trouvée mes colocataires qui n’avait rien de normal, genre colocation entre amis, des trucs comme ça… En fait, Sun m’avait proposé de vivre chez elle et m’avait ainsi imposé à Nafanaïl qui n’avait pas vraiment apprécié qu’on m’impose ainsi chez lui. Ce qu’il y avait de bien, c’était que Walgrim comprenait exactement ce que je ressentais et un sourire de remerciement se dessina sur mes lèvres quand il me proposa de m’installer à la résidence Dreamy qui semblait être l’endroit idéal pour moi. C’était tentant, mais je n’avais point d’argent pour l’instant, même si la possibilité de vivre toute seule et de ne pas avoir à supporter les règles de vie du propriétaire de mon logement actuel était fortement tentante.

- Oh je te crois, n’en doute jamais. Bizarrement, je le sais quand les gens me mentent ou me cachent quelque chose. Je ne saurais pas te l’expliquer par contre. Du coup, je vais réfléchir à cette possibilité pour plus tard.

Mais je gagnais le tournoi, j’aurais de l’argent. Tout dépendrait de la somme, mais peut-être que je pourrais commencer à me mettre de l’argent de côté pour voler de mes propres ailes. Enfin, c’était à voir. Il faudrait déjà voir la somme du vainqueur. Pour le coup, Walgrim avait réussi à faire en sorte que je sois réellement motivée à gagner. Après tout, si au départ je voulais m’inscrire pour voir jusqu’où je pourrais aller, et bien j’avais un tout autre objectif maintenant : sortir vainqueur. En plus de ça, j’avais déjà mon premier fan. Pour plaisanter, je lui demandais si cela incluait également les t-shirts customisés. Je ris légèrement à la réplique de mon nouvel ami (parce que c’était ainsi que je voyais les choses). J’arquai un sourcil quand il avoua avoir une amie couturière et de quoi me ramener tout un fan club rien que pour me voir jouer. Mon sourire ne fit que s’agrandir quand il prit son verre. Je fis donc de même, ne me débarrassant pas de mon sourire.

- Nous avons un rendez-vous, confirmais-je en trinquant avec lui. Et avec t-shirt ! ajoutais-je avant de boire une nouvelle gorgée de ma bière qui diminuait vraiment de plus en plus.

Pour la peine, je commandais un autre verre et un autre pour mon nouvel ami. Il n’avait peut-être pas terminé son propre verre, mais ce n’était pas vraiment important. Ca me faisait plaisir de lui payer ce verre-là, même s’il n’avait pas encore trouvé mon surnom.





Beauty and the Beast

Il y a un monde où l'espoir et les rêves vivent à jamais. Tant de merveilles à voir, un monde que ton coeur seul connaît. Et aussi belle qu'un vieux poème, cette chanson là nous entraîne vers un beau voyage tel un baiser volé. Si l'on y croit, le voeu que l'on donne aux étoiles s'exaucera. Mon cœur à travers l'air du vent sera guidé vers toi. Et si l'on y croit, les reflets d'un ciel de diamant brilleront de mille feux. L'amour sera toujours heureux, à tout il survivra; si l'on y croit. Un jour je viendrai vers toi. Tout en moi je le sais puisque ce jour-là la pantoufle m'ira, je verrais l'amour dans tes yeux. Un conte ancien comme le temps, aucun obstacle au devant car tu vis en moi tel un baiser volé. Éternelle histoire, la rose ne flétrira. Ce beau rêve bleu est là qui nous attend. by Anaëlle
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MessageSujet: Re: Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille   Mer 12 Fév - 18:50






Lacey & Walgrim

~ Amen la Bouteille ~



Demander à une jolie jeune fille son numéro de portable. Walgrim ne se serait jamais imaginer pouvoir un jour revivre cette expérience et qu'elle se conclut par autre chose qu'un rire ou par un râteau plus ou moins humiliant selon les envies de son interlocutrice. Même s'il avait promit à sa comparse de boisson de ne plus s'excuser en boucle, il était difficile pour l'ancien redcap de contenir ses anciens réflexes. Comme, par exemple, se retenir de clarifier les choses lorsqu'il demanda son numéro de téléphone non pour la draguer mais bien pour la tenir au courant des prochaines réunions de leur petit comité 'SOS boulot'. Il avait su se retenir de justesse cette fois-ci.

Lacey se tapa le front après avoir chercher partout à la recherche du précieux appareil. Elle lui avoua ensuite qu'elle l'avait oublié chez elle. Cette phrase montra à Walgrim que les vieux réflexes avaient la vie dure puisque la réponse qui lui vint naturellement à l'esprit fut quelques peu déprimé, comme s'il avait l'habitude qu'on lui sorte cette excuse. Ce qui était en partie vraie.

"Ce n’est pas grave... C'est le genre de choses qui m'arrive parfois." La rassura-t-il. En d'autres circonstances, le nain se serait sans doute arrêter là. Mais cette fois, il fallait croire que l'excuse fournie par l'ancienne princesse, une réponse sincère et non un mensonge voulant dire 'tu es gentil mais restons en là'. Puisqu'il vit Lacey prendre une serviette pour véritablement noter son numéro. Le moral du nain revint au beau fixe, se qui se sentait dans la suite de son discours. "Si tu savais dans le nombre d'endroit étrange je retrouve parfois le mien, les lendemains de soirées mouvementés."

Après avoir prit la fameuse serviette contenant le numéro de Lacey, il tapota à son tour les poches de sa veste.

"Ah ah, mais pas ce soir... il est resté dans ma poche." Dit-il en sortant le portable en question.

Un simple coup d'œil sur le téléphone portable de Wally pouvait confirmer que l'appareil en avait connu des vertes et des pas murs. C'était un ancien modèle, bien avant le tactile. L'ancien redcap n'était pas un accro de la mode et des nouvelles fonctions. Un téléphone qui remplissait ses fonctions premières comme recevoir des appels et envoyer des messages était amplement suffisant pour lui. Qui plus est, il n'avait pas les moyens de s'offrir plus. Dire qu'il avait cassé sa tirelire pour une nouveau modèle avec appareil photo pour le festival de la mine ! Paix à l'âme électronique du malheureux téléphone qui avait eu un accident. Wally pianota quelques instants, le temps d'entrer dans son répertoire et d'encoder ce nouveau contact puis leva les yeux vers sa massacreuse des tables de billards.

"Et voilà. Ajoutée. Ouah, j'ai une légende urbaine dans mon répertoire." Déclara-t-il fièrement. Puis il continua avec humour. "Mais je garde quand même la serviette au cas où il arriverait un accident à ce portable là aussi."

En parlant de répertoire téléphonique, c'était un peu triste de noter sa nouvelle amie sous le nom de 'Lacey' alors que tous les autres numéros encodés avaient leurs surnoms personnalisés (à quelques exceptions prêts). Alors Walgrim en profita pour une nouvelle tentative de recherche de surnom. Sans succès. Après plusieurs essais plus ou moins désastreux, il se réfugia finalement vers le surnom de 'princesse' qui était un peu son surnom par défaut pour les gentilles demoiselles. Lacey sembla s'en contenter et proposa même de prolonger le défi impossible du surnom en ne lui donnant plus de limite de temps. Le nain ne tarda pas à remercier son amie comme s'il s'agissait d'une véritable princesse, ce qui provoqua un rire de la part de son interlocutrice qui eut le don d'agrandir encore son sourire.

"Pas de soucis, j'aime bien les défis." Dit-il.

Pour lui, il était impensable que quelqu'un ne possède pas de surnom. C'était comme si on lui annonçait que quelqu'un n'avait pas de prénom. Impossible. Et si personne ne relevait le défi, lui était d'attaque pour se lancer dans ce challenge. D'habitude, l'alcool l'aidait bien dans ce genre de cas mais il fallait croire que de trouver un surnom à un prénom déjà très court demandait une concentration particulière qui n'était pas vraiment compatible avec le fait d'avoir un certain nombre de bière dans le ventre. Heureusement, le nain commençait même à entrevoir qui pourrait lui être d'une aide précieuse dans ce défi si particulier.

Cette histoire temporairement mit de côté, ils purent discuter de sujet variés comme les tournois de billards que le Rabbit Hole organisait régulièrement et qui pouvait consister une sympathique (bien que pas franchement faramineuse) rentrer d'argent. Wally résuma à sa façon sa passion pour le poker pour ensuite parler des colocataires. La résidence Dreamy avait une ambiance familiale à l'opposé de l'ambiance que devait vivre Lacey avec ces deux colocataires imposés. Lui proposait de se joindre à la bande quand elle aura assez de l'ambiance tendue qui devait régner chez elle pour le moment coulait de source. Le loyer était raisonnable mais il fallait tout de même un salaire régulier pour arriver à en venir à bout. C'était le seul problème. Walgrim aurait pu généreusement proposer de dépanner l'ancienne princesse pour les premiers loyers... s'il n'avait pas déjà autant de mal à payer le sien (même diviser par deux grâce à Owen).

En réponse, sa massacreuse des tables de billard lui révéla qu'elle avait un don pour voir si les gens mentaient. Walgrim ne cacha pas sa surprise face à un don aussi particulier.

"Avec un don pareil, tu vas faire un malheur à la table de poker..." Commenta-t-il sincèrement.

Il ne voyait pas de meilleur endroit où se don pouvait être utile. Le nombre de bière but ne l'aidait pas à se rappeler s'il avait oui ou non invité Lacey à tenter sa chance à la prochaine partie de poker au casino ou entre ami.

"Du coup... je vais peut-être m'en mordre les doigts." Plaisanta-t-il ensuite.

Evidement, il n'était pas sérieux en parlant de regretter son invitation à initier l'ancienne princesse à ce jeu de cartes. Perdre n'avait pas d'importance pour le nain. Gagner non plus quand on y réfléchissait bien. L'essentiel était de s'amuser. Et puis il y avait un certain plaisir de voir ses amis gagnés. Walgrim ferait autant la fête si c'était lui qui gagnait le futur tournoi de billard (ce qui était peu probable) que si c'était Lacey qui gagnait par exemple. De ce dernier fait, il était plutôt confiant et était content de voir que son amie commençait à être motivée par une potentielle victoire. En tout cas, le nain s'estimait déjà être son fan numéro un. Lacey lui demanda alors si cela impliquait un t-shirt personnalisé. Pour le coup, Wally n'y avait même pas pensé ! Mais maintenant que l'idée était lancée, il était hors de question de passer outre. Surtout lorsqu'on avait une couturière aussi talentueuse que Rebecca Doll comme voisine.

Le marché était donc passé. Des t-shirts de circonstances et une petite troupe comme fan-club. C'était tout à fait jouable de rassembler çà pour le prochain tournoi. Il leva son verre comme pour sceller cet accord avec de la bière (ce qui était plus agréable qu'avec une signature ou une poignée de main).

"Avec un T-shirt !" Confirma-t-il avec enthousiasme en trinquant. Puis il surenchérit : "Banderole, groupe de fan en délire... Tout se qu'il faut pour une future championne."

Sur cette dernière déclaration, il but le reste de son verre d'une traite. Ce qui tombait bien puisque sa comparse de boisson lui en offrit un autre. A combien il en était ? En tout cas, Lacey avait une sacrée descente parce qu'il avait vaguement noté entre deux gorgées qu'elle était à un verre d'avance sur lui. Se qui annonçait une fin de soirée mémorable... enfin, s'ils s'en souvenaient !



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Au nom du Verre, du Vice et du Saint Whisky, Amen la Bouteille

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